Au fur et à mesure que les échéances électorales approchent, les partis politiques s’emploient à raffermir leurs rangs. De la majorité à l’opposition, on resserre les rangs. Pour sa part, le Parti de l’Istiqlal parie sur le rassemblement. Réunis samedi au Palais des Conférences de Bouregreg à Salé, les militants se sont donné rendez-vous à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil National. Une réunion dont le but essentiel est la mobilisation de toutes les forces militantes nécessaire à la veille des grands rendez-vous.
Ce rassemblement intervient dans un contexte de préparation des prochaines élections de 2026, au moment où la réforme électorale est en cours d’examen législatif au Parlement.
Nizar Baraka fixe ses ambitions
Le Parti de l’Istiqlal n’a jamais caché sa volonté de remporter le scrutin et de diriger le prochain Exécutif. Un objectif annoncé dès le 18ème Congrès général qui s'est soldé par la réélection de Nizar Baraka à la tête des héritiers d’Allal El Fassi. Après avoir redonné au parti son rayonnement perdu pendant la période dite “sombre”, Nizar Baraka porte l’espoir des Istiqlaliens de revenir au sommet du podium. Raison pour laquelle il a été reconduit au gouvernail du parti, qui n’a pas dirigé le gouvernement depuis le sacre d’Abbas EL Fassi en 2007.
Après huit ans à l’opposition, le parti a réintégré le gouvernement après une remontada électorale en 2021 où il est arrivé au deuxième rang avec 81 sièges à la Chambre des Représentants, ce qui en avait fait un allié naturel dans la majorité dont il est un pilier fondamental. Maintenant, l’enjeu est de poursuivre l'ascension avec un programme fidèle aux préceptes égalitaristes du père fondateur.
Elections : Pour une course morale et loyale
Face aux militants, il a affirmé que le parti place ses ambitions très haut. Il s’est dit convaincu que le succès du prochain scrutin législatif dépend de la participation des citoyens. Nizar Baraka a insisté également sur l’impératif de la moralisation du processus électoral. D’où la nécessité de moraliser la vie publique et les règles encadrant le scrutin, qui sont soumises à l’appréciation des députés.
L’Istiqlal exige cette revendication depuis longtemps. Dans son mémorandum adressé au ministère de l’Intérieur, le parti de la Balance a plaidé pour le plafonnement des dépenses de publicité électorale payante sur les réseaux sociaux et les supports télévisuels pour limiter l’impact de l’emploi massif de l’argent dans la course électorale au moment où l’égalité des chances devient un enjeu majeur.
Idem pour les comptes de campagne qui, du point de vue du parti, doivent être plus strictement audités et encadrés. Pour le reste des doléances, l’Istiqlal a appelé à renforcer la représentativité des jeunes et des femmes et à faciliter la participation des MRE au vote.
Les défis du prochain gouvernement
Il s’agit d’une condition sine qua non pour renforcer les institutions et déboucher sur un gouvernement fort, issu d’un Parlement populaire avec une légitimité démocratique. Le Maroc a besoin d’un Exécutif fort, capable de surmonter les défis et mener le Maroc sur le chemin de 2030. Le leader de l’Istiqlal a donné un aperçu sur sa vision de la prochaine étape. Deux défis majeurs, de son point de vue, s’imposent : la lutte contre les inégalités territoriales et la mise en œuvre du plan d’autonomie dans les provinces du Sud.
Il incombe au prochain gouvernement de faire marcher le Maroc à une seule vitesse et d'en finir avec les inégalités, qu’elles soient sociales ou territoriales, qui perturbent la marche du Royaume vers l’émergence.
Selon M. Baraka, il n’est plus acceptable que des régions ne bénéficient pas des fruits de la croissance. “Bien que nous soyons fiers des acquis de notre pays et de sa dynamique de développement, il ne faut pas oublier que des inégalités inadmissibles subsistent entre les régions et que des populations vivent dans des conditions difficiles, notamment dans les zones rurales et montagnardes”, a-t-il déclaré, rappelant qu’il est inadmissible que trois régions accaparent 60% du PIB alors que le reste partage les miettes du résidu (40%).
Nizar Baraka a jugé inacceptable que la croissance et le développement ne se traduisent pas assez par la création d’emplois. Selon lui, il n’est pas normal que le taux de chômage atteigne 35,8% chez les jeunes de 15-24 ans et que 21,9% des 25-34 ans soient inactifs. Le tableau est plus inquiétant chez les diplômés, dont 19% sont au chômage, a regretté le leader de l’Istiqlal.
