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Monde

Effondrement des cours du brut: Le marché pétrolier sous la loupe de Coface


le Jeudi 9 Avril 2020

Sous l’effet de Covid-19, les prix du pétrole sont en chute libre. Une situation sévère jamais vue depuis la guerre du Golfe en 1991.



Chute libre des cours de pétrole
Chute libre des cours de pétrole
De 64 dollars en début d'année, le prix du baril américain de WTI est tombé, mercredi à 24,92 dollars, pour la première fois depuis 2002. A Londres, le baril de Brent s’est établi à 32,60 dollars. Même après la crise de Covid-19, de l’avis des analystes, les prix resteront toujours au plus bas. D’après l’assureur crédit Français Coface, le prix serait de 45 dollars en moyenne sur l’année 2020 pour un baril de Brent.
 
« Le prix d’un baril de pétrole brut Brent franchissait le seuil des 70 dollars le 6 janvier 2020, suite à une montée des tensions géopolitiques au Moyen- Orient, après qu’une frappe aérienne américaine en Irak a tué l’influent général iranien Qassem Soleimani », souligne Coface dans un nouveau rapport.
 
Près de trois mois plus tard, après avoir atteint ce niveau rarement touché depuis le contre-choc pétrolier de 2014-2017, le baril de Brent s’échange à moins de 25 dollars, soit le niveau le plus faible depuis plus de 18 ans. Au cours de cette période, le COVID-19 est passé d’une épidémie chinoise à une pandémie globale, bouleversant les équilibres du marché pétrolier, est-il noté.
 
« Les prix du pétrole devraient connaître leur creux au 2ème trimestre 2020, avant de graduellement remonter au second semestre à mesure que l’activité et, avec elle, la soif d’or noir ne reprennent. La reprise des cours pourrait même être exacerbée si la production américaine s’effondrait en réaction aux prix plus bas», souligne Coface.
 

Les exportateurs peinent encore à se relever de la crise 2014-2016

« En effet, l’expérience suggère qu’une baisse de prix du pétrole se répercute sur les nouveaux forages aux États-Unis avec un retard moyen d’environ 4 mois, puis sur la production », indique la même source. Et d’ajouter : « cette baisse des prix sera particulièrement préjudiciable aux pays exportateurs de pétrole qui peinaient encore à se relever du contre-choc pétrolier de 2014-2016. Les prix du pétrole assurant l’équilibre budgétaire et extérieur sont supérieurs à notre prévision dans la grande majorité des pays exportateurs de pétrole. Les pays qui sont particulièrement exposés à l’effondrement des cours sont : Angola, Algérie, Nigéria, Irak, Koweït, Oman, Bahreïn, Azerbaïdjan et Kazakhstan.
 
Pour les pays importateurs, Coface estime que le choc sur la confiance des consommateurs provoqués par COVID-19 devrait effacer les gains éventuels de pouvoir d’achat des ménages consécutifs à la baisse des prix du pétrole. « Aussi bien en amont qu’en aval, le secteur pétrolier et gazier sera la première victime de l’effondrement des prix tandis que la chimie et les transports, secteurs pouvant traditionnellement bénéficier de prix du pétrole plus bas, souffriront également de la faible demande », est-il indiqué.

L’OPEP devait  se réunir ce jeudi 9 avril pour tenter de parvenir à un accord sur la fin de la crise  actuelle des prix du pétrole. 
 
  1. CHANNAJE
 

  


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