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L’Humeur : L’art, ce Sans Domicile Fixe


Rédigé par Anis HAJJAM le Dimanche 7 Novembre 2021



L’Humeur : L’art, ce Sans Domicile Fixe
Lorsqu’on s’aventure à réveiller quelques esprits dormants, notamment en charge de la culture, on se retrouve taxé de has been, de pilonneur de portes ouvertes, d’abonné aux salons où l’on cause entre soi, hors sol.

Par moments, on est joliment éconduit parce qu’on rame à contre-courant, qu’on doit souquer parce que c’est la vague qui le veut. Dans le lot et en haute ou basse mer, on louange le street art ! Seulement, ce dernier ne se mouille que lorsqu’il fait appel aux éléments prêts à faire prendre forme à l’oeuvre qui le constitue comme création, sur terre ferme.

A poursuivre ce délicat constat, on se heurte à des incompréhensions débitées par des têtes qui perdent le cheveu en même temps que la prise de conscience. On les aime malgré tout, même si elles nous évitent, arguant la «compassion», vendant l’insupportable. La schizophrénie est, décidément, plus un mode de vie qu’un mal à guérir.

Finalement, on ne peut s’asseoir sur l’incongruité, ni se vautrer dans l’indignité. L’art n’a pas besoin qu’on le dérange, ni qu’on le bouscule. Il aspire à l’étonnement, à la subjectivité qui le maintient en activité et qui nous pousse à l’admirer à l’indéfini.

A vie, à l’envi. L’art n’est, en somme, que le «ramassis» de belles engueulades créatives, entre l’exprimé et le suggéré. L’un dans l’autre, c’est l’enfantement de l’immortalité, du lendemain qui s’appuie sur la veille en évitant le présent. Le présent est forcément cruel puisqu’il renvoie à l’immédiateté qu’on espère enjamber dans la perspective d’un lendemain qu’on qualifie malencontreusement de meilleur.

En attendant, cet art qui fait plus qu’une poignée d’heureux a besoin qu’on le drague pour accompagner la majorité qui crie son talent en attendant qu’on l’étalonne. Les oeuvres n’ont pas d’adresse, les morts si -par là où ils gisent. L’art, ce Sans Domicile Fixe…
 
Anis HAJJAM



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