Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Monde

Covid-19 : échec redouté pour le plan de relance de l'UE


Rédigé par La rédaction le Dimanche 19 Juillet 2020

Les Européens redoutaient dimanche de voir les négociations à Bruxelles sur un plan de relance post-coronavirus massif s'achever sur un échec, au moment où la pandémie a franchi le cap des 600.000 morts dans le monde.



Face à la progression du virus, de nombreux pays à travers le monde renforcent les mesures sanitaires. Dimanche, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne tentaient, pour le troisième jour consécutif, d'aboutir à un difficile compromis sur un plan de relance destiné à venir en aide à leur économie mise à genoux par la pandémie.
 
Malgré la "bonne volonté" des 27, "il est aussi possible qu'aucun résultat ne soit obtenu" dimanche, a prévenu la chancelière allemande Angela Merkel à son arrivée au sommet pour cette journée qualifiée de "décisive". Le président français Emmanuel Macron, qui défend ce plan à ses côtés, a lui prévenu que les "compromis" ne pouvaient pas se faire "au prix de l'ambition européenne".
 
Du montant global du plan, à l'équilibre entre prêts et dons, en passant par le contrôle des fonds versés ou un mécanisme liant les subventions au respect de l'Etat de droit dans les pays bénéficiaires, les points de dissension ne manquent pas.
 
L'unanimité nécessaire des 27 Etats membres rend un compromis particulièrement difficile.
 
Mme Merkel et M. Macron ont retrouvé dimanche matin le président du Conseil européen, Charles Michel, chef d'orchestre du sommet, pour décider de la marche à suivre, après 48 heures de discussions qui n'ont pas permis de faire plier les Pays-Bas et leurs alliés, les pays dits "frugaux" (Danemark, Suède et Autriche), ainsi que la Finlande. Très réservés sur ce projet, ces pays adeptes de l'orthodoxie budgétaire préfèrent nettement les subventions aux prêts.
 
Le dernier projet prévoit toujours un plan de 750 milliards d'euros, mais désormais composé de 300 milliards de prêts et 450 milliards de subventions -- qui n'auront pas à être remboursés par les bénéficiaires -- contre 250 milliards de prêts et 500 milliards de subventions initialement.

(Avec AFP)