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Actu Maroc

Espagne : Démantèlement d'une organisation criminelle exploitant des immigrés marocains


Rédigé par le Vendredi 23 Avril 2021

La police espagnole a annoncé le démantèlement d’un réseau criminel, spécialisé dans l’exploitation d’immigrants, a rapporté le média espagnol « El Digital de Albacete ».



L’organisation en question était dirigée par deux familles résidant à Valdeganga, dans la région d’Albacete en Espagne, et le responsable d'une agence spécialisée dans les procédures d'immigration. Ces derniers utilisaient des entreprises agricoles pour exploiter des travailleurs, majoritairement d'origine marocaine, explique la police nationale, citée par le média locale.

La même source indique que la police espagnole a révélé qu’au moins 94 victimes qui ont été exploitées dans des fermes agricoles de la région. Au bout de trois perquisitions menées par la police nationale espagnole, les éléments des forces de l’ordre ont trouvé plusieurs documents liés à des activités criminelles et ont procédé à l’arrestation 11 personnes.

L'enquête a débuté en octobre 2020 avec la localisation de plusieurs adresses dans une ville de la province d'Albacete. Ces adresses étaient utilisées pour enregistrer un grand nombre de citoyens, explique la police nationale.

Les mêmes sources indiquent que lors du développement de l'enquête, les agents ont pu vérifier que les victimes avaient été leurrées par le responsable d'une agence spécialisée dans les procédures d'immigration. En collaborant avec deux familles installées dans la localité, ce dernier a utilisé un domicile et un supermarché appartenant à ces familles pour enregistrer frauduleusement au moins 94 citoyens étrangers, condition nécessaire pour pouvoir procéder à la régularisation de leur situation en Espagne.

Une des familles impliquées dans l'affaire aurait mis à disposition trois de ses entreprises du secteur agricole pour faciliter les contrats de travail de ces citoyens, qui ont été exploités pour travailler dans les fermes de l'organisation où ils étaient contrôlés par deux contremaîtres de la même nationalité. La police espagnole rapporte en outre que certains de ces travailleurs vivaient dans ces fermes dans des conditions inhumaines.

Plusieurs chefs d’accusation pèsent sur les 11 détenus, dont l'un a été mis en garde à vue. Ils sont notamment accusés de traite des êtres humains, de crimes contre les droits des citoyens étrangers, de crimes contre les droits des travailleurs, d’appartenance à une organisation criminelle et de falsification de documents…