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Affaire Ghali : Jiménez innocente le ministère de l’Intérieur espagnol


Rédigé par Siham MDIJI le Mardi 8 Février 2022

Le « numéro 2 » de la police espagnole a témoigné, lundi 7 février, dans l’affaire de l’entrée illégale de Brahim Ghali en Espagne. Un témoignage qui vise à mettre au clair l’implication du ministère de l’Intérieur.



Affaire Ghali : Jiménez innocente le ministère de l’Intérieur espagnol
Etant la cause principale derrière le déclenchement d’une crise diplomatique entre Rabat et Madrid, l’affaire Brahim Ghali ne semble pas finir de sitôt. Le juge d’instruction Rafael Lasala, en charge d’enquêter sur les circonstances ayant entouré l’entrée du leader du Polisario sur le territoire espagnol, ne semble pas, quant à lui, prêt de lâcher ce feuilleton judiciaire.

Dans le cadre de ladite enquête, la justice espagnole avait convoqué le « numéro deux » de la police à témoigner afin de clarifier si le ministère de l’Intérieur a couvert l’arrivée de Ghali, le 18 avril de l’année dernière, sous le voile de « raison médicale ».

Implication du ministère de tutelle

Le directeur adjoint opérationnel (DAO) de la police nationale, José Ángel González Jiménez, a, à cet effet, comparu, lundi 7 février, en tant que témoin, devant le juge d’instruction, Rafael Lasala, a révélé le média espagnol La Razon.

Dans sa déposition en tant que témoin par visioconférence, Jiménez a nié toute connaissance de l’entrée en catimini et sous fausse identité de Brahim Ghali, affirmant qu’il n’a entendu parler de cette affaire qu’à travers les médias, a fait savoir la même source. Une révélation tout à fait contradictoire avec celles du commissaire général au renseignement de police, Eugenio Pereiro, qui a été convoqué à témoigner devant le même juge, le 30 novembre 2021.

L’un des objectifs du chef du tribunal d’instruction numéro 7 de Saragosse, Rafael Lasala, était, selon La Razon, de comparer la version de Jiménez et Pereiro qui, dans son témoignage, avait affirmé qu’un informateur lui avait fait part de l’arrivée du chef du Polisario, le 18 avril 2021, à la base militaire de Saragosse.

A la découverte de la réalité

Outre cela, le DAO a nié avoir eu connaissance de deux rapports de police, de septembre 2009 et mars 2021, en matière des efforts fournis pour tenter de localiser le chef du polisario respectivement sur ordre de l’ancien chef du tribunal national José de la Mata, et son successeur Santiago Pedraz, a souligné la même source.

Jiménez a fait remarquer que la police n’avait aucun document officiel prouvant que c’était bel et bien Ghali qui avait été admis à l’hôpital de San Pedro de Logroño, où il a été admis sous la fausse identité de Mohamed Benbatouch.

A ce sujet, l’hôpital de Logroño avait récemment confirmé l’accueil du leader du Front Polisario qui a été identifié comme l’un des « patients arrivant dans une ambulance médicalisée et est admis aux soins intensifs ». Une information de plus qui a été révélée par l’employée du service d’admission de l’hôpital, entendue, comme témoin, le 14 décembre dernier, a indiqué Vozpopuli après avoir consulté un document officiel de la police.

Les médecins, ayant déjà témoigné, ont tous rejeté la responsabilité sur les dirigeants du gouvernement de Rioja qui ont, selon eux, géré l’admission du leader du Polisario.



Siham MDIJI








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