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Brexit : Réunion urgente UE/GB sur un plan britannique


le Jeudi 10 Septembre 2020

Une réunion urgente s’est tenue hier jeudi à Londres avec pour objectif la mise au point sur les positions des protagonistes.



Brexit : Réunion urgente UE/GB sur un plan britannique
Un haut responsable de l’Union européenne s’est rendu jeudi à Londres pour une réunion d’urgence avec des responsables britanniques au sujet du projet britannique de rompre une partie de l’accord de divorce sur le Brexit.

La décision britannique d’enfreindre le droit international en écrasant une partie de l’accord de retrait de l’UE a alarmé les dirigeants européens et menace de saborder les négociations déjà fragiles entre le Royaume-Uni et l’UE sur le commerce et les relations futures.

 Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, devait rencontrer Michael Gove, le ministre britannique de la préparation du Brexit, lors d’une réunion organisée à la hâte.

 Les deux hommes dirigent une commission mixte chargée de régler les règles post-Brexit pour l’Irlande du Nord, la seule partie du RoyaumeUni à partager une frontière avec un membre de l’UE, l’Irlande.

Garder cette frontière exempte de postes de douane et d’autres obstacles est l’un des principaux objectifs de l’accord de retrait signé par les deux parties il ya moins d’un an. 

Une frontière ouverte sous-tend l’accord de paix qui a mis fin à des décennies de violence en Irlande du Nord.

Le gouvernement britannique conservateur du Premier ministre Boris Johnson a annoncé cette semaine qu’il prévoyait de légiférer pour se donner le pouvoir de déroger à certaines des dispositions de l’accord sur le commerce de l’Irlande du Nord.

L’accord n’est pas ouvert à une renégociation

L’annonce a suscité des avertissements sévères de la part de l’UE.

L’accord de retrait n’est pas ouvert à la renégociation et nous espérons que la lettre et l’esprit de l’accord de retrait seront pleinement respectés ‘’, a déclaré Sefcovic. De nombreux politiciens et avocats britanniques ont également exprimé leur inquiétude, affirmant que renoncer à un engagement international juridiquement contraignant saperait la réputation de la Grande-Bretagne de faire respecter la loi et l’ordre.

Si l’on ne peut pas nous faire confiance pour respecter notre parole sur cette question, alors pourquoi quelqu’un nous ferait-il confiance à l’avenir? ‘’, A déclaré Edward Garnier, un ancien solliciteur général britannique.

La Grande-Bretagne a quitté les structures politiques de l’UE le 31 janvier et fera une pause économique lorsqu’une période de transition de 11 mois se terminera le 31 décembre. Les deux parties tentent de conclure un nouvel accord commercial d’ici là, mais les pourparlers se sont enlisés sur des questions telles que les droits de pêche dans les eaux britanniques et les règles de concurrence loyale pour les entreprises.

Les négociateurs en chef des deux parties, David Frost et Michel Barnier, devaient mettre fin hier jeudi à leur dernier cycle de négociations. Les deux parties affirment qu’à moins d’un accord d’ici octobre, la GrandeBretagne fait face à une sortie sans accord économiquement perturbatrice le 1er janvier.

  


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