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Eau : Tout pour préserver une ressource vitale


Rédigé par L'Opinion Dimanche 30 Juillet 2023

Au cours de cette année, le chantier de l’Eau a connu une véritable impulsion suite aux orientations de SM le Roi Mohammed VI. Zoom sur les principales avancées d’un chantier stratégique.



Dans un contexte national et régional marqué par les impacts des changements climatiques et par la raréfaction des ressources hydriques, le Maroc subit les menaces de la sécheresse et dans les années à venir, ce phénomène devrait perdurer et s’exacerber d’ici 2050. Ceci démontre la gravité de la situation que nous vivons et l’importance de l’enjeu hydrique pour notre pays. Pour y faire face, le Royaume a mis en place une stratégie hydrique proactive pour exploiter à bon escient, assainir et préserver cette matière vitale. Depuis le 22 mars 2022, le Maroc a connu plusieurs avancées importantes, et surtout a été marqué par les orientations de SM le Roi Mohammed VI qui a inscrit la thématique de l’Eau au cœur de son discours prononcé au parlement en octobre dernier.

Le Souverain avait ainsi appelé à accélérer la réalisation du Programme national prioritaire de l’Eau 2022-2027, notant que « l’état actuel des ressources hydriques nous interpelle tous, gouvernement, institutions et citoyens. Il exige de nous un devoir de vérité et de responsabilité dans notre action pour remédier aux faiblesses et aux carences qu’elle révèle ». Une stratégie à trois piliers Quelques mois après le discours de Sa Majesté, les efforts entamés au niveau national se précisent et permettent déjà d’entrevoir les moyens de réaliser la vision royale en matière de sécurité hydrique.

Pour résumer l’approche stratégique actuelle du ministère de l’Equipement et de l’Eau, M. Nizar Baraka a récemment expliqué qu’en plus du pilier « classique » relatif à la mobilisation des eaux conventionnelles, la vision actuelle s’emploie à renforcer deux autres nouveaux piliers stratégiques, à savoir : l’utilisation des eaux non-conventionnelles et la gestion de la demande hydrique (voir infographie). « Avant, il était plus question de gérer l’offre hydrique, actuellement nous estimons fondamental de gérer la demande à travers la limitation du gaspillage, l’augmentation de la rentabilité des réseaux de distribution de l’eau et l’activation des contrats de nappe.

L’idée fondamentale étant que nous disposons aujourd’hui d’une stratégie où les efforts sont équilibrés au niveau de ces trois composantes et catégories d’action », précise la même source. Passage à la vitesse supérieure En application des orientations Royales, le ministère de l’Equipement et de l’Eau s’est ainsi attelé à la tâche d’accélérer les projets mis en œuvre dans le cadre du chantier vital de l’eau. « Nous avons actuellement 18 grands barrages en cours de réalisation, pour une capacité totale de 5.6 milliards de m3, qui s’ajouteront aux barrages déjà fonctionnels au niveau national et qui totalisent déjà une capacité de 20 milliards de m3. Nous avons œuvré à raccourcir de 6 à 12 mois les délais de réalisation des travaux de tous ces grands barrages programmés », précise le ministre, annonçant la finalisation récente de 3 grands barrages (Tidass, Toudgha et Agdz).

Afin de traiter la problématique d’envasement des barrages, M. Nizar Baraka a également annoncé le lancement, conformément à la vision royale, d’un programme qui devra bientôt établir la situation de cette problématique au niveau des ouvrages hydrauliques puis traiter les barrages prioritaires qui sont à un stade avancé d’envasement. A cet effet, plusieurs techniques sont prévues, notamment des travaux de surélévation.
 
Nous avons actuellement 18 grands barrages en cours de réalisation, pour une capacité totale de 5.6 milliards de m3 . 
 

