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Actu Maroc

Crise Maroc-Espagne : Madrid joue la carte de l’apaisement


Rédigé par Anass Machloukh le Jeudi 3 Juin 2021

Après le retour du Chef du Polisario en Algérie, les membres du gouvernement de Pedro Sanchez ont multiplié les déclarations complaisantes à l’égard du Maroc appelant à une réconciliation. Faute d’une réaction officielle de Rabat quant à l’exfiltration de Ghali, l’Exécutif espagnol parie sur la diplomatie pour tourner la page. Détails




Après l’exfiltration de Brahim Ghali en Algérie, le gouvernement de Pedro Sanchez a choisi le pourrissement, si on se réfère aux déclarations du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita à Europe 1. Chose faite, le futur des relations entre le Maroc et l’Espagne semble plongé dans l’inconnu. Cependant, des signes venant du voisin ibérique laissent croire une volonté de Madrid de baisser la tension et trouver ainsi une issue favorable à la crise actuelle.

Après les échanges de tirs entre Pedro Sanchez et la diplomatie marocaine, des voix au sein du gouvernement espagnol appellent au calme. Le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a ardemment plaidé pour la préservation de la coopération bilatérale, en dépit des récents évènements (Affaire Brahim Ghali, crise migratoire de Sebta) qui ont failli provoquer une rupture entre Rabat et Madrid.

Dans une déclaration à la presse, le ministre espagnol a parié sur les vertus de la diplomatie pour éteindre le feu entre les deux pays voisins.  "Laissez la diplomatie faire son travail, ce qui est en train de se faire", a-t-il déclaré, tout en faisant part de son inquiétude quant à la rupture de la coopération sécuritaire et judiciaire.  « Il s'agit d'une coopération "importante, pertinente" et elle est "tout aussi efficace", a précisé le ministre, ajoutant « Nous sommes tous conscients que la coopération, la collaboration et l'échange d'informations sont des gages de sécurité pour nos sociétés respectives ».

En effet, les propos du ministre espagnol semblent aller dans le même sens de ceux du porte-parole du gouvernement Sanchez María Jesús Montero, qui a clairement appelé à la réconciliation, en déclarant que le Maroc « n’est pas n’importe quel pays, mais un pays avec lequel l’Espagne a une relation historique de voisinage, avec d'importants intérêts commerciaux mutuels de l'Europe en Afrique et de l'Afrique en Europe ».

Rappelons que Jusqu’à présent, le Maroc n’a pas encore réagi officiellement à l’exfiltration de Brahim Ghali.

  


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