Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Monde

Attaque du pétrolier israélien: Washington pour une «réponse collective», Téhéran répondra à tout «aventurisme»


Rédigé par la rédaction le Mardi 3 Août 2021

Antony Blinken a annoncé qu’«il y aura une réponse collective» à l’attaque en mer du pétrolier israélien. Téhéran a averti qu’il répondrait à tout «aventurisme» s’il est pris pour cible.



« Nous sommes en contact étroit et nous nous coordonnons avec le Royaume-Uni, Israël, la Roumanie et d’autres pays. Et il y aura une réponse collective. » Ces mots ont été prononcés par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, lundi 2 août. Le même jour, les États-Unis ont promis une « réponse collective » avec leurs alliés contre l’Iran.

En cause, l’attaque meurtrière perpétrée par ce dernier contre un pétrolier géré par un milliardaire israélien en mer d’Oman. « L’Iran continue d’agir de manière terriblement irresponsable », a-t-il déploré devant la presse à Washington. « Les actes iraniens sont une menace directe contre la liberté de navigation », a-t-il ajouté. Dimanche, le secrétaire d’État avait évoqué une « réplique appropriée et imminente » en concertation avec des alliés des États-Unis. Jeudi, le pétrolier Mercer Street a été la cible d’une attaque au drone en mer d’Oman.

L’attaque a fait deux morts, un Britannique employé par la société de sécurité Ambrey, et un membre d’équipage roumain, selon l’armateur Zodiac Maritime, une société internationale basée à Londres et gérée par Eyal Ofer.

Israël, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Roumanie ont pointé du doigt l’Iran. Mais Téhéran a rejeté ces accusations. « La République islamique d’Iran n’hésitera pas à protéger sa sécurité et ses intérêts nationaux », a averti lundi le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes Saïd Khatibzadeh. Elle « répondra immédiatement et de manière décisive à tout aventurisme », a-t-il insisté.

Téhéran a averti, lundi, qu’il répondrait à tout «aventurisme» s’il est pris pour cible. Une réaction de l’Iran qui intervient après que Washington, Londres et Israël l’ont accusé d’être derrière une attaque meurtrière contre un pétrolier en mer d’Oman. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a affirmé dans la journée que «l’Iran doit faire face aux conséquences» de l’attaque.

L’Iran protégera sa sécurité et ses intérêts

L’Iran a averti, lundi 2 août, qu’il répondrait à toute agression le visant. «La République islamique d’Iran n’hésitera pas à protéger sa sécurité et ses intérêts nationaux», a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh.

Il promet aussi, dans un communiqué, que son pays «répondrait immédiatement et de manière décisive à tout éventuel aventurisme».

Israël, les États-Unis et le Royaume-Uni ont déclaré, dimanche, avoir la conviction que l’Iran était à l’origine de l’attaque menée au large d’Oman contre le Mercer Street, un pétrolier exploité par des intérêts israéliens, et qui a provoqué la mort d’un Britannique et d’un Roumain à bord. Téhéran a nié toute implication, estimant que «le régime sioniste (Israël, NDLR) doit cesser de (lancer) de telles accusations infondées», a déclaré, dimanche, Saïd Khatibzadeh. «L’Iran n’hésitera pas un instant à défendre ses intérêts et sa sécurité nationale».

Ambassadeurs convoqués

Lundi, le ministère des Affaires étrangères britannique a convoqué l’ambassadeur d’Iran, Mohsen Baharvand, au sujet de cette «attaque illégale». Les déclarations émanant de Londres ont suscité la «protestation» de Téhéran, où le chargé d’Affaires britannique a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères iranien, selon l’agence de presse officielle, Irna.

Le ministère a dit «rejeter et condamner fermement ces propos précipités, contradictoires et infondés», a-t-on ajouté de même source. «La sourcede l’insécurité dans le Golfe persique n’est pas l’Iran mais la présence de navires et forces militaires de pays qui ne sont pas de la région».

Boris Johnson a averti que l’Iran devrait «faire face aux conséquences» de l’attaque «inacceptable et scandaleuse» qui a fait deux morts, dont un Britannique. «Je pense que l’Iran doit faire face aux conséquences de ce qu’il a fait», a déclaré le chef du gouvernement, «il s’agit clairement d’une attaque inacceptable et scandaleuse contre un navire commercial».

Les autorités roumaines ont elles aussi convoqué l’ambassadeur d’Iran à Bucarest. «S’ils ont des preuves pour soutenir leurs affirmations infondées, ils devraient les fournir», a déclaré Saïd Khatibzadeh, reprochant à Londres et Washington de garder le «silence» s’agissant des «attaques terroristes» visant les «navires commerciaux» iraniens.

 

Raïssi promet la levée des sanctions US

Ebrahim Raïssi a été investi mardi comme nouveau président de la République islamique d’Iran en promettant des mesures pour lever les sanctions «tyranniques» imposées à Téhéran par les Etats-Unis.

L’ancien procureur a été intronisé dans ses nouvelles fonctions par le guide suprême de la révolution, Ali Khamenei, lors d’une cérémonie à Téhéran. Considéré comme un ultraconservateur, il succède au modéré Hassan Rohani, qui a effectué deux mandats consécutifs.

«Nous chercherons à lever les sanctions tyranniques imposées par l’Amérique», a déclaré Raïssi lors d’un bref discours retransmis à la télévision.

Ebrahim Raïssi, qui est âgé de 60 ans, s’est également fixé pour priorité d’améliorer la situation économique, notamment affectée depuis trois ans par le rétablissement de sanctions américaines après le retrait de Washington de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.

Le nouveau président iranien, lui-même visé par des sanctions américaines pour des violations présumées de droits de l’homme dans ses fonctions passées, prêtera serment jeudi devant le Parlement et aura une semaine pour composer un gouvernement.