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Actu Maroc

ASMEX : La Commission Logistique traite des scenarii pour la reprise


Rédigé par N. BATIJE le Lundi 18 Mai 2020

Par le biais de visioconférences, l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) traite de l’impact du Covid-19 sur la logistique et le commerce international.



ASMEX : La Commission Logistique traite des scenarii pour la reprise
Cette fois, c’est au tour de sa Commission Logistique d’en évaluer l’impact et de proposer des recommandations à même d’aider les exportateurs à gérer la crise et de les renseigner sur les possibilités de l’après-crise.

A cet effet, cette Commission a tenu, tout récemment, une réunion afin de débattre des problèmes logistiques rencontrés par les exportateurs dans ce contexte difficile au sein duquel plusieurs secteurs, aux prises avec de grandes perturbations des chaînes logistiques, que ce soit en amont ou en aval, ont du mal à résister ou à s’en sortir.

Présidée par M. Hassan Sentissi El Idrissi, Président de l’ASMEX et M. Abdelaziz Mantrach, Vice-président de l’ASMEX et Président de la Commission Logistique, cette rencontre fut animée par des invités de marque dont M. Brahim Aït Addi, Chef de la division de la Réglementation et de la Facilitation commerciale au ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique, M. Salim Quouninich, Directeur de RAM-Cargo et M. Younes Jalal, Directeur général de Transit Jalal. Au cours de cette rencontre, plusieurs participants ont partagé leurs expériences et apporté leurs témoignages.

Des constats alarmants

Un communiqué de presse de l’ASMEX indique que, suite aux perturbations du commerce international et à l’arrêt d’activité que connaissent plusieurs lignes de production au Maroc et à travers le monde, les exportateurs marocains sont confrontés à une situation inédite. Et les constats sont alarmants : Toutes les chaînes logistiques aériennes, terrestres ou maritimes sont bousculées tant par la propagation du nouveau Coronavirus-Covid-19 que par les mesures prises par les gouvernements pour lutter contre la pandémie. Et au niveau des industriels et des exportateurs, l’heure est aux ruptures de stocks, à l’arrêt, faute d’intrants, des lignes de production, à la suspension des contrats et aux défauts de paiement…

A titre d’exemple, précise-t-on de même source, le secteur pharmaceutique exportateur subit une rupture de stocks au niveau du marché africain dans la mesure où chaque exportation de médicament est désormais soumise à une autorisation et une étude au cas par cas.

Idem pour le secteur de la pêche à l’export doublement touché tant par l’effet du repos biologique du début de l’année que par l’impact négatif de Covid-19 sur l’approvisionnement, en amont, de la matière première.

Au niveau de l’agroalimentaire, le secteur, après plusieurs problèmes liés à la baisse de la demande, au retard des livraisons et à l’annulation de plusieurs commandes, commence à peine à se stabiliser ces dernières semaines. 

Des solutions novatrices

En termes de solutions, le même communiqué précise que la Commission Logistique de l’ASMEX suit de très près l’évolution de la situation et accompagne les exportateurs pour trouver des réponses opérationnelles telles que le regroupement des marchandises destinées à l’export dans le but d’augmenter le volume et de faciliter le transit.

Et c’est justement à ce titre que lors du débat avec les exportateurs et les responsables du département de tutelle, M. Sentissi a rappelé que rien ne sera plus comme avant et que les entreprises doivent se préparer avec la mise en place de véritables feuilles de route qui comprennent de nouvelles mesures de sécurité et d’hygiène mais aussi de nouvelles approches commerciales et logistiques. La vigilance doit redoubler lors des transactions à l’international en raison de l’insolvabilité de certains clients et de l’augmentation des risques.

A l’avenir, l’exportateur doit développer sa capacité à être agile, anticiper et planifier les incertitudes et doit avoir un business modèle flexible pour être capable de changer de produit, de marché destinataire, de diversifier les sources d’approvisionnement…

Pour Mantrach, président de la Commission Logistique, « se préparer pour l’après-Covid-19, est un virage délicat à négocier. Certaines entreprises vont y arriver parce qu’elles ont déjà anticipé les impacts de la crise à travers la veille et se sont adaptées, mais d’autres vont malheureusement se trouver en grande difficulté. Il est de notre devoir de les accompagner et les aider à surmonter la crise ou plus exactement les crises liées au Covid-19 ».

N. BATIJE