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Journée mondiale de la justice sociale : L’Exécutif hisse le travail décent au top des priorités


Rédigé par R. T. Mardi 20 Février 2024

A l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, le gouvernement s’est engagé à définir la problématique de l’emploi comme « priorité nationale ».



Le 20 février de chaque année, acteurs politiques, juridiques, membres de la société civile et citoyens lambda célèbrent la Journée mondiale de la justice sociale. A cette occasion, la Chambre des Conseillers, en partenariat avec le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), a organisé la 8ème édition du Forum parlementaire international sur la justice sociale. L’opportunité de passer au crible les avancées réalisées par le Royaume en la matière. Cette année, la thématique traitée concerne le « Travail décent en faveur du développement durable » et intervient dans un contexte où le grand défi du gouvernement est de créer des milliers d’opportunités d’emploi productif en pleine crise économique mondiale. A cet égard, le chef du gouvernement a déclaré que la question de l’emploi sera hissée en « priorité nationale » lors de la prochaine étape de l’action gouvernementale. Selon Aziz Akhannouch, le gouvernement a franchi avec succès l’étape fondatrice de la construction et du renforcement des bases de l’État social et a mené à bien tous les projets sociaux entrepris au cours de la première moitié de son mandat, malgré les circonstances difficiles. L’idée désormais est de franchir le cap de l’emploi en renforçant les investissements pour créer plus d’opportunités, a souligné Akhannouch, dont le discours a été lu par le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.
 
L’Industrie, grand pourvoyeur d’emploi

Complétant les propos du chef de l’Exécutif, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a rappelé que la nouvelle stratégie industrielle vise la création d’opportunités d’emploi répondant aux ambitions des Marocains, faisant état de l’intégration de 180.000 diplômés dans le marché du travail chaque année, alors que les besoins dépassent les 300.000 postes. Le ministre istiqlalien a précisé que le Pacte national de l’investissement prévoit de mobiliser 550 milliards DH d’investissements et de créer 500.000 postes d’emploi durant la période 2022- 2026. Un objectif atteignable selon ce dernier, qui note qu’un travail décent et créateur de plusvalue est tributaire de la qualité de l’éducation et de la formation dispensées.

Lamia Kamal-Chaoui, directrice du Centre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour l’entrepreneuriat, les PME, les régions et les villes, estime pour sa part que pour dépasser le grand défi de l’emploi, il faudrait assurer l’intégration économique du Royaume aux nouvelles chaînes de valeurs mondiales qui, suite aux mutations géopolitiques, présentent plusieurs défis, mais aussi énormément d’opportunités. Afin de réussir cette intégration, la responsable recommande de maximiser les retombées des investissements directs étrangers (IDE) sur les économies locales, en adaptant les stratégies aux spécificités régionales. Elle appelle également au renforcement de la compétitivité des PME afin d’augmenter leur contribution au PIB. Il faudrait également développer les compétences et la formation professionnelles au sein des entreprises en adoptant une démarche locale et systémique pour préparer les collaborateurs aux métiers de l’avenir. L’entrepreneuriat, étant un moteur de création d’emplois et de stimulation des exportations, devrait être consolidé davantage. La représentante de l’OCDE appelle aussi à encourager un tourisme durable et bénéfique pour les communautés locales. 
 
Conformité aux standards internationaux

Cela dit, les participants au Forum ont affirmé, dans la Déclaration finale de ce conclave, la nécessité de renforcer et d’encourager le dialogue social entre le gouvernement, les organisations professionnelles des chefs d’entreprise et les syndicats, pour garantir l’équilibre entre les besoins de l’économie et les droits des travailleurs. Ceci permettra de développer des politiques et des législations efficaces soutenant le travail décent pour un développement durable. Dans ce sens, Ahmed Reda Chami, président du CESE, a noté que la travail décent ne doit pas être un avantage ou un traitement préférentiel réservé uniquement à certains employés, mais plutôt une dimension qui se trouve au cœur des droits et normes fondamentaux, des principes d’orientations et des bonnes pratiques prévues par les instances onusiennes et les conventions et traités internationaux concernés par le travail et la garantie de la prospérité sociale. 

Tout en louant les récentes mesures sociales adoptées au Maroc, soutenues par « des législations et lois ambitieuses », la Déclaration appelle également à adopter un agenda national pour le travail décent, tout comme l’Agenda international pour le travail décent international adopté par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le soutien et le développement de la recherche et de la formation sur le volet de développement durable en lien avec le travail décent, et le renforcement des fonctions vertes dans tous les secteurs, en tant que nouvelles fonctions garantissant les conditions du travail décent.

La Déclaration finale recommande aussi la création d’un Prix national récompensant les projets et programmes économiques et sociaux qui prônent le travail décent et le développement durable.

Mayara se félicite de la stratégie Royale

Sa Majesté le Roi Mohammed VI n’a eu de cesse d’insister, dans Ses Discours et Messages Royaux, sur le lien étroit entre «la croissance économique et la justice et la cohésion sociales”, a affirmé, lundi à Rabat, le président de la Chambre des Conseillers, Enaam Mayara, relevant que l’une des formes les plus avancées de la protection sociale est celle qui passe par la création de l’emploi et la garantie de la dignité. Intervenant à l’ouverture de la 8ème édition du Forum parlementaire international sur la justice sociale, placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, M. Mayara a indiqué que les questions relatives notamment à l’égalité et la lutte contre la discrimination entre les genres au travail, à l’éradication du travail des enfants, au droit des personnes aux besoins spécifiques à un emploi décent et à la restructuration du secteur informel sont au cœur des préoccupations du Souverain, et figurent au centre des engagements constitutionnels et conventionnels du Royaume. 








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