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Tribune libre

Autour de l’action politique amazighe au Maroc


Rédigé par Mohammed FARISI le Jeudi 11 Février 2021


Tout d’abord, il faut indiquer que les Amazighes en cette période sont passés vers un autre type de la pratique politique. En fait, depuis plusieurs années la défense de la cause amazighe était dans un cadre qu’on appelle les organisations civiles, telles les associations culturelles. Aujourd’hui, la pensée politique a changé. En effet, ce changement n’est pas arbitraire, mais est dû à plusieurs facteurs. En outre, c’est une réponse à la question qui a habité durant plusieurs années l’âme du mouvement amazighe : qu’est-ce qu’il faut faire ?

D’ailleurs, le fait de vouloir continuer sur le chemin de la défense de la cause amazighe rend évident l’émergence de nouvelles initiatives, tel le front de l’action politique amazighe, qui se considère comme une réponse à la situation actuelle.

Dans le même contexte, on remarque qu’il y a des points de vue qui vont à l’encontre de cette initiative. Cela est normal tant qu’on parle d’un mouvement qui se caractérise par une dynamique interactive avec l’actualité.

Partant de ces deux courants, le premier qui accepte l’action politique au sein des institutions officielles, et le deuxième qui la refuse, l’observateur va remarquer à travers les indications d’aujourd’hui, que le premier courant, accepteur, est plus fort que le second, qui ne l’est pas..

Pour avancer dans ce débat, on doit poser quelques questions afin de bien soutenir cette initiative :
  • Quels sont les points forts du courant de l’action politique ?
  • Est-ce que le front de l’action politique est une réponse correcte pour l’amazighité au Maroc ?
 
Les points forts du courant de l’action politique

En fait, si on évoque les points forts du courant d’action politique amazighe, on les abordera en termes relatifs. Ce qui fait qu’au fond d’elle il existe un mouvement soumis à « la loi des marées ».
La force de ce courant réside dans un premier temps dans les avantages subjectifs et objectifs qui marquent cette période historique, ainsi que les indicateurs de changement du système politique marocain. Pour plus de détails on va mettre en lumière les indicateurs en question :

Au niveau des avantages objectifs :
  • Le changement de discours du système politique marocain.
  • Le lent éloignement de la soumission orientale.
  • Le déclin de la gouvernance des Islamistes, la même chose pour les Gauchistes.
  • L’intérêt aux causes nationales telle la cause du Sahara.
Au niveau des avantages subjectifs :
  • Organisation parfaitement achevée.
  • Polarisation des militants démocratiques.
  • Une dimension nationale.
  • L’union autour d’un même projet.
  • Insistance sur les niveaux social et économique.
A travers ces avantages, on remarque que tous les courants politiques anciens sont devenus sans influence. Cela implique, qu’aujourd’hui, c’est le temps des militants, ceux qui croient au travail au sein des institutions officielles. 

Outre cela, il ne faut pas oublier que sans pouvoir politique les lois organisationnelles amazighes ne pourront jamais être activées officiellement dans toutes les directions.

Ceux qui s’intéressent à l’initiative du front de l’action politique Amazighe ont remarqué que, une fois les amazighes acceptaient l’action dans son cadre officielle, un ensemble de partis politiques ont réagi positivement face à ce pas significatif. Les partis qui ont récusé ce projet vont sûrement reconnaître sa valeur à l’avenir. Mais, l’essentiel pour le front reste : l’engagement dans des partis sans idéologie. 

L’action politique est une réponse correcte pour l’amazighité au Maroc 

En fait, à travers la question : est-ce que le front de l’action politique amazighe est une réponse fiable actuellement, bien sûr, dans un terme relatif ? on trouve, d’une part, que cette organisation est une composante du mouvement amazigh et, d’autre part, qu’il y a un courant radical à l’intérieur de ce mouvement qui refuse cette vision. Alors dans ce contexte, la question qu’on doit poser, et qui est considérée comme une réponse en même temps, est la suivante : est-ce que les mécanismes de la pratique politique radicale sont bien développés ? La vérité, c’est malheureusement non ! Car si c’était l’inverse, leur influence apparaîtrait déjà sur scène.

D’ailleurs, l’absence du courant radical réside dans :
  •  La non évolution du discours, qui influence négativement la pratique.
  • La rétrogression du débat intellectuel.
  • L’absence de l'encadrement politique des nouvelles générations.
  • L’absence de construction des organisations politiques.
Ces facteurs constituent une crise structurelle et formelle, ce qui rend alors l’émergence du front une nécessite, si l’on croit que la nature a horreur du vide.

En fait, l'appel à affaiblir ce courant ne profite pas à la cause amazighe en général, car en revenant aux lois dialectiques qui animent le mouvement, on constate que la loi de l'unité des contraires constitue la connexion des composants malgré leur contradiction, et c'est l'essence par laquelle tout mouvement continue à se développer.

Pour conclure, on peut dire que le front d’action politique amazighe est une initiative qui émerge de conditions objectives, et sa continuation est une nécessité de même objective. A ce stade, tous les intellectuels et les démocrates sont invités à s’engager dans ce projet, pour arriver à bien développer l’amazighité au Maroc.

 

  



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