Raison pour laquelle le prochain gouvernement a l’obligation de renverser la tendance pour rendre la croissance plus inclusive, plus productive et mieux répartie socialement et territorialement. M. Baraka a également mis en garde contre le problème des NEET (sans formation ni emploi) dont le nombre dépasse 1,5 million.
Idem pour l’accès aux services publics, notamment l’éducation et la santé où il y a des disparités criantes entre les régions. Nizar Baraka a cité quelques chiffres révélateurs : le taux de déscolarisation dans le milieu rural atteint 62,7% contre 30% dans les zones urbaines. Il en va de même pour la santé dont il est urgent de rééquilibrer la carte pour que l’offre de soins soit répartie plus équitablement.
Il faut, selon Nizar Baraka, capitaliser sur le bilan du gouvernement actuel, auquel participe le Parti de l’Istiqlal, pour aller de l’avant. Il s’est félicité des acquis réalisés depuis 2021 en matière de consolidation d’Etat social avec un record d’investissement public en 2026 (380 milliards de dirhams dont 140 milliards alloués à l’Education et la Santé et 20 milliards pour le développement territorial). Des efforts budgétaires louables, selon lui.
Le gouvernement du plan d’autonomie !
Aux yeux de l’Istiqlal, le prochain gouvernement est appelé à propulser le Maroc dans la période post 31 octobre avec la mise en œuvre du plan d’autonomie pour le Sahara dont les Nations Unies ont reconnu la prééminence. Nizar Baraka a salué l’approche participative de SM le Roi qui a lancé des consultations avec les partis politiques concernant l’élaboration de la version détaillée du plan marocain. Il a rappelé que le parti a transmis son mémorandum au Cabinet Royal. Là, le Secrétaire Général a estimé que l'autonomie va de pair avec le succès de la régionalisation avancée.
M. Baraka s’est félicité de la Résolution 2797 du Conseil de Sécurité, laquelle consacre les victoires de la diplomatie marocaine sous le leadership éclairé de SM le Roi. Au moment où l’initiative marocaine est érigée en cadre de référence, l’Istiqlal juge que la solution négociée doit consacrer impérativement l'intégrité territoriale et la souveraineté du Royaume.
Ce rassemblement intervient dans un contexte de préparation des prochaines élections de 2026, au moment où la réforme électorale est en cours d’examen législatif au Parlement.
Nizar Baraka fixe ses ambitions
Le Parti de l’Istiqlal n’a jamais caché sa volonté de remporter le scrutin et de diriger le prochain Exécutif. Un objectif annoncé dès le 18ème Congrès général qui s'est soldé par la réélection de Nizar Baraka à la tête des héritiers d’Allal El Fassi. Après avoir redonné au parti son rayonnement perdu pendant la période dite “sombre”, Nizar Baraka porte l’espoir des Istiqlaliens de revenir au sommet du podium. Raison pour laquelle il a été reconduit au gouvernail du parti, qui n’a pas dirigé le gouvernement depuis le sacre d’Abbas EL Fassi en 2007.
Après huit ans à l’opposition, le parti a réintégré le gouvernement après une remontada électorale en 2021 où il est arrivé au deuxième rang avec 81 sièges à la Chambre des Représentants, ce qui en avait fait un allié naturel dans la majorité dont il est un pilier fondamental. Maintenant, l’enjeu est de poursuivre l'ascension avec un programme fidèle aux préceptes égalitaristes du père fondateur.
Elections : Pour une course morale et loyale
Face aux militants, il a affirmé que le parti place ses ambitions très haut. Il s’est dit convaincu que le succès du prochain scrutin législatif dépend de la participation des citoyens. Nizar Baraka a insisté également sur l’impératif de la moralisation du processus électoral. D’où la nécessité de moraliser la vie publique et les règles encadrant le scrutin, qui sont soumises à l’appréciation des députés.
L’Istiqlal exige cette revendication depuis longtemps. Dans son mémorandum adressé au ministère de l’Intérieur, le parti de la Balance a plaidé pour le plafonnement des dépenses de publicité électorale payante sur les réseaux sociaux et les supports télévisuels pour limiter l’impact de l’emploi massif de l’argent dans la course électorale au moment où l’égalité des chances devient un enjeu majeur.
