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Sport

Dopage : Accusée de tricherie, la Russie défend sa place dans le sport mondial


le Mardi 3 Novembre 2020

Après son exclusion des grandes compétitions, réclamée pour quatre ans par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA)



Dopage : Accusée de tricherie, la Russie défend sa place dans le sport mondial
Géant controversé du sport mondial, la Russie conteste depuis lundi devant la justice sportive son exclusion des grandes compétitions, réclamée pour quatre ans par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) après une cascade de tricheries. Pour ce litige sans équivalent en 36 ans d’existence du Tribunal arbitral du sport(TAS), le gendarme mondial du dopage avait demandé une audience publique, permettant de débattre ouvertement de cette affaire de dopage d’Etat digne des rivalités sportives de la Guerre froide.

Mais faute d’accord entre les parties, les trois arbitres désignés par le TAS ont entamé à 08h00 GMT l’examen à huis clos de ce dossier jusqu’à vendredi, finalement par visioconférence en raison de la situation sanitaire, avant de rendre leur décision à une date non communiquée.

L’enjeu est lourd pour les athlètes russes, menacés de quatre ans sans compétitions de prestige. Seuls pourront concourir ceux qui démontreront leur absence de recours au dopage, selon des modalités qui restent à préciser.

Fondée en 1999 dans la foulée du scandale Festina, l’AMA a de son côté déployé des efforts d’enquête inédits, et joue sa crédibilité au moment où les Etats-Unis menacent de lui couper les vivres pour mener leur propre croisade mondiale contre le dopage.

 Double manipulation 
Enfin, le Comité olympique international et les fédérations attendent du TAS des directives claires, à huit mois des JO de Tokyo, afin d’éviter la pagaille des dernières années dans le dossier russe. En effet, juste avant les Jeux de Rio en 2016, l’AMA avait recommandé une exclusion dessportifs russes refusée par le CIO, tandis qu’à quelques jours de l’ouverture des Jeux de Pyeongchang en 2018, le TAS avait blanchi 28 sportifs russes suspendus à vie par le CIO. Mais le cadre juridique est cette fois clair, puisqu’il s’agit de valider ou non la panoplie de sanctions proposées en décembre 2019 par l’AMA et refusées par l’agence antidopage russe, Rusada, en raison du trucage des fichiers informatiques du laboratoire antidopage de Moscou pour la période 2011-2015.