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Actu Maroc

Ait Taleb fait l’éloge de la décision du Maroc concernant l'hydroxychloroquine


Rédigé par S.J le Dimanche 7 Juin 2020

Après l’annonce de la reprise des essais cliniques sur l'hydroxychloroquine (HCQ) par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, n’a manqué de chanter les louanges des mesures entreprises par le Maroc pour le maintien du même protocole de traitement.



Ait Taleb fait l’éloge de la décision du Maroc concernant l'hydroxychloroquine
Le Maroc «a eu raison de maintenir le protocole thérapeutique à base de chloroquine» pour traiter les malades du nouveau coronavirus (Covid-19), a affirmé, dimanche, le ministre de la Santé, ajoutant que son département «dispose d'un rapport pharmacovigilance» en relation avec l'utilisation de la chloroquine et «qui prouve qu'on a eu raison d'avoir maintenu notre décision».

«Au moment où l'Organisation mondiale de la santé avait appelé à suspendre les essais cliniques au niveau mondial, le Maroc est resté attaché à sa décision initiale, dont la pertinence a été démontrée quelque jours après», a-t-il soutenu, lors d'un webinaire pour les professionnels de la santé et de la presse, insistant que la chloroquine «a un effet très positif dans le traitement du Covid-19».

En effet, plusieurs chercheurs ont eu un doute sur ce mode de traitement, après la publication d’une étude le 22 mai dans la revue scientifique The Lancet, qui conclut que HCQ, dérivée de l’antipaludéen chloroquine, n’est pas efficace contre la Covid-19 et qu’elle augmente même le risque de décès et d’arythmie cardiaque. Même l'OMS a décidé de suspendre ses essais en la matière, avant de se rétracter quelques jours après. Pour expliquer la reprise des essais le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a indiqué lors d’un point presse, le 3 juin, que le comité de suivi de sécurité des données (DSMB), qui seul a accès à l’intégralité des données brutes de Solidarity (l’essai clinique international, lancé par l’OMS), n’a pas constaté de signal de toxicité significatif parmi les patients recevant de l’hydroxychloroquine. Une déclaration qui se présente comme une victoire pour plusieurs pays, notamment le Maroc qui n’a pas adhéré aux conclusions de l’étude de la revue britannique.

Le Maroc maitrise bien la chloroquine

Ceci dit, M. Ait Taleb a rappelé que «le Maroc connait bien la chloroquine depuis longtemps, à travers son utilisation dans la médecine interne et pour le traitement du paludisme», relevant que ses effets indésirables «ne posaient pas problème, du fait qu'ils sont connus et qu'on les maîtrisait parfaitement».

Il a également déclaré qui’ils sont «fiers» des décisions «judicieuses et prospectives» en matière de protocoles thérapeutiques, saluant le comité technique et scientifique «qui a pris des décisions très importantes et très efficientes car, en intégrant la chloroquine au protocole thérapeutique», il a «permis d'éviter des répercussions» chez les personnes atteintes par la Covid-19.
 
Par ailleurs, rappelons, qu’une nouvelle équipe de chercheurs britanniques a annoncé vendredi 5 juin avoir mis fin à une vaste étude sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine, un traitement antipaludéen, chez les patients atteints du COVID-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, les premiers résultats n'ayant apporté aucune preuve d'efficacité. «Nous avons conclu que l’hydroxychloroquine n’a aucun effet bénéfique sur les patients hospitalisés avec Covid-19», ont annoncé, vendredi 5 juin, les professeurs de l’Université d’Oxford, Peter Horby et Martin Landray (chercheurs en chef de l’essai britannique Recovery). Celui-ci a recruté depuis le mois de mars plus de 11 000 patients dans 175 hôpitaux du National Health Service (NHS) du Royaume-Uni. Ainsi, la polémique continue.  

  


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