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Monde

Après la pandémie, la crise économique mondiale ?

Covid-19


le Mardi 7 Avril 2020

Devrait-on s’attendre à une crise économique mondiale dans un futur proche ? Deux scénarios se présentent aux experts.



Selon les prévisions, la Chine ne se remettrait d’une crise économique mondiale qu’en 2021, les États-Unis et l’Union européenne deux année après.
Selon les prévisions, la Chine ne se remettrait d’une crise économique mondiale qu’en 2021, les États-Unis et l’Union européenne deux année après.
Les experts de la société de conseil McKinsey se sont penchés sur les éventuels scénarios de développement de l’économie mondiale post pandémie, comparant entre l’option pessimiste et celle optimiste. Mais tout dépendra des mesures que les gouvernements prendront pour lutter contre la pandémie.

En fonction des efforts déployés par les gouvernements pour lutter contre la pandémie de coronavirus, le développement de l’économie mondiale pourrait suivre deux scénarios, selon les spécialistes de la société de conseil McKinsey.

Au meilleur des cas, une forte récession d’un trimestre, qui pourrait être la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale, sera suivie par une reprise spectaculaire. La condition essentielle à cette évolution est que la pandémie soit vaincue avant la fin du deuxième trimestre de 2020.

Dans ce cas, la Chine se remettra rapidement et reviendra à son niveau de production de fin 2019 d’ici à l’automne. Aux États-Unis, la récession sera plus forte et la croissance de l’économie américaine sera nulle au cours de l’année. L’Union européenne souffrira encore plus, avec une récession d’environ 4% de son économie en un an. Globalement, le taux de croissance de l’économie mondiale diminuera de 1,4% durant l’année.

Au pire des cas, les schémas suggèrent que l’épidémie ne pourra pas être contenue et que la grosse partie de la population mondiale souffrira d’infection par coronavirus. La gravité des répercussions de cette évolution sur l’économie mondiale dépendra aussi du bon fonctionnement des mesures prises par les gouvernements pour soutenir l’économie.

La Chine, une tête d’avance sur l‘Occident

En cas d‘échec de ces tentatives, ce serait la banqueroute pour de nombreuses banques, d’où un effondrement du système financier et de la production, entraînant une crise pendant de longs mois. Si des mesures de soutien à l’économie mondiale sont prises, cela conduira à une reprise rapide.

Selon l’un des scénarios pessimistes examiné en détail par les experts de McKinsey, la Chine ne se remettra qu’à la mi-2021, les États-Unis et l’Union européenne ne reviendront à leur niveau d’avant la crise que deux année après. Grâce à la Chine, l’économie mondiale se redressera un an plus tôt.

Les pays en développement traverseraient la nouvelle crise plus facilement, tandis que les Occidentaux connaîtraient un choc énorme. Ce qui ne manquerait pas d’entraîner des changements profonds dans le monde et le comportement des êtres humains, estiment les experts de la société de conseil.

Pandémie et chute des cours du pétrole

Du côté de Moscou, on pense qu’il faudrait s’attendre à une crise économique mondiale dans un futur proche.

Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, la crise économique mondiale à venir et les prix du pétrole ont été dans le viseur du porte-parole du Kremlin, après la pandémie de coronavirus, une crise économique aura cours et il vaudrait mieux agir avec les autres pays. Faisant le linkage entre la pandémie qui frappe le monde actuellement et l’augmentation de la production du pétrole et sa répercussion (à la baisse) sur les cours, Peskov a souligné que l’augmentation de la production de pétrole conduira à un minimum en ce qui concerne son prix, chose qui ne profite à aucun pays.

«Bien sûr, nous voyons maintenant que nos partenaires saoudiens ont appliqué des réductions [de prix, ndlr] sans précédent, et une augmentation sans précédent de la production. Ce qui a conduit à ce que bientôt toutes les réserves de pétrole du monde soient remplies. Les navires-citernes ne sont plus utilisés pour le transport de pétrole, mais comme des bidons flottants. Enfin, nous allons simplement obtenir un prix du pétrole minimal, ce qui ne profite à aucun pays», a déclaré Dmitri Peskov dans une émission sur la chaîne Rossiya 1.

Pour sa part, la Russie est déterminée à négocier de manière constructive sur le pétrole et ne voit pas d’alternative, selon le porte-parole. Le 3 avril, Vladimir Poutine a tenu une réunion sur la situation du marché mondial du pétrole, au cours de laquelle il a déclaré que la Russie était prête à travailler avec ses partenaires de l’OPEP et avec les États-Unis pour trouver une solution mutuellement acceptable en ce qui concerne les prix du pétrole.