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Actu Maroc

Couvre-feu: Quand les Casablancais se rebellent


Rédigé par Siham MDIJI le Lundi 19 Avril 2021

Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, le Ramadan se passe une fois de plus en mode « restreint », mais certains Bidaouis se rebellent, notamment en violant les mesures du couvre-feu nocturne, instauré sur tout le territoire. Éclairage.



Le mois sacré du Ramadan est, pour la deuxième année consécutive, perturbé par le Covid-19, à cause des mesures restrictives, notamment le couvre-feu nocturne instauré par les autorités compétentes de 20h à 6h. Une décision qui intervient sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique concernant la nécessité de maintenir les mesures nécessaires, suite à l'apparition des nouveaux variants du Covid et de la forte mobilité de la population que connait habituellement le Ramadan. Mais la bataille avec certains contrevenants du couvre-feu est loin d’être gagnée dans quelques villes, notamment en pleine Capitale économique. 

Les Covidiots du couvre-feu

A Casablanca, les récalcitrants qui, soir après soir, se permettent de violer les restrictions sanitaires se font nombreux. Dans certains quartiers, rues et avenues, des Bidaouis ne tiennent pas compte de la situation épidémiologique et refusent de se soumettre aux règles édictées pour circonscrire la propagation du virus qui, hélas, poursuit ses ravages dans la métropole. Certes, exit les retrouvailles dans les cafés, mais les rues sont en libre-service, ce qui est assez pour certains. Juste après le ftour, des riverains s’agglutinent comme des mouches dans des coins du quartier, histoire de s’aérer, de fumer et de jouer aux cartes. « Je souffre chaque nuit. Une dizaine de jeunes, ne respectant ni les voisins ni le couvre-feu, viennent chaque soir sous les fenêtres et n’arrêtent pas de parler et de fumer », a mentionné une internaute, ajoutant que « nous pouvons être malmenés si nous leur parlons ». Quant à Omar, jeune casaoui, a indiqué qu'à« Derb Sultan, Lissasfa, Oulfa…Il n’y a absolument pas de respect de mesures préventives décrétées par les autorités compétentes. Le couvre-feu, n’en parlons même pas. Ce dernier est jeté aux oubliettes. Les gens se baladent, sans gêne, mais ils disparaissent tous une fois qu’une patrouille de police est là ».


Chasse aux récalcitrants 

Cette situation n’a pas manqué de faire réagir les autorités de la ville de Casablanca. Des rondes nocturnes sont organisées pour veiller à l’ordre et imposer le respect des décisions gouvernementales. Chaque soir, ces derniers sillonnent les quatre coins de la métropole en menant de vastes campagnes contre les contrevenants du couvre-feu qui ne semblent pas conscients des risques auxquels ils font face. Selon les informations relayées sur les réseaux sociaux, les agents d’autorité mettent en garde les jeunes et les enfants autorisés par leurs parents à jouer au ballon rond ou même d’organiser des tournois de foot « ramadanesque ». Ainsi, ils attirent leur attention sur les sanctions qu’ils peuvent encourir face à la désobéissance civile dans de telles circonstances sanitaires, l’irrespect de la distanciation sociale et le non-port du masque. 

  


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