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Intelaka : Des agences bancaires entravent la bonne marche du programme


Rédigé par Nabil LAAROUSI le Mardi 30 Mars 2021

Après une attente qui a duré plusieurs mois, les jeunes entrepreneurs qui ont pu décrocher des crédits dans le cadre du programme Intelaka se confrontent à une nouvelle difficulté : le retard du débloquage des crédits.



Intelaka : Des agences bancaires entravent la bonne marche du programme

« Je reçois plusieurs centaines de réclamations de la part de jeunes entrepreneurs qui ont déjà eu un accord pour recevoir les crédits », nous confie Abdellah El Fergui, président de la Confédération marocaine des TPE-PME, que nous avons contacté suite à la publication d’une vidéo où il déplore la situation actuelle des jeunes porteurs projets qui ont décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat grâce au programme Intelaka.

Le problème, nous explique-t-il, est le retard du débloquage des crédits accordés à ces entrepreneurs, qui dure depuis plusieurs mois, au niveau des agences bancaires. Le président de la Confédération confirme que « les projets en question ont reçu non seulement l’accord des banques, mais également l’accord de la Caisse Centrale de Garantie », nécessaire dans le processus de soutien que propose le programme.

D’après les propos de Abdellah El Fergui, il parait en outre que plusieurs banques se prêtent à une tendance de procrastination dans le débloquage des crédits, sans pour autant donner de raisons concrètes. Certaines de ces banques, confirme-t-il, omettent même d’informer les jeunes entrepreneurs que la CCG leur a donné son accord, malgré la persévérance de ces derniers et le suivi régulier de leurs dossiers. 

Ce retard, poursuit El Fergui, impacte considérablement les jeunes porteurs de projets qui se retrouvent dans une situation de décifit avant même d’avoir démarré leurs activités. Il nous explique que « pour débloquer les crédits, les banques exigent des entrepreneurs de justifier du local ou des prérequis nécessaires au démarrage de leurs activités ». Une exigence à laquelle se plient les porteurs de projets et qui nécessite un fonds de roulement énorme, nous explique-t-il, qu’ils puisent dans leurs finances personnelles, espérant débloquer les crédits accordés et démarrer leurs activités.

Le long périple d’Intelaka 

Cette nouvelle entrave que rencontrent les porteurs de projets souhaitant bénéficier du programme, n’est que la suite d’une mésaventure qui dure depuis le lancement d’Intelaka. Le président de la Confédération marocaine des TPE-PME nous rappelle à ce propos que pendant presque une année les banques « ont fait balader » les porteurs de projets, dont plusieurs ont d’ailleurs vu leurs demandes refusées, parfois sans même avoir de raisons apprentes.

Les accords de crédits octroyés, par ailleurs, n’ont été approuvés qu’après un long périple. A ce titre, El Fergui nous raconte que « pendant plusieurs mois, les porteurs de projets se dirigeaient chaque lundi vers les banques pour faire le suivi de leurs dossiers ». 

Pour quelques-uns, poursuit-il, la persévérance a payé, pour d’autres la mauvaise gestion de certains banquiers met en péril la confiance de la jeunesse dans ces initiatives, « surtout que ce genre de scénarii a déjà causé auparavant la défaillance d’initiatives précédentes et se répète aujourd’hui avec Intelaka ».
 

Nabil LAAROUSI

 
 

  


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