Plan National de l’Eau

Concernant le Plan National de l’Eau, le ministre précise que cette feuille de route stratégique sera une consolidation des plans d’orientation pour l’aménagement intégré des ressources hydrauliques qui sont actuellement élaborés au niveau de chaque Agence de bassin. Cette approche down to top permettra de construire une vision globale et territorialisée. « Nous avons à ce jour validé 4 plans d’orientation (Kir-Ziz-Ghriss, Draa Oued Noun, Loukous et Sebou) d’ici fin 2023, toutes les autres ABH auront leurs plans afin de finaliser la version dénitive du Plan National de l’Eau », explique M. Nizar Baraka qui souligne que l’objectif du Plan National de l’Eau est d’éviter que l’eau soit un obstacle au développement tout en garantissant la sécurité hydrique du pays à travers une gestion rationnelle des eaux, la sécurisation de l’accès et de la disponibilité de l’eau quels que soit les impacts des changements climatiques. « Aujourd’hui, chaque goutte compte, doit être mobilisée et mise à profit », a notamment souligné M. Baraka.

 

Projet d’interconnexion : Le chantier liant Sebou et Bouregreg achevé à 99%

Le projet d’interconnexion entre le bassin de Sebou et celui de Bouregreg a été réalisé à hauteur de 99%, a affirmé, mardi à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Dans sa réponse à une question orale autour «des nouveautés de la politique hydrique» à la Chambre des Conseillers, M. Baraka a fait savoir que les travaux de transfert des eaux du Barrage garde du Sebou vers le Barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah débuteront à la fin de l’été, notant que cette opération d’interconnexion permettra l’approvisionnement des populations de Rabat et de Casablanca en 300 à 400 millions de mètres cubes d’eau potable annuellement. Le ministère déploie de grands efforts pour améliorer le débit des réseaux de distribution d’eau potable et d’irrigation pour atteindre 80%, et ce afin d’éviter le gaspillage qui peut grimper à 60% de ces eaux dans certains cas à cause de l’état délabré des canaux, a relevé le ministre.

Par ailleurs, M. Baraka a pointé du doigt «un recul structurel des ressources hydriques en raison des changements climatiques et de la hausse des températures moyennes, avec un recul des importations d’eau durant les dernières années à 14 milliards de mètres cubes». «Les retenues des barrages ont atteint 4 milliards et 78 millions de mètres cubes avec un taux de remplissage ne dépassant pas les 30%, ce qui constitue une moyenne très maigre», a-t-il souligné.

Pour surmonter ces défis, le ministère s’attèle à accélérer le rythme de réalisation des grands barrages déjà prévus en raccourcissant les délais d’achèvement entre 6 et 14 mois, outre la programmation de la construction de 8 autres grands barrages entre 2023 et 2027, et le lancement d’appels d’offres pour réaliser les travaux de construction de 5 barrages moyens avec une capacité de stockage totale de 63 millions de mètres cubes, a relevé le ministre. S’agissant des petits barrages et des lacs collinaires, M. Baraka a indiqué qu’il sera procédé, sur une base contractuelle avec les régions, à la réalisation de 129 barrages au cours des deux prochaines années avec une enveloppe budgétaire de 4 milliards et 270 millions de dirhams.

 

Transfert de l’eau : Pour une meilleure solidarité hydrique

Après le projet de raccordement direct des barrages El Massira et Idriss 1er au réseau d’alimentation en eau potable, le Royaume a entamé une nouvelle étape vers l’optimisation de son potentiel hydrique avec le tant attendu chantier d’interconnexion entre les bassins hydrauliques. Cité comme exemple de réalisation importante dans le discours de SM le Roi (prononcé au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature) et projet stratégique par excellence, le vaste chantier d’interconnexion des bassins de Sebou, Bouregreg, Oum Er Rbia et Tensift vise à assurer une souplesse et une meilleure gestion intégrée des ouvrages hydrauliques et renforcer la robustesse des systèmes hydrauliques face au changement climatique. Nécessitant un investissement estimé entre 3 et 5.4 milliards de dirhams, ce projet permettra également de mieux valoriser les ressources hydriques en sécurisant l’approvisionnement en eau potable de la zone côtière RabatEl Jadida et du Grand Marrakech, et réduire ainsi le déficit structurel en eau enregistré notamment dans les périmètres irrigués des Doukkala et du Haouz Central-N’fis. 

 

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