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L'Opinion : J’apprends, donc je suis…


Rédigé par Saâd JAFRI le Jeudi 16 Juin 2022



L'Opinion : J’apprends, donc je suis…
Peu après son intronisation et plus exactement le 12 septembre 2000, le Souverain avait clairement montré l’importance que revêt le chantier de l’Education au Maroc, la plaçant comme « seconde priorité nationale après l’intégrité territoriale ». Un choix qui s’impose naturellement étant donné que l’éducation demeure une pierre angulaire dans la consécration de valeurs sociales, tout comme elle est et restera le précieux sésame de la prospérité économique.

Vingt-deux ans plus tard, les fruits de cette vision ont mûri, ses effets sur la société sont perceptibles et son impact sur l’économie nationale se reflète sur les méga-projets installés dans le Royaume, qui n’épargnent aucun secteur, sans oublier l’afflux massif des investisseurs qui voient en le Maroc un hub continental, synonyme de prospérité économique.

Et aujourd’hui, un nouveau cap est fixé avec un Nouveau Modèle de Développement qui vise à favoriser un renouveau pédagogique pour remédier aux lacunes des années passées, de sorte à doter le pays d’un capital humain épanoui, capable d’innover et de produire de la valeur ajoutée. Un engagement réitéré par SM le Roi dans Son discours à la septième Conférence internationale de l’UNESCO sur l’Education des Adultes (CONFINTEA VII), dans lequel le Souverain affirme que le temps d’apprentissage ne se limite pas à celui de l’enfance et de la jeunesse... bien au contraire, c’est un processus qui débute certes à la jeunesse, mais qui ne se termine jamais. Il ne faut cependant pas confondre l’éducation des adultes avec la simple formation professionnelle, même si celle-ci est souvent sur le devant de la scène en raison des tendances du « marché de l’Education».

Il s’agit d’un mécanisme vital pour le développement d’attitudes, de connaissances, d’aptitudes, dans un pays où les systèmes éducatifs primaire et secondaire font défaut. Une sorte de bouée de sauvetage pour les personnes qui cherchent à mieux se placer dans la société, et la signature d’une convention portant création de l’Institut africain pour l’apprentissage tout au long de la vie est un sérieux signe d’engagement du Royaume envers ces personnes.

Néanmoins, la réussite de ce projet reste tributaire d’un effort colossal de communication, car chaque Marocain doit comprendre qu’on n’apprend pas uniquement pour être compétent au sens professionnel, mais plus largement pour vivre… et si possible vivre bien !



Saâd JAFRI



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