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Monde

Covid-19 : L’An II


le Dimanche 3 Janvier 2021

Plus de 20 millions de cas aux USA, un nombre d’enfants hospitalisés à Londres, le Japon étudie l’opportunité d’un état d’urgence, le Covid entame fort le nouvel an.



Covid-19 : L’An II
La nouvelle année démarre sous pression sur le plan sanitaire: de Bangkok à Athènes, de nombreux pays ont durci les restrictions face au coronavirus, dont le nombre de cas a passé la barre des 20 millions aux Etats-Unis où la pandémie ne faiblit pas.

Après un certain assouplissement toléré pour les fêtes de fin d’année, la France et la Grèce ont durci leurs restrictions, alors que Bangkok met un éteignoir sur sa célèbre vie nocturne et que Tokyo réclame l’état d’urgence. 

A Gibraltar, c’est un nouveau confinement de deux semaines qui est imposé depuis samedi, en raison d’un doublement des cas en un mois pour lequel le nouveau variant du virus identifié au Royaume-Uni est soupçonné.

En Italie, l’ouverture des stations de ski a été reportée au 18 janvier, et non le 7 janvier comme initialement prévu.

Les Etats-Unis ont dépassé vendredi les 20 millions de cas de Covid-19, alors qu’une variante plus contagieuse du coronavirus a été décelée dans le Colorado, en Californie et en Floride.

L’épidémie, qui s’est aggravée depuis Thanksgiving, fin novembre, y a fait 78.000 morts en décembre et le bilan total s’élève désormais à 345.000 décès. Le sénateur Mitt Romney a exhorté vendredi le gouvernement à faire appel aux vétérinaires et aux médecins militaires pour accélérer la vaccination.

A l’échelle nationale, 186.000 nouveaux cas sont en moyenne diagnostiqués quotidiennement, mais les autorités sanitaires s’attendent à nouvelle hausse après les congés de fin d’année.

A Londres «des salles entières d’enfants» hospitalisés
Au Royaume Uni une grande partie du pays est reconfinée depuis le 31 décembre alors que plus de 50.000 contaminations quotidiennes ont été enregistrées ces derniers jours. 

Alors que la Grande bretagne fait face à une nouvelle flambée de cas de contamination au Covid-19, en partie liés à une nouvelle souche du virus plus contagieuse, le secrétaire de l’Education a annoncé vendredi le report de la rentrée scolaire dans les écoles primaires londoniennes.

«L’éducation et le bien-être des enfants restent une priorité nationale», a déclaré Gavin Williamson, qui a expliqué que le basculement en enseignement à distance était «une solution temporaire de dernier recours». Une décision qui intervient alors que plusieurs hôpitaux britanniques s’inquiètent du nombre croissant d’enfants hospitalisés. Dans une interview accordée à la radio BBC, la directrice du King’s College Hospital de Londres a ainsi fait état de «salles entières» consacrées aux enfants atteints du Covid-19. Des enfants et des jeunes adultes qui ne présentaient pas de problèmes de santé sous-jacents.

Ces derniers jours, plus de 50.000 cas de contamination quotidiens ont été enregistrés au Royaume-Uni tandis que près de 75.000 morts ont été recensés dans le pays depuis le début de l’épidémie. Les autorités ont décidé de reconfiner les régions les plus touchées et ce, malgré le lancement de la campagne de vaccination à laquelle se sont déjà soumis près de 950.000 citoyens.

Retour à l’état d’urgence à Tokyo
Le gouvernement japonais va étudier l’opportunité de déclarer l’état d’urgence réclamé par la métropole de Tokyo et trois autres préfectures face à la résurgence des cas de Covid-19, a déclaré samedi le ministre de l’Economie, chargé de coordonner la lutte contre l’épidémie.

Le gouvernement doit consulter des experts sanitaires avant de prendre une décision, a expliqué Yasutoshi Nishimura à la presse à l’issue d’une rencontre avec le préfet de la région de Tokyo et des représentants des trois préfectures voisines.

«Le gouvernement national et les trois gouverneurs s’accordent sur le fait que la situation dans la région de Tokyo s’aggrave au point qu’une déclaration d’état d’urgence pourrait être nécessaire», a-t-il dit. 

Réveillon-hommage aux victimes du Covid-19 au Brésil 
Alors que les Brésiliens ont basculé en 2021 en assistant à des feux d’artifice avec d’inhabituelles mesures de distanciation sociale, les médecins au chevet de patients atteints du Covid-19 dans une unité de soins intensifs près de Sao Paulo ont respecté une minute de silence en mémoire des victimes de l’épidémie.

Le personnel d’un hôpital situé en périphérie de la ville la plus peuplée du Brésil s’est tenu au pied des lits des patients se trouvant sous assistance respiratoire, avant de faire le tour des chambres pour transmettre les vœux, sans quitter leurs masques et autres protections sanitaires.

Pendant un temps, la monotonie du bruissement des respirateurs et autres sons émis par les appareils de contrôle a été rompue par le bruit de feux d’artifice à proximité.

Dans le pays, le plus touché au monde par la crise sanitaire après les Etats-Unis, l’humeur n’était pas à la fête partout, alors que 195.000 Brésiliens ont succombé au Covid-19 au cours de l’année écoulée. L’arrivée prochaine de vaccins a toutefois apporté une lueur d’espoir.