Menu
L'Opinion L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Edito & Chronique

L'Opinion : 3ème dose, et après ?


Rédigé par Amine ATER le Dimanche 12 Septembre 2021


L'Opinion : 3ème dose, et après ?
Alors que le Royaume s’approche à grands pas de la barre des 20 millions de primo-vaccinés, le Comité technique de vaccination semble décidé à recommander l’administration d’une 3ème dose. Le Maroc devrait emboîter le pas à des pays comme Israël, la Hongrie, le Royaume Uni, l’Allemagne, la France, les Etats-Unis, les Emirats Arabes Unis ou encore la Turquie, qui ont déjà commencé à administrer à leurs concitoyens une troisième dose ou se préparent à le faire.

Le Royaume, de son côté, devrait débuter cette nouvelle campagne de vaccination par les frontliners, avant de l’étendre aux personnes âgées, voire la généraliser par la suite. Ce qui est sûr, c’est que la cible prioritaire de cette 3ème dose devrait être les personnes ayant reçu leurs doses depuis 6 mois, soit de toute évidence les frontliners pour le cas du Maroc.

Pour l’heure, il n’existe pas d’unanimité au niveau international sur le délai entre la 2ème et 3ème doses : là où Israël préconise également 6 mois, la Hongrie a abaissé ce seuil à 4 mois, et les Etats-Unis semblent se diriger vers une période de 8 mois.

Autre point à éclaircir : le recours au mix de vaccins divers vs le maintien d’injections uniformes. Dans ce sens, Londres a déjà annoncé sa volonté de recourir à Pfizer/BioNTech pour la 3ème dose, alors que Washington semble préconiser un recours aux doses du même vaccin pour la troisième injection – Djakarta, lui, compte opter pour Moderna.

Reste à savoir quelles options en la matière seront possibles pour le Royaume, sachant que, pour l’heure, les autorités ne peuvent se projeter en termes d’approvisionnement que sur du Sino-pharm. Le principal défi de cette 3ème dose sera donc celui de la supplychain, la concurrence internationale ne devant pas se calmer de sitôt. A titre d’exemple, la Turquie, qui a déjà administré 4,9 millions d’injections en 3ème dose depuis le 1er août dernier.

Ce mouvement en faveur d’une 3ème dose ne semble pas enchanter l’Organisation Mondiale de la Santé qui craint qu’un effet domino en la matière n’accentue la fracture vaccinale au détriment des pays les plus pauvres qui enregistrent des faibles taux de vaccination.
 
Amine ATER

  



Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 15 Septembre 2021 - 16:22 L'Opinion : Gouverner, c’est l’art de prévoir !