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Edito & Chronique

Au suivant !


le Jeudi 12 Décembre 2019


C’est à seulement deux jours de la date programmée pour des élections présidentielles massivement rejetées par la rue algérienne, que le tribunal de Sidi M’Hammed d’Alger a choisi de prononcer son verdict à l’encontre de deux anciens Premiers ministres du régime Bouteflika. Il s’agit en l’occurrence d’Ahmed Ouyahia et d’Abdelmalek Sellal qui ont été respectivement condamnés à 15 et 12 ans de prison, mardi 10 décembre. Icônes  d’un Etat oligarchique, corrompu et défaillant, les deux hommes ont été publiquement et symboliquement immolés sur l’autel de la justice populaire pour servir de défouloir à une opinion publique en constante ébullition.

Leur lourde condamnation, présentée comme un gage de reddition des comptes et de rupture avec l’ancienne ère, convoite le double objectif d’encourager l’afflux vers les urnes en ce jeudi, jour d’élections, et d’apaiser, tant que faire se peut, la colère du peuple algérien qui perdure depuis plusieurs mois. Mais tout laisse croire que ces objectifs ne seront pas atteints, puisque cette même rue algérienne qui a fait montre d’une impressionnante maturité en maintenant la pression sur ses dirigeants, tout en s’abstenant habilement de succomber à la tentation de la violence et de la subversion, veut un solde de tout compte de l’ancien régime et non pas de simples avances sur crédit comme semblent l’êtres les condamnations de Sellal,  d’Ouyahia et d’autres seconds couteaux. Aussi, tant que des reliquats de l’ancien régime resteront à la manœuvre et tant que le système et la Constitution de ce pays ne seront pas structurellement révisés, cette rue continuera à gronder et à demander le changement, le vrai. 
 
Majd EL ATOUABI

  



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