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Actu Maroc

Face au risque de faillite, les transporteurs touristiques demandent un prolongement des aides Covid-19


Rédigé par Anass Machloukh le Mardi 24 Août 2021

Mis à genoux par les effets de la crise du Covid-19, les professionnels du transport touristique font de nouveau appel au gouvernement pour les éviter la banqueroute. Prolongement des indemnités et exonération fiscale sont en tête des revendications. Détails.




En proie à une crise sans précédent, un bon nombre de transporteurs touristiques risquent de fermer boutique, selon les témoignages de plusieurs professionnels affilés à la Fédération nationale du transport touristique. En plus de l’arrêt de leur activité suite au choc de la crise sanitaire, les professionnels du secteur risquent, pour la plupart d’entre eux, de mettre la clé sous la porte, à cause des dettes accumulés auprès des établissements de crédit, qui leurs demandent de s'acquitter de leurs échéances, sous menace de poursuites judiciaires. Face à cette situation qui dure depuis plus de 18 mois, les propriétaires des sociétés, peinent à obtenir de nouveaux reports du paiement de leurs créances, malgré les accords qui ont été trouvé avec le GPBM, par entremise du ministère du Tourisme.

Compte tenu de cette situation critique, les professionnels n'ont d'autres choix que de se tourner vers l'Exécutif, dans un communiqué conjoint, la Fédération susmentionnée et la Confédération nationale du Tourisme ont dénoncé le manque de soutien du gouvernement et l’insuffisance de mesures prises pour venir en aide au secteur. Les deux corporations se plaignent de la suspension du versement des indemnités du Covid-19 aux employés affilés à la CNSS, après juin dernier, et les retards des versements.

Pour sauver leur secteur d’une faillite annoncée, les professionnels ont dressé une série de revendications. Ils demandent un prolongement des aides covid-19 jusqu’au 31 décembre prochain, et le report du paiement des crédits, au delà du 30 juin 2022. À ce titre, cesser toutes les saisines des voitures des sociétés qui n’ont pas pu honorer leurs échéances bancaires. En plus de çà, les professionnels revendiquent une exonération fiscale sur toute la durée de la crise du Covid-19.