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Actu Maroc

Elections 2021 : Les partis de l’opposition fixent une ligne directrice


Rédigé par Anass Machloukh le Dimanche 25 Avril 2021

À quelques mois des échéances électorales, l’Istiqlal, le PAM et le PPS se préparent à une lutte électorale acharnée, avec l’ambition de convaincre les Marocains d’aller aux urnes. Détails



Quelques mois nous séparent maintenant des échéances électorales de 2021, des élections pas comme les autres vu qu’ils se dérouleront dans une nouvelle formule après la réforme du code électoral.  Conscients de la particularité de la conjoncture actuelle, marquée par les ravages de la pandémie et ses restrictions multiples sur les libertés publiques, la crise économique qui en découle et qui a plongé le pays dans une récession sans précédent, la crise sociale qui guette le pays, les partis de l’opposition parlementaire semblent déterminés à livrer une bataille dure et sans répit lors des prochaines élections.

Le but est de tourner la page du gouvernement actuel, noyé dans les confusions de sa majorité parlementaire, pour ne pays dire sans majorité. Lequel gouvernement s’étourdit encore dans l’improvisation dans la gestion de la pandémie et des réformes qu’il entreprend, à cause des divergences qui minent son alliance gouvernementale.

Alors que la date exacte des prochaines élections dont les scrutins se tiendront le même jour, est toujours inconnue, l’Istiqlal, le PAM et le PPS se sont d’ores et déjà lancés dans la préparation du rendez-vous crucial avec les Marocains. Un des défis les plus ardus, compte tenu de la propension abstentionniste qui tente l’esprit de plusieurs citoyens qui ont perdu la foi en les vertus de la politique. Dans une déclaration commune, les trois principaux partis de l’opposition ont salué la tenue des préparatifs légaux et procéduraux des prochaines élections, en soulignant la nécessité du choix démocratique pour la réussite du nouveau modèle de développement. Le rapport étant toujours en phase de finalisation au sein de la Commission spéciale, qui a dû revoir sa copie pour reconcevoir l’avenir du Royaume à l’aune des révolutions apportées par la pandémie du Covid-19.

Convaincre les Marocains d’aller voter

À travers cette déclaration commune, les trois partis semblent se tracer une ligne directrice en vue des prochaines élections, dont l’objectif principal est de convaincre les Marocains à renouer avec les urnes et ne plus s’abandonner à la tentation abstentionniste. En plus de vouloir raffermir les institutions, l’Istiqlal, le PAM et le PPS ont fait part de leur ambition de surmonter la crise de confiance envers la politique. Une campagne basée sur des programmes et un débat intellectuel semble être la seule issue pour atteindre cet objectif comme l’a réitéré plusieurs fois le secrétaire général de l’Istiqlal Nizar Baraka.

Vers une majorité plus solide

Selon les trois partis, la conjoncture actuelle, aussi difficile soit-elle, implique un gouvernement vigoureux, issu d’une majorité forte, totalement contraire à celle d’aujourd’hui dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est qu’un simulacre d’alliance entre des partis qui n’ont rien en commun. Les divisions nombreuses sur plusieurs réformes cruciales (lois électorales, légalisation du Cannabis, reprise des relations avec Israël), en sont la meilleure preuve. Les trois partis estiment que le prochain Exécutif doit avoir une détermination solide pour mener les réformes économiques qu’il faut pour pousser le Maroc vers la croissance, après des mois de récession. Ces derniers ont également prôné une réconciliation nationale avec un nouvel élan de promotion des droits de l’Homme. Tout cela pour redonner du crédit à la politique et aux assemblées élues.