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        Cinéma
 
Ciné-Script: Au-delà de toute pudeur

Par : Ahmed  ARAIB

Les voix s’élèvent de plus en plus contre une certaine tendance du cinéma marocain. Depuis “Ex-shamkar” jusqu’à “Much loved”, en passant par “Casanegra”, “Marock”, “Amours voilées” et “Zéro”, le public marocain est devenu attentif, voire même vigilant vis-à vis de l’orientation actuelle, jugée dégradante et dangereuse, des films réalisés par les cinéastes d’origine marocaine. On dit d’origine car il y a un point commun à tous ces cinéastes “audacieux” qui ne fournissent des efforts de “création” que dans l’instauration du vulgaire dans nos films, en dépit de toute éducation, pudeur ou respect au public auquel sont destinés ces films. La plupart de ces cinéastes, dont les films ont créé une certaine polémique, atteignant l’apogée avec “Much loved”, toujours à “l’honneur”, ont évolué en Europe, fréquentant parfois les bas-fonds, et de ce fait nourris d’un langage défiant toute pudeur. Transmettre ce langage issu du cru sur les écrans relève de l’incapacité de faire mieux et correct. Ce sont des films qui se sont distingués par ce seul facteur qu’est le langage vulgaire. A part cela, rien à signaler d’important. Les dialogues des films, comme cela est signalé dans un article ci-joint, doivent constituer la cerise sur le gâteau. Mais il faut d’abord le gâteau. C’est ce qui manque aux films cités et non cités, réalisés ces derniers temps et ayant comme dénominateur commun le vulgaire, aussi bien visuel que sonore, décidés à ce suffire de ce seul facteur complémentaire mais non essentiel. L’argument avancé pour se livrer à un tel “exploit”, est que les dialogues des films sont réalistes et puisés dans la société. Certes, une frange de la société utilise un langage cru et grossier, traduisant largement le mode d’éducation qui incombe aux individus. Cela ne date pas d’aujourd’hui et les cinéastes de jadis, aussi bien les Marocains que leurs homologues étrangers, en prenaient une parfaite connaissance. Cependant, ni les uns ni les autres n’ont veillé à son transfert sur les écrans, par respect, par pudeur, par gêne, et surtout que leur éducation qui ne permettait nullement une si basse entreprise. Les cinéastes d’aujourd’hui, souvent incompétents, ne risquent pas de s’entourer d’un tel honneur. C’est comme si, dans le temps de “Wechma”, “Le coiffeur du quartier des pauvres”, “Le mirage”, “Le grand voyage”, et “Chergui”, le langage vulgaire n’existait pas. D’autre part, on ne peut s’aligner stupidement derrière les slogans vides et dénués de crédibilité émis d’associations fantoches, au non de la liberté d’expression. Le cinéma est un art, un mode d’expression, un moyen de communication, mais également un facteur de prise de conscience, d’éducation, d’orientation au service de la société et du peuple qui le finance dans la plupart des cas. Il ne doit pas constituer un champ de dépravation immorale à détruire les mœurs auxquelles les peuples civilisés sont indéfectiblement attachés.   

6/6/2015
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“Les mécréants” de Mohcine Basri
Traiter du terrorisme dans les films marocains ne relève plus du tabou. “Les mécréants” de Mohcine Basri, sorti récemment en DVD, s’aligne au film “Les chevaux de dieu”, qui revient sur les événements sanglants du 16 mai 2003,

Il en est autrement du film de Basri, qui ne traite pas d’un événement particulier, il est plutôt articulé autour d’un kidnapping opéré par des islamistes mus par la compréhension erronée de la religion musulmane leur permettant de justifier largement leur acte. On est en plein désert, dans un lieu inconnu où les antagonistes, terroristes et victimes, se découvrent mutuellement. En communiquant peut-être mal, mais en communiquant toutefois. Ce groupe d’individus sans scrupule tient en otage une troupe de théâtre sur le point de donner sa première représentation. Son ambition sera étouffée dans l’œuf par cette initiative terroriste et sans lendemain. Il s’agit d’ores et déjà d’un scénario original traitant d’un sujet en perpétuelle importance d’autant plus que le danger nous guette tous les jours et nous menace dans notre relative tranquillité. Le film, sans discours amplement politique, s’apparente plus à un thriller. L’intrigue est dans l’attente de celui, le chef suprême, qui ne vient finalement pas. Et son absence va créer le chaos, bousculer la hiérarchie, semer le désordre, voire détruire l’édifice. Tout finit par revêtir une connotation symbolique dans ce film. Le choix d’une troupe de théâtre renvoie au rapport des convictions extrêmes vis-à-vis de l’art et de la création en général. La référence à un chef absent témoigne de l’absence d’une vision éventuelle chez ces individus en mal d’existence. Le revirement facile d’un des leurs démontre la superficialité de leur idéologie collective. Le désir enfoui des corps prouve leur comportement hypocrite et refoulé. L’isolement spatial traduit l’encerclement réducteur d’une idéologie marginale. Tout beigne dans une ambiance de jeunes qui reflète avec une réelle sincérité le mal de vivre d’aujourd’hui par une jeunesse à la recherche de quelconques repères.
D’autant plus que cette histoire, largement puisée dans la réalité actuelle, dans sa dimension idéologique, politique et sociale, est supportée par des acteurs crédibles, excités en permanence et en harmonie parfaite avec les préoccupations actuelles. 

