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Régions

Impact positif des dernières pluies

Béni Mellal-Khénifra


le Mercredi 1 Avril 2020

Bien que tardives, les dernières précipitations ont donné espoir certain aux agriculteurs. Les taux de remplissage des barrages se sont aussi améliorés.



Impact positif des dernières pluies
Les dernières pluies qui se sont abattues sur la région Béni Mellal-Khénifra ont redonné de l’espoir quant à l’amélioration du volume des ressources en eau au niveau de cette partie du territoire national, qui connaît un grand déficit pluviométrique jamais enregistré au cours des trente dernières années.

Ainsi, au niveau de la province de Khénifra, le niveau des précipitations a atteint une moyenne de 64,2 mm jusqu’au 25 mars courant, quelque 84 mm à Azilal et à Béni Mellal.

Malgré leur faiblesse, ces taux ont donné une lueur d’espoir aux agriculteurs de la région, après le grand retard des précipitations et le déficit pluviométrique enregistré au début de la saison agricole actuelle, qui a atteint moins de 10 mm en moyenne en janvier dernier.

En effet, ce déficit pluviométrique accru a également impacté le bassin hydraulique d’Oum Errabia comme l’un des principaux bassins du Royaume.

Une situation qui se reflète de manière inquiétante sur le taux de remplissage des barrages de la région. Avec cette raréfaction des précipitations au niveau du bassin d’Oum Errabia, le taux de remplissage de ce dernier a atteint à peine 68 % au moment où, le taux de remplissage du barrage de Bin El Ouidane, dont la capacité de stockage s’élève à 1215 millions m3, est passé de 66,3 % en août 2018, à 48.4 % en août 2019 et à 37 % en février dernier.

Le taux de remplissage du barrage Hassan Ier, d’une capacité de stockage de 236 millions m3, a atteint 35 % seulement en février dernier, alors qu’il dépassait le seuil des 69,9% en août 2018.

Une tendance baissière enregistrée également en août 2019 avec 38.7%.

Quant au barrage Ahmed El Hansali, d’une capacité de stockage de 668,2 millions m3, son taux de remplissage ne dé-passe pas les 28.8 % en février dernier, alors qu’il avoisinait respectivement les 36.7 % en août 2019, et 50,6 % en août 2018.

Cette situation rend nécessaire de procéder à une gestion rationnelle des eaux d’irrigation dans la région, au suivi et à la codification du processus de distribution des ressources hydrauliques surtout, avec l’avènement du mois d’avril où, la demande en eau augmente pour les domaines agricoles relevant de la plaine de Tadla.