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Actu Maroc

DEPF : une reprise plus accélérée que prévue en 2021 ?


Rédigé par C.B le Mardi 21 Décembre 2021

La note de conjoncture de la DEPF pour le mois de décembre relève un regain de dynamique qui a caractérisé l’activité économique du Maroc, dans un contexte international de reprise plus robuste. Détails.



L’activité économique au Maroc a affiché, durant l’année 2021, un rétablissement progressif et significatif, à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance engagées et des résultats très positifs de la campagne agricole. « l’économie nationale a montré des signes de reprise dès le second trimestre 2021, en enregistrant un net rebond de 15,2%. » , annonce la DEPF dans sa publication économique mensuelle du mois de décembre. Et d’ajouter : « Cet élan de reprise a concerné la quasi-majorité des activités économiques bien qu’à des rythmes différenciés ». 

Sur le plan sectoriel, plusieurs branches d’activité ont réussi, courant de cette année de stabiliser leur rythme de progression et pour certaines de retrouver leur dynamisme d’activité d’avant la crise. Ainsi, la campagne agricole 2020-2021 est considérée parmi les meilleures campagnes de ces dix dernières années. « La valeur ajoutée agricole au titre de l’année 2021 atteindrait 130 MMDH, en hausse de 18% », estime la DEPF. Et de poursuivre : sur le plan des exportations du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire, « leur valeur s’est accrue de 9,1%, au terme des dix premiers mois de 2021, pour atteindre 56,3 MMDH, incorporant un renforcement des ventes à l’étranger de l’industrie alimentaire de 10,7% et des produits d’agriculture, sylviculture et chasse de 7% ».
 
le secteur extractif et du BTP poursuivent leur évolution favorable 

Pour sa part, l’indice de production du secteur extractif connaît une hausse de 5,8% au troisième trimestre 2021, portant sa croissance au terme des neuf premiers mois de 2021 à +3,6%. Cette évolution est en ligne avec la hausse de la production de phosphate roche, principale composante du secteur, de 5,7% au T3-2021. Au cours du mois d’octobre 2021, le secteur des phosphates et dérivés a enregistré une hausse de la valeur de ses exportations de 74,3%, suite au raffermissement des expéditions de phosphate roche de 57,3% et de celles de ses dérivés de 82%. Au terme des dix premiers mois de 2021, le chiffre d’affaires à l’export du groupe OCP s’est consolidé de 47,2%, pour atteindre 61,2 milliards de dirhams.

Le secteur du BTP, de son côté, préserve une évolution favorable, avancent les économistes de la DEPF. Les ventes de ciment, indicateur phare du secteur, se sont raffermies de 15,6% à fin novembre 2021, après une baisse de 11,6% un an auparavant.

Le tourisme toujours en berne, toutefois  ... 

Le secteur du tourisme quant à lui, affiche des indicateurs en decà de leur niveau pré- pandémie.  La note de la DEPF explique qu’après « une hausse notable de 201,7% au titre du troisième trimestre 2021 qui a coïncidé avec la réouverture des frontières nationales, les recettes touristiques ont maintenu leur évolution positive au cours du mois d’octobre 2021, enregistrant un accroissement de 58,5% ».
Ainsi, de juin à octobre 2021, les recettes touristiques se sont élevées à 21,1 MMDH, après respectivement 8,9 milliards et 38,5 milliards durant la même période des années 2020 et 2019. Au terme des dix premiers mois de 2021, la baisse de ces recettes a été contenue à -0,7% pour s’établir à 28,5 milliards de dirhams. En comparaison avec leur niveau d’avant la crise, les recettes touristiques ont reculé de 57,4% ou de 38,5 MMDH.

Globalement, la DEPF estime que  les perspectives de clôture de l’année 2021 s’annoncent favorables et l’économie nationale devrait terminer l’année 2021 avec un rebond du PIB, en volume, aux alentours de 6 %. Et de souligner qu’une telle progression permettrait au PIB de récupérer 99,5% de son niveau pré-Covid (2019), enregistrant ainsi l’un des meilleurs taux de croissance de la région MENA ». En d’autres termes, la récession et les effets de la crise seraient presque effacés en totalité, bien que certains secteurs clefs de l’économie, subissent encore les effets néfastes de la crise, « à l’instar du tourisme et des activités qui s’y rapportent, et le transport aérien », précise-t-on. 
 



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