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Tribune libre

Feu sur l’Organisation Mondiale de la Santé !


Rédigé par Ahmed Naji le Samedi 18 Avril 2020

Le président Trump n’y est pas allé par quatre chemins. Si le gouvernement des Etats-Unis a tardé à réagir à la pandémie du coronavirus, malgré les avertissements reçus, qu’il a cafouillé dans la gestion de la crise sanitaire, après avoir nié la menace, et que la « première puissance » mondiale, devenue premier foyer de la pandémie, enterre désormais ses morts dans des fosses communes, c’est la faute à l’OMS ! C’est la faute aux Chinois !



Ahmed Naji
Ahmed Naji
Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis n’est pas d’accord ? Et alors ? C’est une adversaire démocrate de Trump qui ne lui veut pas que du bien, ayant même cherché à le destituer. Anthony Fauci, sommité en infectiologie et conseiller scientifique du président, contredit son patron ? Qu’est-ce qu’il s’y connaît celui-là ? L’OMS devra se passer des 400 à 500 millions de dollars que lui versent les Etats-Unis annuellement. Hugh, j’ai dit !

Cette agence onusienne aurait du, selon Trump, forcer les autorités chinoises à lui permettre d’enquêter dans leur pays, chose qu’elle n’a pas le droit de faire, parce que la Chine n’a pas donné les chiffres exacts sur la propagation de la pandémie, ce à quoi aucun pays au monde ne parvient. Avec tous les porteurs asymptomatiques du CoVid-19, qui ne peuvent de ce fait être détectés, et les décès dus à la contagion, mais comptabilisés pour d’autres motifs, même les Etats-Unis ne peuvent prétendre fournir des chiffres exacts.

Mais qu’à cela ne tienne, ce sont les Chinois qui auraient laissé s’échapper le virus de leur laboratoire de recherche biologique de Wuhan, classé niveau de biosécurité 4 (et celui de Fort Detrick, dans le Maryland, fermé fin 2019 en raison de failles de sécurité ?). Ce n’est pas du complotisme si ce sont les médias américains qui le disent.  

Les élections présidentielles sont dans moins de sept mois, il faut bien trouver des boucs émissaires vers lesquels détourner la colère des 16 millions de chômeurs. Pour la première fois depuis la Grande dépression de 1929, des centaines de voiture ont fait la queue à Duquesne, près de Pittsburgh, le 30 mars, pour recevoir de la nourriture gratuite.

Le plan de soutien à l’économie américaine comporte 500 milliards de dollars destinées aux grandes entreprises, même celles qui se sont endettées pour racheter leurs propres actions en bourse afin de pouvoir verser de gros salaires aux dirigeants et de gros dividendes aux actionnaires. Le libéralisme n’est-il pas privatisation des profits et socialisation des pertes ? En ces temps de crise sanitaire, il faut d’abord sauver Wall Street, contaminée par le CoVid-19.

La solidarité internationale ? Ça pue le maoïsme !