  Résumé du film
  Sur l’ordre de leur chef spirituel, trois jeunes islamistes marocains kidnappent un groupe de jeunes comédiens partis en tournée avec leur dernière création.

Fiche technique
Titre arabe   :  Al maghdobi Alaihim
Origine        :  Maroc
Année        :  2011
Durée         :  1h 30
Réalisation :  Mohcine Basri
Scénario     :  Mohcine Basri
Image        :  Pascal Montjovent
Son            :  Taoufik Mekraz
Montage     :  Naima Bachiri
Production  :  Akka Films

Fusion Films
Fiche artistique
Jamila       Haouni
Maria        Lalouaz
Omar        Lotfi
Amine       Naji
Mustapha  Houari

6/6/2015
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Ciné - star : 10 choses que vous ignorez peut-être sur ...  : Christopher Lee
93 ans, plus de 200 films, un passé d’agent secret, une passion pour le métal symphonique : à l’occasion de l’anniversaire de Sir Christopher Lee, découvrez quelques informations insolites sur l’acteur britannique.

  1 - C’est l’un des acteurs les plus prolifiques

Christopher Lee se revendique comme le recordman pour le cinéma. On estime qu’il a ainsi tourné dans 230 à 300 longs métrages. Il est d’ailleurs cité dans le “Guinness Book”

  2 - Il est le cousin du papa de James Bond
 
Christopher Lee a fréquenté Ian Fleming, qui était un lointain cousin par alliance (le beau-père de Lee était l’oncle maternel du créateur de 007).
Ce dernier, qui souhaitait voir Lee camper le “Dr. No” dans la première aventure cinéma de l’agent secret, mourra en 1964, dix avant que l’acteur ne devienne Scaramanga dans “L’Homme au pistolet d’Or”.

 3 - Il a été agent secret

Volontaire dans la Royal Air Force durant la Seconde Guerre Mondiale, Christopher Lee a surtout fait partie du Special Operations Executive ou “Ministry of Ungentlemenly Warfare”, un service secret initié par Winston Churchill et dédié aux “opérations spéciales” en Europe. Au sein de ce service, il collaborera notamment avec son cousin Ian Fleming, qui s’inspirera de son expérience pour créer l’univers de 007.
 4 - Il a rencontré J.R.R. Tolkien
 
  C’est même le seul membre de l’équipe de la saga du “Seigneur des Anneaux” (dans laquelle il campe Saroumane), à avoir eu cet honneur. Grand fan des romans, Christopher Lee avoue les relire régulièrement et était même consulté par Peter Jackson et ses équipes dans le processus de création de l’univers, en tant qu’expert de l’univers de la Terre du Milieu.
 
5 - Il a incarné Dracula et Frankenstein
 
Respectivement dans “Frankenstein s’est échappé”, “Le Cauchemar de Dracula” (et 8 autres longs métrages), “La Malédiction des pharaons”, “Je suis un monstre” (où il campait le tandem Marlowe / Blake, inspiré du roman de Stevenson), “Le Masque de Fu-Manchu” (et quatre autres films), “Sherlock Holmes et le collier de la mort”.

 6 - Il était très proche de Peter Cushing
 
Meilleurs ennemis à l’écran (où Cushing a notamment incarné Victor Frankenstein et le Professeur Van Helsing), Christopher Lee et Peter Cushing étaient les meilleurs amis du monde à la ville. Ils ont joué dans 24 longs métrages ensemble… et partageaient presque leur anniversaire (Cushing est né le 26 mai, Lee le 27).

 7 - Il est presque au centre de l’univers hollywoodien

L’université de Virginie a élaboré un calculateur, baptisé The Oracle of Bacon, qui détermine les talents les plus liés à d’autres talents du cinéma… et donc par définition au centre de l’univers d’Hollywood (sur le modèle des “Degrés de Séparation”). Christopher Lee est 24e avec un score de 2.90431, l’acteur le mieux classé (et donc au centre de l’univers) étant Eric Roberts avec un score de 2.83285.
 
8 - Il a tourné en France
   
 Acteur polyglotte (il parle anglais, français, allemand, espagnol, italien, grec, elfe…), Christopher Lee a tourné dans quelques films français, notamment dans “Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l’apocalypse” face à Jean Reno… et “Dracula père et fils” face à Bernard Ménez. Il a reçu les insignes d’Officier des Arts et des Lettres le 11 décembre 2002.

