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Sport

L’IRT pleure son ancien président

Football


Rédigé par Rachid MADANI le Lundi 20 Avril 2020

Le foot tangérois est en deuil, Larbi Bouras, un grand dirigeant, tire sa révérence



Feu Larbi Bouras au milieu de son équipe
Feu Larbi Bouras au milieu de son équipe
L’IRT, la première équipe représentative de la Région, a perdu son ancien président. En effet, Larbi Bouras est décédé à Bruxelles où il se soignait à la suite d’une longue et pénible maladie. Toute la famille sportive de la ville de Tanger était triste pour n’avoir pas pu assister à ses funérailles pour la fermeture des frontières à cause de la pandémie.

Décès d’un grand istiqlalien

Fidèle au Parti de l’Istiqlal qu’il représentait au sein du comité exécutif, il a géré une bonne carrière aux élections qu’il avait l’habitude de remporter parce que les Tangérois l’aimaient et l’appréciaient beaucoup. Il était toujours présent à la Chambre des Conseillers. Avec un travail assidu de long souffle, il a créé sa propre entreprise, l’une des meilleures du pays dans le secteur de pêche. Fils d’un pêcheur réputé appelé « Meallem », il a suivi les pas et l’expérience de son père pour se consacrer corps et âme au commerce du poisson. Fidèle aux hommes du filet, il a créé et présidé l’Amicale des professionnels de la pêche en défendant et en organisant la profession des pécheurs au niveau national et international.

Sur le plan familial, il fut le chef de famille modèle en éduquant avec sagesse trois garçons et une fille. Terrassé par la perte de son épouse, il y a quelques années, Si Larbi a perdu le goût de la vie. Affaibli par une grave maladie, il devait renoncer à la politique et au monde des affaires en se consacrant à la piété, à la prière et au recueillement. Conseillé par ses proches amis, il a choisi la Belgique pour se soigner.

Sa dernière apparition mondaine date d’il y a deux ans au cours d’un hommage rendu en son honneur par l’Association des journalistes sportifs à la Maison de la Presse. Homme du dialogue et de la communication, il recevait régulièrement les reporters des différents journaux et radios et accordait des entretiens pleins de franchise et d’objectivité. Une de ses dernières déclarations, concernant la gestion du comité Aberchane, n’a pas été oubliée : « Je ne comprends pas pourquoi la gestion de l’IRT est-elle toujours critiquée. Les dirigeants actuels ont beaucoup fait pour le bien de l’IRT. Tout d’abord, ils ont sauvé l’équipe de la relégation en conservant la place en deuxième division et une année après, ils ont réalisé l’exploit de la montée en première division. Deux saisons ont suffi pour remporter le titre de champion du Maroc ».

Rachid MADANI