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Driss Jettou fait le point sur le budget 2021 de la Cour des Comptes


Rédigé par le Jeudi 5 Novembre 2020

Le président de la Cour Suprême des Comptes a affirmé que celle-ci ne peut pas assurer le suivi et le devenir des recommandations qu'elle formule dans ses rapports.



Driss Jettou fait le point sur le budget 2021 de la Cour des Comptes
C’est lors de sa présentation à la Chambre des Représentants, mercredi 04 novembre, que Driss Jettou a déclaré que les salaires et indemnités des employés des tribunaux financiers s'élèvent à 311 millions de dirhams dans le budget 2021, tandis que le budget attribué aux équipements et dépenses diverses atteignent 50 millions de dirhams.

Concernant le projet des sous-budgets de la Cour Suprême des Comptes pour l'année 2021, Driss Jettou a affirmé que l'enveloppe financière allouée à la Cour Suprême des Comptes s’établit à 39 millions de dirhams, dont 21 millions de dirhams en crédits de performance et 18 millions de dirhams attribués à l'équipement des sièges des tribunaux financiers en matériel informatique, technique et bureautique.

Les crédits accordés aux Cours régionales, quant à eux, atteignent  un budget de 11 millions de dirhams, en addition à 27 millions de dirhams au titre de crédits de performance ouverts à l'investissement.

Par ailleurs, Jettou a souligné que la Cour Suprême des Comptes publiera dans les prochains jours un rapport préliminaire sur le suivi des recommandations qu'elle formule dans ses rapports.

A ce propos, le président de la Cour a expliqué que « les commissions parlementaires, de par leurs spécialisations, peuvent également faire un suivi du respect de ces recommandations, en convoquant les ministres concernés par ces rapports ». Il a également fait remarquer qu'il est toujours en attente d'être convoqué par les commissions parlementaires, pour discuter de ce qui advient des recommandations émises par la Cour, mais cela ne se produit jamais.

Il a également préconisé une conjonction des efforts entre l'institution législative et la Cour Suprême des Comptes dans le but d’assurer le suivi de l’application des recommandations qu'il émet chaque année dans ses rapports, soulignant que la Cour Suprême des Comptes ne peut effectuer cette tâche.

De plus, l’ancien Premier ministre a souligné que la Cour travaille sur deux projets liés aux déclarations de propriétés et aux conflits d'intérêts, et un autre projet lié aux finances des partis politiques.

Pour conclure, Driss Jettou a estimé que : « Certes, nous comprenons les difficultés rencontrées par les partis et qu'un certain nombre de dépenses ne peuvent être justifiées. Il est vrai que je fais souvent remarquer aux juges de la Cour que le contrôle des dépenses des partis est très pointilleux. Cependant, dans la loi des finances publiques, nous devons absolument nous assurer du devenir de chaque dirham dépensé ». 

  


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