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Élucubrations




18 parlementaires du gouvernement de l’île de la Grande Canarie sur 26 ont voté, le 31 janvier, une motion rejetant la délimitation du
domaine maritime du Royaume par les autorités marocaines. L’on apprend ainsi que les Canariens ne sont pas d’accord pour que le Maroc décide d’exercer ses droits légitimes sur sa zone économique exclusive et somment le gouvernement espagnol de se montrer « ferme » en la matière. Malheureusement pour eux, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, lors de sa première visite au Maroc, a tenu un tout autre discours. Elle a reconnu que le Maroc est parfaitement dans son droit de délimiter son espace maritime.

Tenant à préserver la qualité de ses relations avec son voisin du Nord, le Maroc a quand même précisé, par la voix de son chef de la diplomatie, Nasser Bourita, sa disposition à dialoguer avec l’Espagne à ce sujet. L’histoire, en tant que telle, s’arrête là, mais il est
quand même intéressant de se poser des questions sur l’attitude des Canariens. Pousser de la voix pour tenter de faire reculer le Maroc est risible et prouve que les Canariens se croient encore dans une époque révolue où les pays en développement tremblaient de crainte face à des remontrances émises par des pays occidentaux.

Quant à menacer le Maroc de saisir le Conseil de sécurité européen et la Commission européenne, c’est plutôt comique.

Et si le Maroc décidait également de saisir le Conseil de sécurité de l’Union Africaine ?

Peut-être que les Canariens se rendront enfin compte que leur archipel se trouve en Afrique

Ahmed NAJI

  




Mardi 4 Février 2020

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