Idem pour les comptes de campagne qui, du point de vue du parti, doivent être plus strictement audités et encadrés. Pour le reste des doléances, l’Istiqlal a appelé à renforcer la représentativité des jeunes et des femmes et à faciliter la participation des MRE au vote.
Les défis du prochain gouvernement
Il s’agit d’une condition sine qua non pour renforcer les institutions et déboucher sur un gouvernement fort, issu d’un Parlement populaire avec une légitimité démocratique. Le Maroc a besoin d’un Exécutif fort, capable de surmonter les défis et mener le Maroc sur le chemin de 2030. Le leader de l’Istiqlal a donné un aperçu sur sa vision de la prochaine étape. Deux défis majeurs, de son point de vue, s’imposent : la lutte contre les inégalités territoriales et la mise en œuvre du plan d’autonomie dans les provinces du Sud.
Il incombe au prochain gouvernement de faire marcher le Maroc à une seule vitesse et d'en finir avec les inégalités, qu’elles soient sociales ou territoriales, qui perturbent la marche du Royaume vers l’émergence.
Selon M. Baraka, il n’est plus acceptable que des régions ne bénéficient pas des fruits de la croissance. “Bien que nous soyons fiers des acquis de notre pays et de sa dynamique de développement, il ne faut pas oublier que des inégalités inadmissibles subsistent entre les régions et que des populations vivent dans des conditions difficiles, notamment dans les zones rurales et montagnardes”, a-t-il déclaré, rappelant qu’il est inadmissible que trois régions accaparent 60% du PIB alors que le reste partage les miettes du résidu (40%).
Nizar Baraka a jugé inacceptable que la croissance et le développement ne se traduisent pas assez par la création d’emplois. Selon lui, il n’est pas normal que le taux de chômage atteigne 35,8% chez les jeunes de 15-24 ans et que 21,9% des 25-34 ans soient inactifs. Le tableau est plus inquiétant chez les diplômés, dont 19% sont au chômage, a regretté le leader de l’Istiqlal.
Raison pour laquelle le prochain gouvernement a l’obligation de renverser la tendance pour rendre la croissance plus inclusive, plus productive et mieux répartie socialement et territorialement. M. Baraka a également mis en garde contre le problème des NEET (sans formation ni emploi) dont le nombre dépasse 1,5 million.
Idem pour l’accès aux services publics, notamment l’éducation et la santé où il y a des disparités criantes entre les régions. Nizar Baraka a cité quelques chiffres révélateurs : le taux de déscolarisation dans le milieu rural atteint 62,7% contre 30% dans les zones urbaines. Il en va de même pour la santé dont il est urgent de rééquilibrer la carte pour que l’offre de soins soit répartie plus équitablement.
Il faut, selon Nizar Baraka, capitaliser sur le bilan du gouvernement actuel, auquel participe le Parti de l’Istiqlal, pour aller de l’avant. Il s’est félicité des acquis réalisés depuis 2021 en matière de consolidation d’Etat social avec un record d’investissement public en 2026 (380 milliards de dirhams dont 140 milliards alloués à l’Education et la Santé et 20 milliards pour le développement territorial). Des efforts budgétaires louables, selon lui.
Le gouvernement du plan d’autonomie !
Aux yeux de l’Istiqlal, le prochain gouvernement est appelé à propulser le Maroc dans la période post 31 octobre avec la mise en œuvre du plan d’autonomie pour le Sahara dont les Nations Unies ont reconnu la prééminence. Nizar Baraka a salué l’approche participative de SM le Roi qui a lancé des consultations avec les partis politiques concernant l’élaboration de la version détaillée du plan marocain. Il a rappelé que le parti a transmis son mémorandum au Cabinet Royal. Là, le Secrétaire Général a estimé que l'autonomie va de pair avec le succès de la régionalisation avancée.
M. Baraka s’est félicité de la Résolution 2797 du Conseil de Sécurité, laquelle consacre les victoires de la diplomatie marocaine sous le leadership éclairé de SM le Roi. Au moment où l’initiative marocaine est érigée en cadre de référence, l’Istiqlal juge que la solution négociée doit consacrer impérativement l'intégrité territoriale et la souveraineté du Royaume.





















