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Actu Maroc

Banque mondiale : le Maroc en pointe en matière de croissance dans la région MENA


Rédigé par Chaimae Barki le Vendredi 8 Octobre 2021

La reprise économique dans la région MENA est «timide et inégale», indique la Banque mondiale dans un rapport publié ce jeudi 7 octobre 2021. Toutefois, d’après les estimations de l’institution, le Maroc affichera la croissance la plus élevée parmi les pays de la région. Détails



Dans ce climat plutôt morose, l’économie marocaine parvient à tirer son épingle du jeu et fera probablement l’exception dans sa région. La Banque mondiale estime une perte sèche à près de 200 milliards de dirhams pour la région MENA, toutefois, dans ce tableau plutôt sombre pour la région, l’institution multilatérale  s’attend désormais à ce que le PIB réel du Royaume enregistre une croissance de 5,3% en 2021. C’est 1,1 point de plus que la prévision établie en avril dernier. Le Maroc ferait ainsi mieux que l’Egypte (+5,1% en 2021), L’Arabie saoudite (+3,5%), la Jordanie (+3,3%), le Qatar (3%) ou encore la Tunisie (+2,9%) et l’Algérie (+2,6%, après une récession de 15,1% en 2020). En ce qui concerne le PIB réel par habitant, indicateur qui sert à mesurer le niveau de vie d’une population, le Maroc fait là aussi mieux que tous ses voisins, avec une croissance estimée à 4% en 2021 par la Banque mondiale (+3,6% pour l’Egypte, +0,4% pour la Tunisie et +0,2% pour l’Algérie). 
 
Par contre ce bilan ne relève pas de l’optimisme ...
 
 Selon l’institution de Bretton Woods, ce bulletin d’information économique de la région MENA  , ne relève pas de l’optimisme. En effet, celui-ci décrit en détail les contraintes qui pesaient sur les systèmes de santé de la région avant l’avènement de la pandémie, notamment en raison d’une forte masse salariale publique détournant des investissements qui auraient pu être affectés à des services sociaux tels que la santé. Le rapport qualifie ce symptôme de «myopie budgétaire». « L’impact désastreux de la pandémie sur l’activité économique régionale est un rappel douloureux du lien inextricable qui existe entre le développement économique et la santé publique. Nous sommes confrontés à une triste réalité : les systèmes de santé de la région MENA, qui étaient considérés comme relativement développés, se sont effondrés face à la crise », a affirmé Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « À l’avenir, il va falloir mettre davantage l’accent sur le renforcement des fonctions essentielles de santé publique et utiliser le pouvoir des données de santé et des systèmes de prévention sanitaire comme levier pour accélérer la reprise dans la région et se préparer aux futures urgences de santé publique que pourraient générer de nouvelles pandémies, des catastrophes d’origine climatique et même des conflits sociaux », a-t-il ajouté .
 
La « myopie budgétaire » en chiffres 
 
D’après le rapport, le PIB régional s’est contracté de 3,8 % en 2020 et devrait croître de 2,8 % en 2021.  Par ailleurs sur l’ensemble de la région, le PIB réel moyen par habitant ne devrait augmenter que de 1,1 % en 2021, après avoir diminué d’environ 5,4 % en 2020, souligne le document, notant que vers fin 2021, il sera toujours inférieur de 4,3% au taux enregistré en 2019, et d’ajouter que 13 pays de la région sur 16 auront un niveau de vie inférieur à ce qu’ils connaissaient avant la pandémie.
 
Ainsi, «la reprise dépendra aussi du déploiement rapide et équitable des vaccins, particulièrement au moment où apparaissent de nouveaux variants du virus », explique l’institution financière basée à Washington, ajoutant que, l’incertitude politique dans certains pays et le rythme de relance de l’activité touristique dans d’autres présentent aussi des risques pour la croissance .