 9 - Il a refusé “Star Wars”… pour revenir dans la nouvelle trilogie

Au milieu des années 70, Christopher Lee est approché pour le rôle du Grand Moff Tarkin dans “Star Wars”. Il refusera la proposition mais suggérera son ami Peter Cushing, qui se glissera dans l’uniforme de l’officier de l’Empire. Lee retrouvera la galaxie lointaine très lointaine de George Lucas en 2002 et 2005 en incarnant le Comte Dooku dans les épisode II et III.
Il a depuis prêté sa voix au personnage dans le film dérivé de la série “Clone Wars”.

  10 - Il est fan de métal
 
Christopher Lee est un grand fan des groupes Manowar et Rhapsody, pour lesquels il a même participé à certains morceaux et albums. Christopher Lee a lui-même enregistré un album métal symphonique en 2010, “Charlemagne: by the sword and the cross”, à l’âge de 87 ans.

6/6/2015
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Ciné - zoom : Les dialogues de films
Un mauvais dialogue peut-il venir gâcher une bonne mise en scène? Un bon dialogue peut-il en revanche relever un mauvais scénario? Les réponses à ces deux questions sont à donner au cas par cas. Une chose est sûre: le dialogue est un art d’écrire. Quand il est bon, chaque mot est un moyen de comprendre l’univers du metteur en scène, toujours singulier, et une indication de la direction à prendre pour le personnage. Le dialogue est également la vitrine du film, son identité immédiate.

Depuis l’essor des bandes-annonces, il canalise l’essence du film en quelques mots, le représente en une formule concentrée, sorte de pitch offert aux plus fainéants d’entre nous. Il détient le même pouvoir direct qu’un proverbe ou qu’une formule de one-man-show, avec sa part de facilité et/ou de mauvaise foi. Depuis un certain Michel Audiard, le public est habitué aux répliques qui claquent, aux rétorques qui boostent l’intelligence, aux remarques qui flattent la répartie. Le dialogue est un art reconnu, il est ce qui brille, la face apparente de l’iceberg. Comme le précise Francis Veber:”il est la cerise sur le gâteau, mais il faut faire le gâteau avant”. Décrié par la Nouvelle Vague, le travail d’Audiard n’a pourtant jamais cessé de fasciner le public. Si son imagination est intarissable, sa recette est pourtant simple: Audiard théâtralise le dialogue au cinéma, et place en avant le parler-bistrot. Il présente essentiellement, mais pas seulement, des personnages spirituels sachant résumer, dans la moindre de leurs phrases, leur expérience en des aphorismes heureux et brillants. Ajoutez à cela l’inestimable privilège qu’apporte le crédit de stars comme Gabin, Ventura ou Blier, et vous êtes encore loin du phénomène! La crémière qui parle comme l’ingénieur, de façon définitive et pince-sans-rire, et se prononce sur le sort du monde et de la vie, avec trivialité et conviction… Qui n’a jamais été étourdi par une de ces répliques populaires   De l’impact incisif de ces répliques émergent alors une modernité infinie et une acceptation immédiate par le spectateur, qui s’approprie le film en un clin d’œil. La réplique existe pour le spectateur, et par le spectateur. Devenu objet promotionnel, le dialogue célèbre très vite le culte de l’acteur lui-même, bien plus souvent seul à l’affiche qu’autrefois, cherchant à le mettre en valeur et participant de fait au phénomène de starification. Les années 80 voient l’avènement de mastodontes du grand écran, tel Arnold Schwarzenegger et ses répliques devenues cultes, des punch lines placées au bon endroit au bon moment, résumant en quelques mots 110 kilos de testostérone. Un bon dialogue est-il forcément un dialogue soutenu La réponse est définitivement non. L’emploi de mots triviaux, d’insultes et d’expressions familières rend plus facilement compte de la réalité, si tant est que la volonté du réalisateur soit de la cerner. Le film de Mathieu Kassovitz par exemple, “La haine”, a longtemps fait les frais, à tort, de l’étiquette du parler-banlieue. Il n’en reste pas moins que son film fourmille d’expressions de la rue, que ce soit verlan, argot, ou pure invention, qui sont loin d’être fédératrices, voire putassières comme certains l’ont à l’époque laissé entendre. Kassovitz, comme Bertrand Blier ou d’autres avant lui, possède cette liberté créatrice emprunte de réalisme, et considère la vulgarité comme étant la représentation d’un comportement, mais jamais d’un langage. Les personnages peuvent parler de tout, de choses en rapport direct avec le scénario ou non, ils peuvent aborder des thèmes d’actualité ou tout simplement verser dans l’anecdote superflue. Leurs références sont ancrées dans le réel, et leur crédibilité naît de leur capacité à voir le monde dans lequel ils vivent, à s’en inspirer, à le critiquer. Avec leur vocabulaire et leur humour. Comme le spectateur, le personnage est un consommateur qui s’indigne ou crie sa joie, bref, qui s’exprime.

6/6/2015
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