Sous les ors du Palais des Congrès et l’éclat du tapis rouge, la 22ᵉ édition du Festival International du Film de Marrakech a ouvert, vendredi soir, un nouveau chapitre de son histoire. Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la cérémonie inaugurale a réuni des figures emblématiques du cinéma, des personnalités culturelles et des responsables institutionnels, dont le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid.
Mais derrière le glamour et les flashes, se joue un travail d’orfèvre : celui de la sélection des films, véritable colonne vertébrale du festival. Interrogé par L’Opinion, Ali Hajji, coordinateur général de la manifestation, a accepté de lever le voile sur un processus à la fois minutieux, complexe et profondément stratégique.
« Le processus de sélection demande de longs mois de visionnage, de discussion et de débat », explique Ali Hajji. À la tête de ce chantier, le directeur artistique, Rémi Bonhomme, et une équipe de sélectionneurs aguerris. Leur mission : écumer les festivals internationaux, assister à des projections spécialisées, analyser les propositions reçues et dénicher les œuvres capables d’incarner l’esprit de Marrakech.
Cette mécanique exigeante répond à une logique claire : chaque section du festival possède une identité propre, des critères distincts et une ambition artistique affirmée.
Mais derrière le glamour et les flashes, se joue un travail d’orfèvre : celui de la sélection des films, véritable colonne vertébrale du festival. Interrogé par L’Opinion, Ali Hajji, coordinateur général de la manifestation, a accepté de lever le voile sur un processus à la fois minutieux, complexe et profondément stratégique.
« Le processus de sélection demande de longs mois de visionnage, de discussion et de débat », explique Ali Hajji. À la tête de ce chantier, le directeur artistique, Rémi Bonhomme, et une équipe de sélectionneurs aguerris. Leur mission : écumer les festivals internationaux, assister à des projections spécialisées, analyser les propositions reçues et dénicher les œuvres capables d’incarner l’esprit de Marrakech.
Cette mécanique exigeante répond à une logique claire : chaque section du festival possède une identité propre, des critères distincts et une ambition artistique affirmée.
Compétition officielle : laboratoire des nouveaux talents
Dédiée exclusivement aux premiers et deuxièmes longs-métrages, la compétition officielle met en lumière la nouvelle génération de cinéastes. « C’est une section très particulière, conçue pour révéler les voix émergentes », souligne Hajji. Un choix stratégique qui fait du FIFM un tremplin international pour les jeunes auteurs.
Séances de gala : premières mondiales et films événements
Cette section rassemble les œuvres les plus attendues de l’année, qu’elles aient marqué les grands festivals ou choisi Marrakech pour leur première mondiale. Parmi les moments phares figure la projection du biopic consacré à Oum Keltoum, réalisé par Marwan Hamed. « C’est le premier film d’une telle envergure dédié à cette icône de la musique arabe », précise le coordinateur général.
Horizon : nouveaux regards et grands maîtres du cinéma mondial
Anciennement intitulée « Séances spéciales », la section Horizon s’affirme cette année avec une sélection valorisant des œuvres fortes signées par des cinéastes ayant marqué les plus grands festivals internationaux. Y figurent les nouveaux films de Jafar Panahi, récent lauréat de la Palme d’or à Cannes, de Jim Jarmusch, distingué par un Lion d’or à Venise, ou encore de Kaouther Ben Hania, primée elle aussi à Venise. La section accueille également La Voix de Hind Rajab, l’un des films les plus commentés de la fin d’année, confirmant la vocation d’Horizon à conjuguer exigence artistique et résonance internationale.
11ᵉ Continent : audace, patrimoine et redécouvertes
Consacrée aux œuvres audacieuses et aux joyaux restaurés du patrimoine arabe et africain, cette section offre un véritable voyage cinéphile. Elle met notamment en avant Mirage d’Ahmed Bouanani, restauré par la Cinémathèque marocaine, ainsi que deux classiques majeurs : La Momie, pilier du cinéma égyptien des années 1960, et Saïd Effendi, rareté irakienne de la fin des années 1950, récemment présentée à Cannes Classics.
Panorama du cinéma marocain : diversité et nouvelles signatures
Sept films composent cette sélection 2025, mêlant fictions, documentaires, réalisateurs confirmés et nouvelles voix. Parmi les cinéastes attendus figurent Nour-Eddine Lakhmari, Jérôme Cohen-Olivar, Yassine Fennane, ainsi qu’Abdelkarim El Fassi, représentant de la diaspora marocaine. Deux documentaires complètent cette programmation : un film de Karim Dabar consacré à Paul Bowles et Ceux qui Veillent de Karim Assaidi, tourné dans un cimetière multiconfessionnel en Belgique.
Jeune public : transmettre la passion du cinéma
Pensée comme un outil d’éducation à l’image, cette section propose des films destinés aux enfants dès 4 ans jusqu’aux adolescents. Elle accueillera notamment Arco, grand succès d’animation produit par Natalie Portman, ainsi que Les Baronnes de Nabil Ben Yadir, une comédie ancrée dans la diaspora marocaine en Belgique.





















