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Edito & Chronique

L'Opinion : Edem Kodjo, le fossoyeur du droit


Rédigé par Jamal HAJJAM le Mardi 14 Avril 2020


Jamal Hajjam, éditorialiste à l'Opinion
Jamal Hajjam, éditorialiste à l'Opinion
Edem Kodjo, ancien Secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue plus tard Union Africaine (UA), est décédé samedi à Paris. On l’avait presque oublié celui-là, mais avec l’annonce de sa mort, la mémoire nous ramène tout de suite à l’année 1984, précisément à Addis-Abeba.

En 1983, année qui marquait la fin de son mandat, ce Togolais avait choisi de poignarder le Maroc dans le dos en décidant l’admission de la “RASD” au sein de l’OUA. Il avait balisé le terrain à l’Algérie qui ne trouva ensuite aucun mal à faire entériner la décision par l’instance africaine, grâce aux régimes afri-cains corrompus qui étaient légion. C’était le 12 novembre 1984.

Ce jour-là, la délégation de l’entité fantoche fit son entrée dans la salle des séances de l’Africa Hall et pris place. Le conseiller de feu Hassan II, Ahmed Réda Guédira, qui conduisait la délégation marocaine, demanda la parole pour donner lecture, sur un ton très calme, d’un message du Souverain qui s’achevait en ces termes : « Voilà, et je le déplore, l’heure de nous séparer. En attendant des jours plus sages, nous vous disons adieu et nous vous souhaitons bonne chance avec votre nouveau partenaire ». La délégation du Maroc quitta ensuite la salle...

Edem Kodjo aura vécu assez longtemps après son forfait (36 ans) pour voir la portée néfaste de son action. Le Maroc contrarié dans sa démarche de développement, l’Algérie prisonnière d’un imbroglio perpétré par ses soins et une population sahraouie martyrisée. C’est un peu le concentré des retours sur investissement de son action.

Mais Kodjo aura aussi vécu le retour triomphal du Maroc dans le giron africain, ses victoires diplomatiques successives et son leadership africain. Peine perdue donc avec, en prime, le jugement de l’Histoire.

Jamal HAJJAM

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