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International

Guerre en Ukraine : L'OTAN entrerait-elle en guerre contre la Russie ?


Rédigé par L'Opinion le Lundi 30 Mai 2022

Le chef adjoint de l'Otan, Mircea Geoana, a estimé dimanche que dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine, l'Alliance atlantique n'était plus tenue par ses anciens engagements envers Moscou de ne pas déployer ses forces en Europe orientale.



Guerre en Ukraine :  L'OTAN entrerait-elle en guerre contre la Russie ?
L'Acte fondateur sur les relations entre l'Otan et la Russie, signé il y a 25 ans, prévoyait entre autres des mesures visant à "prévenir toute concentration de forces conventionnelles", notamment en Europe centrale et orientale.

Mais en attaquant l'Ukraine et rompant tout dialogue avec l'Alliance, la Russie a elle-même "invalidé le contenu de cet Acte fondateur", a souligné Mircea Geoana dans une interview à l'AFP à Vilnius.

Les Russes "s'y étaient engagés à ne pas agresser les voisins, c'est ce qu'ils sont en train de faire, et à tenir des consultations régulières avec l'Otan, ce qu'ils ne font pas", a précisé Mircea Geoana. L'Acte fondateur "ne fonctionne simplement pas, à cause de la Russie", a-t-il estimé.

L'Otan n'a désormais plus "aucune restriction"

Selon le chef adjoint de l'Otan, l'Alliance n'a désormais plus "aucune restriction" pour se doter d'une "posture robuste sur le flanc est". En 2017, l'Otan a déjà déployé des groupements tactiques multinationaux dans les États baltes et en Pologne pour dissuader la Russie, puis envoyé des renforts après l'invasion russe de l'Ukraine fin février.

Les États baltes souhaitent actuellement une présence de l'Otan encore plus importante et lui demandent notamment de développer des brigades, à la place de groupements tactiques moins importants.

Les ministres de la Défense de l'Otan se réuniront à la mi-juin pour discuter cette question, et les dirigeants de l'Alliance devraient sanctionner les décisions lors du sommet qui se tiendra à Madrid à la fin du même mois.

L’OTSC pour contrer l’OTAN ?

Le 16 mai, Moscou a accueilli un sommet de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), ce bloc politico-militaire qui réunit la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Les dirigeants de ces États ont discuté de la manière dont l’OTSC devait répondre aux défis actuels et futurs. Des défis pour le moins nombreux.

L’Asie centrale est menacée par le terrorisme islamiste – pas tant par une invasion en provenance de l’Afghanistan (puisque les talibans sont disposés à négocier une coexistence pacifique avec Moscou et les pays d’Asie centrale), mais par la montée de l’islamisme radical au sein des populations locales.

Le Caucase du Sud, pour sa part, est menacé par les ambitions de la Turquie, attisées par l’agressivité de l’Azerbaïdjan et la faiblesse criante de la classe dirigeante en Arménie. L’Iran, au sud, n’apprécie pas du tout le passage de l’Arménie et de la Géorgie sous le contrôle de la Turquie et de l’Azerbaïdjan, et Téhéran semble sur le point d’adopter une position plus dure, ce qui jette encore de l’huile sur le feu caucasien.

La Suède et la Finlande ont officiellement demandé à adhérer à l'OTAN le 18 mai, une décision motivée par la guerre de la Russie contre l'Ukraine, qui a débuté le 24 février. La Turquie, membre de longue date de l'alliance, a émis des objections à ces demandes d'adhésion, reprochant à ces pays de tolérer, voire de soutenir, des groupes terroristes.


 


L’OTAN veut maintenir son avance technologique
 
Le secrétaire général délégué de l'OTAN, Mircea Geoană, a ouvert ce jeudi (26 mai) la conférence « Defence Disrupted 2022 » en insistant sur l’importance de préserver l’avance technologique de l’OTAN et de rester à la pointe de l’innovation de défense.

Dans une allocution vidéo adressée aux participants rassemblés à Londres, il a livré ses réflexions sur la manière dont l’innovation et la technologie ont toujours été au cœur de la mission de l’OTAN consistant à prévenir la guerre.

Le secrétaire général délégué a mis en garde contre le fait qu’aujourd'hui, l’avance technologique de l’Occident était « remise en cause par des pays qui ne partagent pas nos valeurs, comme la Russie et la Chine ».

Il a ainsi évoqué les investissements de la Russie dans les missiles hypersoniques, les cyberarmes et les capacités de désinformation, et les efforts déployés par la Chine pour devenir le leader mondial de l’intelligence artificielle d’ici la fin de cette décennie. Il a toutefois noté que les sociétés libres et ouvertes possédaient un avantage unique, à savoir que « nos esprits les plus créatifs et les plus novateurs ont la possibilité de s’exprimer librement, de remettre les choses en question et de réfléchir dans des directions radicalement nouvelles, sans craindre de représailles ». 

Soulignant le rôle essentiel de l’OTAN en tant que plateforme pour la coopération en matière de technologie et d’innovation, M. Geoană a noté que l’interopérabilité était essentielle pour assurer une défense collective crédible. Le secrétaire général délégué a conclu en déclarant : « il est essentiel que les pays ouverts et démocratiques du monde collaborent pour garantir que nos valeurs restent au cœur de notre avenir technologique », ajoutant que « contribuer à préserver notre sécurité et à bâtir un monde meilleur et plus sûr pour les générations futures est l’affaire de tous ».
 
 








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