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Algérie – Espagne : fracture nasale pour le régime des généraux


Rédigé par Majd EL ATOUABI le Dimanche 12 Juin 2022



Algérie – Espagne : fracture nasale pour le régime des généraux
Le 8 octobre 2002, alors que les relations maroco-espagnoles étaient au plus bas suite à l’épisode fâcheux de l’îlot Leïla (du 11 au 20 juillet 2002), lors duquel les deux Royaumes avaient failli en venir aux armes, nos «frères» et voisins algériens concluaient un étrange traité d’amitié avec le gouvernement du très controversé et notoirement anti-marocain José Maria Aznar. À l’époque, et compte tenu du contexte tumultueux dans lequel il avait été signé, il n’échappait à personne que ce traité n’était rien d’autre qu’une alliance et un deal crapuleux conclus sur le dos du Maroc et contre ses intérêts.

Un peu moins de vingt années plus tard, en ce début du mois de juin 2022, c’est ce même traité qui vient de tomber à l’eau après son abrogation par la présidence algérienne suite à l’alignement espagnol en faveur de la marocanité du Sahara. Ce fabuleux retournement de situation, dont le mérite revient aux efforts titanesques et au travail de longue haleine abattus par la diplomatie marocaine sous la supervision directe de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, vient couronner un cycle vertigineux de victoires diplomatiques contre le régime des généraux algériens qui se retrouve aujourd’hui, plus que jamais, pris dans son propre piège de l’isolement géographique dans lequel il voulait enfermer le Maroc.

Le régime militaire algérien qui s’est rarement, par le passé, aventuré à enquiquiner plus fort que lui, se contentant de fourrer son «Nif» dans les affaires internes du Maroc dont il n’a eu de cesse d’essayer de contrarier le parachèvement de l’intégrité territoriale, tout en clamant qu’il n’était pas partie prenante au conflit artificiel autour du Sahara, vient en effet de prouver le contraire et de révéler aux yeux du monde qu’il en était le principal instigateur. En voulant dicter sa conduite à Madrid dans le domaine très sensible et foncièrement souverain de la gestion des affaires diplomatiques, et après avoir rompu le fameux traité d’amitié, ce régime est allé jusqu’à user du racket économique à travers une directive officielle et officieuse émanant d’une association bancaire professionnelle et instituant un véritable blocus commercial à l’encontre de l’Espagne.

Il n’en fallait pas plus pour s’attirer les foudres de l’ensemble de la communauté européenne qui a clairement menacé l’Algérie de fermes représailles économiques et diplomatiques. Et quelle a été la réaction de la «Force Frappante» après avoir subi cette humiliation publique sur la scène internationale en se faisant aplatir le pif contre le solide bloc communautaire européen ? Contrairement au Maroc qui est resté droit dans ses bottes des mois durant face aux manœuvres hostiles et aux pressions européennes, les généraux algériens se sont empressés de ravaler leur fierté, de ranger leurs «faux Nifs» et de démentir, toute honte bue, la moindre velléité hostile à l’égard de l’Espagne.
 

Majd EL ATOUABI



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