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Actu Maroc

Jawaz : Quand les voitures tombent sous le coup des barrières


Rédigé par Anass Machloukh le Samedi 24 Avril 2021

Plusieurs utilisateurs d'autoroute du Maroc, notamment l'ex joueur du Raja, Yassine Salhi, ont rencontré des incidents avec les barrières de péages réservées à "Jawaz", qui des fois, se ferment sur les voitures. Pourtant, les responsables refusent de dédommager les conducteurs. A qui la faute ?




Il semble que le service Jawaz n’est pas aussi rassurant que le croient les usagers des autoroutes. Le passage dans la zone du péage peut parfois s’avérer dangereux. C’est ce qui est arrivé à l’ex joueur du Raja Casablanca Yassine Essalhi, dont la voiture a été fracassée du côté du pare-brise au moment où il traversait le passage de Jawaz dans un péage près de Mohammedia.

Dans une vidéo qui a été largement partagée sur les réseaux sociaux, le joueur marocain a montré les dégâts qu’a subis par le pare-brise de sa voiture, cassé par la barrière de Jawaz qui est tombée sur sa vitre, bien que le passage lui ait donné le signal de passer après avoir payé le montant requis.

« La faute à qui donc ? » les responsables de Jawaz n’ont pas l’air vouloir assumer la responsabilité. Quoiqu’il ne soit pas fautif, Yassine Essalhi a été informé que c’est à lui de prendre en charge le dommage subi. « Je suis allé faire une réclamation auprès des responsables sur place pour faire un constat d’assurance qui peut me servir de preuve pour être remboursé par mon assureur, or ils m’ont dit qu’ils ne peuvent rien faire dans ce cas », a-t-il regretté avec indignation, mettant en garde tous les usagers d’autoroutes contre ces dysfonctionnements de Jawaz, dont personne ne saurait être à l’abri. 

Très critiquée sur les réseaux sociaux par les internautes qui ont manifesté leur solidarité à Yassine Essalhi, la Société nationale des autoroutes du Maroc a réagi par un communiqué, attribuant la responsabilité au footballeur. Selon l’ADM, ce dernier n’a pas respecté la vitesse limitée à 20 Km/h lors de son passage au péage, ce qui a fait tomber la barrière, incapable de détecter les véhicules qui roulent à une vitesse supérieure. Par conséquent, la société s’estime exempte de toute responsabilité dans ce cas, Yassine Essalhi n’a pas eu droit à une indemnisation. Remonté, il a déclaré qu’il va saisir la Justice. 

Selon, Rachid Taousi, expert en assurances, la société des Autoroutes du Maroc a la responsabilité de veiller au bon fonctionnement de ses installations et d’indemniser les usagers pour les dommages matériels ou corporels causés lors de leurs passages sur les autoroutes. « Ceci est valable aussi bien pour les dommages occasionnés par leurs propres installations comme le cas de la barrière, soit pour ceux causés par des tiers comme des jets de pierres », explique M. Taoussi, ajoutant que l’indemnisation des victimes incombe à la société d’assurance de l’ADM.