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Monde

Etats-Unis-Présidentielle : Insultes, impôts, drogue et accusations


le Mercredi 30 Septembre 2020

C’était leur première joute et elle fut agitée : cela a commencé par un « Comment ça va ? » pour finir par « La ferme ! ».



Etats-Unis-Présidentielle : Insultes, impôts, drogue et accusations
«Le pire président que l’Amérique ait jamais eu», «un clown», «le caniche de Poutine»: Joe Biden a à plusieurs reprises décoché des flèches en direction de son rival. «Tout le monde sait que c’est un menteur», a aussi lancé l’ancien vice-président au sujet du président républicain, avant de lui demander de «la fermer».

«Il n’y a rien d’intelligent en vous», a rétorqué le président, en accusant son rival d’être une marionnette de la «gauche radicale». Les attaques personnelles ont aussi atteint les familles des deux hommes.

Donald Trump a souvent essayé de présenter les affaires en Ukraine et en Chine de Hunter, un fils de Joe Biden, comme étant emblématiques d’une corruption supposée de la part de l’ancien vice-président de Barack Obama. «Votre fils arrive, et il prend des milliards de dollars», a-t-il dit mardi soir à son rival.

Ce dernier a en retour laissé entendre qu’il pourrait «parler toute la nuit» de la famille Trump et de son «éthique» (une fille du président, Ivanka, travaille notamment en tant que conseillère de son père).

Trump a aussi assuré que Hunter Biden avait été «renvoyé» de l’armée pour consommation de drogue, provoquant une réaction outrée du démocrate.

«Mon fils, comme beaucoup de gens, avait un problème de drogue. Il l’a dépassé. Il l’a réglé. Et je suis fier de lui», a-t-il martelé. Et il a mentionné son fils Beau, mort d’un cancer en 2015. Beau, qui a été réserviste, «n’était pas un loser. C’était un patriote».

Trump ne condamne pas les suprémacistes
Autre moment marquant du débat : le modérateur, Chris Wallace, a demandé au président, alors que le pays est agité depuis des mois par un mouvement historique contre le racisme, s’il était prêt à condamner les suprémacistes blancs.

Trump s’est dit prêt à le faire mais sans aller jusqu’à prononcer une condamnation claire. Il a appelé les Proud Boys, un groupe nationaliste prônant la supériorité de la race blanche, à «reculer et à se tenir prêt».

«Mais je vais vous dire, on doit faire quelque chose au sujet des antifas», a dit dans la foulée le président au sujet de groupuscules d’extrême gauche.

Après la parution d’une enquête explosive du New York Times, selon laquelle Trump n’a payé que 750 dollars d’impôts à l’Etat fédéral en 2016 et en 2017, le sujet a évidemment été abordé.

«Montrez-nous vos feuilles d’impôts», a dit Biden, qui a publié ses propres feuilles d’impôts pour 2019 avant le débat de Cleveland, montrant qu’avec sa femme il avait payé 299.346 dollars d’impôts fédéraux l’année dernière.

Quant à la question de reconnaître le résultat de l’élection du 3 novembre, Trump a botté en touche, se bornant à affirmer sans preuves que le vote par correspondance, favoriserait des «fraudes».

  


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