Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Importation du thé chinois : Quand le Maroc diversifiera-t-il ses sources d’approvisionnement ?


Rédigé par A. Channaje le Samedi 9 Mai 2020

En raison de la crise de Covid-19, les importations marocaines du thé chinois ont enregistré une baisse de 46%. N'est-il pas le temps pour le Maroc de développer sa propre culture ?



Importation du thé chinois : Quand le Maroc diversifiera-t-il ses sources d’approvisionnement ?
Les Marocains sont connus depuis de longues années pour leur grande consommation du thé chinois, mais comme prévu, la large propagation du Covid-19 a affecté l'activité des importations marocaines de thé chinois. D'autant plus que la part du Maroc dans les exportations de thé chinois atteint, selon les professionnels, environ 70 mille tonnes par an. Ce qui représente 25% des exportations totales de la Chine de cette substance vitale, la boisson la plus consommée au monde après l’eau.  

En raison, en effet, de la pandémie, les chiffres officiels démontrent une baisse prononcée des importations marocaines du thé chinois de 46% au premier trimestre 2020. Au terme de cette période, nos entreprises n'ont importé que quelque 13.000 tonnes depuis le déclenchement de l'épidémie contre 24.000 tonnes la même période de 2019.

Face à cette évolution, et compte tenu de la propagation rapide de la pandémie, il est attendu que le marché marocain connaisse une perturbation de l’approvisionnement en cette matière très consommée par les Marocains.
 
Développer sa propre culture locale
 
Avec le coronavirus et ses conséquences néfastes sur le secteur, n'est-il pas le temps pour le Maroc de diversifier ses sources d'approvisionnement, en recherchant d'autres fournisseurs dans d'autres pays d'Afrique (Kenya) ou d'Asie (Indonésie), et en développant, pourquoi pas, une culture du thé local. "Nous avons tenté l’expérience dans les années 70 dans la région de Larache mais cela nous coûtait plus cher que l’importation. Mais aujourd’hui, avec le développement du secteur agricole, le Maroc dispose de tous les atouts nécessaires pour développer une culture de thé locale », a affirmé, dernièrement, Mohamed Astaib, président de l’Association Marocaine des Industriels du Thé et du Café (AMITC) à un confrère francophone casablancais.

Pour pouvoir développer cette culture, l’Association, via son président, appelle le ministère de tutelle à s’engager dans ce sens et encourager cette culture. « Si on réussit et qu’on arrive au moins à couvrir 20% de nos besoins, c’est un gain de 20% en termes de devises », a-t-il conclu.

En 2019, les importations de thé chinois se sont établies 62.000 tonnes de thé, qui est l'un des principaux ingrédients de la table marocaine, pour une valeur totale de plus de 1,7 milliard de dirhams.
D’après l’édition 2020 du Commodity Markets Outlook de la Banque mondiale, le prix moyen de vente du thé devrait chuter de 10 % cette année en raison de la faiblesse de la demande mondiale, conséquence directe de coronavirus.