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Monde

Hamas : toute profanation d’al-Aqsa déclenchera la lutte armée


le Jeudi 16 Juillet 2020

Depuis 2003 Tel-Aviv s’échine à fermer «Bab Rahma» dans l’enceinte d’Al-Aqsa, mais les Palestiniens s’érigent contre la judaïsation de ce lieu culte de l’Islam.



Hamas : toute profanation d’al-Aqsa déclenchera la lutte armée
Le mouvement de résistance islamique palestinien, le Hamas, a mis en garde les autorités israéliennes contre les violations de la mosquée al-Aqsa dans la vieille cité de la ville d’Al Qods occupée, soulignant que toute action provocatrice contre le site sacré provoquerait la colère des Palestiniens et déclencherait une lutte armée. Le Hamas, dans un communiqué publié mardi, a déclaré que le régime israélien paiera un lourd tribut pour son empiètement sur le sanctuaire vénéré, et que les violations persistantes de la mosquée seront une cause de confrontation.

Le mouvement palestinien a également rejeté la décision d’un tribunal israélien de fermer Bab alRahma connu aussi sous le nom de Golden Gate et qui constitue le seul accès oriental de la mosquée al-Aqsa.

Le Hamas a qualifié la fermeture de Bab al-Rahma de mesure visant à transformer la mosquée en synagogue et à la judaïsation de la ville, notant qu’un plan aussi dangereux échouera.

Le mouvement palestinien a ensuite appelé l’Organisation de coopération islamique (OCI) et la Ligue arabe à prendre des mesures pour mettre fin à la menace imminente qui pèse sur la mosquée al-Aqsa et pour empêcher le régime israélien d’atteindre ses objectifs. Lundi, les organisations islamiques d’Al Qods ont rejeté la décision du tribunal israélien de fermer la zone de prière de Bab al-Rahma à l’intérieur du complexe de la mosquée al-Aqsa, soulignant que tout ce qui se trouve dans le site clos est purement islamique et que le régime israélien n’a aucun droit ni autorité sur elle.

Les organisations ont déclaré dans un communiqué que la police israélienne les avait informées de la décision prise le 2 juillet de fermer la zone de prière de Bab al-Rahma pour les fidèles musulmans.

Al-Aqsa est au-dessus de toute décision des tribunaux

«La zone de prière de Bab alRahma fait partie intégrante de la sainte mosquée Al-Aqsa, qui est réservée aux seuls musulmans par un droit divin et ne fait l’objet d’aucune négociation ni concession du moindre pouce», ont déclaré les organisations.

«La mosquée Al-Aqsa est audessus de toute décision des tribunaux, quel que soit leur statut ou toute décision politique», ont-ils souligné, ajoutant que «les Musulmans n’acceptent ni ne reconnaissent de telles décisions illégales et ne les respecteront pas».

«Les décisions de l’occupation (régime israélien) sont contraires à la liberté de culte et contraires aux lois et normes internationales», ont déclaré les organisations islamiques, tenant Tel-Aviv responsable de tout dommage causé à la mosquée al-Aqsa.

Le complexe de la mosquée alAqsa se trouve juste au-dessus de la place du Mur occidental et abrite à la fois le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa.

Les Palestiniens ont à plusieurs reprises mis en garde contre les tentatives israéliennes de changer le statu quo du complexe de la mosquée al-Aqsa, troisième site le plus sacré de l’islam.

Bab al-Rahma, ou porte dorée, un grand bâtiment situé dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville occupée d’AlQods avait été scellée par les autorités israéliennes en 2003 parce que le groupe qui administrait la zone entretenait des liens avec le Hamas, et elle avait été maintenue fermée pour mettre un terme à des travaux de construction qui y étaient réalisés pour le compte de la Jordanie et de l’Autorité palestinienne.  

Les tribunaux de l’occupations sont illégitimes

Il y a une année, un tribunal israélien avait ordonné de nouveau dimanche la fermeture de Bab alRahma. Une décision vivement condamnée par le conseil nationale palestinien estimant que «les tribunaux israéliens font partie de l’occupation israélienne, et par conséquent toutes leurs décisions sont illégales».

D’après le Conseil, les décisions des cours israéliennes «ne changeront jamais le statu quo de la ville sainte». «Les cours israéliennes violent les résolutions de la légitimité internationale, en particulier la décision de la cour pénal internationale de 2004, qui a affirmé qu’il n’est pas permis de modifier les caractéristiques démographique de la ville d’Al-Qods». Pour sa part, la présidence palestinienne avait aussi condamné la décision du tribunal israélien la qualifiant de «nulle» et d’»illégale». La décision, poursuit la présidence, «est contraire à toutes les résolutions internationales affirmant que la ville sainte d’Al-Qods, y compris la mosquée Al-Aqsa, fait partie des territoires palestiniens occupés en 1967 et n’est pas soumise à l’autorité israélienne judiciaire».

  


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