Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Après la sortie de Sanchez, Bourita porte l’estocade


Rédigé par S.A le Lundi 31 Mai 2021

Le commentaire du président du Gouvernement espagnol, Perdo Sanchez, « rejetant la déclaration marocaine en la liant à la migration », suscite «une grande surprise» indique le ministère des affaires étrangères qui vient de publier son deuxième communiqué ce lundi.



Tout en soulignant que le Maroc n’a pas l’habitude de s’engager dans des polémiques au sujet des déclarations de hauts responsables de pays étrangers, le ministère des affaires étrangères a précisé que toutes les dernières déclarations de responsables diplomatiques marocains, «y compris le ministre, l’Ambassadeur de Sa Majesté à Madrid et le Directeur Général, n’évoquent aucunement la question migratoire».
 
La déclaration faite plus tôt dans la journée par la diplomatie marocaine, «n’aborde que brièvement la question migratoire, et justement pour rappeler la bonne coopération», note le ministère qui n’a pas manqué d’ajouter un petit coup narquois en déclarant qu’il «est donc légitime de se demander si Monsieur le Président du Gouvernement espagnol a bien lu les différentes déclarations inhérentes à cette crise et en particulier celle d’aujourd’hui».
 
Par ailleurs, sur un ton plus ferme, la tutelle a affirmé que ce n’est pas aux responsables étrangers de définir quel ministre marocain doit parler de quels sujets. «Au Maroc, la gestion de la crise concerne plusieurs institutions et départements étatiques, dont le ministère des Affaires étrangères qui ne fait que porter, dans le cadre de ses attributions, la position nationale, aux niveaux diplomatique et médiatique», a martelé le ministère.
 
Le communiqué rappelle également que le Maroc a souligné à plusieurs reprises que la crise bilatérale n’est pas liée à la question migratoire. «La genèse et les raisons profondes de la crise sont désormais bien connues, notamment de l’opinion publique espagnole». Évoquer la migration ne doit pas être un prétexte pour détourner l’attention des véritables causes de la crise bilatérale, conclut la même source.

  


Dans la même rubrique :
< >