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Edito & Chronique

L'Opinion : Les enseignements du 8 septembre


Rédigé par Anass MACHLOUKH le Vendredi 10 Septembre 2021


L'Opinion : Les enseignements du 8 septembre
Les résultats des élections du 8 septembre ne laissent personne indifférent. Même les plus lucides n’auraient pas pu imaginer que le PJD puisse tomber aussi bas avec 13 sièges seulement, contre 125 en 2016. Un score stupéfiant, dérisoire et humiliant pour la formation de Saâd Dine El Othmani, dont les dirigeants n’ont pas digéré cette « défaite cuisante », décriant des « résultats incompréhensibles », avant de présenter leur démission collective.

De son côté, le Parti de l’Istiqlal s’est imposé comme acteur incontournable de la scène politique en obtenant 35 sièges de plus qu’en 2016. La reconstruction du parti en 2017, puis le choix de son directoire de le positionner dans l’opposition constructive et participative, sont, entre autres, des facteurs qui expliquent cette renaissance de l’Istiqlal en tant que pilier du paysage politique marocain.

A la faveur d’une campagne propre et millimétrée, axée sur la valeur collective du parti et non pas individuelle, comme c’est le cas pour nombre de formations politiques, l’Istiqlal a su capitaliser sur son image de marque d’excellence et de sérieux forgée sur plusieurs décennies et qui en fait une véritable valeur refuge sur le champ politique national, notamment en ces temps troubles du Covid où la bataille électorale s’est surtout déroulée sur le champ numérique. En cela aussi, l’Istiqlal a démontré sa capacité d’être à l’air de son temps.

Au-delà de l’Istiqlal et de son score plus qu’honorable, la scène politique nationale dans son ensemble a profité de la dynamique générée par la dernière réforme électorale en vertu de laquelle les scrutins législatif, local et régional ont été regroupés et organisés le même jour. Ce qui a boosté l’adhésion citoyenne et favorisé la participation record et inédite de neuf millions de Marocains.

Malgré tout, le nouveau quadrillage politique reste le résultat d’un vote de rupture, un vote-sanction contre les politiques dépassées du passé. Et au dépit ambiant des précédentes élections, s’est substitué un vote engagé, par colère ou par espoir de changement, c’est selon, qui augure de lendemains prometteurs pour notre renaissante démocratie.

Anass MACHLOUKH

  



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