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        Cinéma
 
CINE SCRIPT : La fin du clientélisme

Par Ahmed ARAÏB

La commission devant statuer sur les festivals et manifestations cinématographiques, récemment installée par le ministère de la communication, a enfin tenu sa première session. De l’avis des participants, l’ambiance fut sereine et le débat franc et constructif mené par un vieux routier du cinéma et de l’audiovisuel, en l’occurrence Hassan Smili, l’ex-doyen de la faculté de Ben M’sik de Casablanca, celui qui lança il y a 20 ans la section audiovisuelle au Maroc et celui qui présida le premier colloque sur le cinéma  à Meknès en 1991.  C’est lui le président actuel et à juste titre de ladite commission, composée essentiellement de membres crédibles et positifs.
  Plus de 30 organisateurs ont défilé devant la commission, porteurs de projets, anciens et nouveaux, conçus autour de l’organisation de manifestations cinématographiques couvrant tout le Maroc et abordant de divers thèmes. Ils ont tous obtenu des aides financières, proportionnellement à leur importance et à l’ampleur de leurs projets, leur permettant de mener à bien leurs festivals dans un but d’animation locale. Les efforts persévérants de ces organisateurs sont louables et la commission n’a pas manqué de signaler les efforts fournis en vue d’encourager les initiatives. Les propositions et suggestions émanant de ces membre, sincères dans leurs propos, ont été acceptées avec enthousiasme.
  Ce qui était du ressort de la direction du centre cinématographique marocain, les largesses de cette direction envers les copains et les fidèles, la transformation des aides en récompenses aux services rendus aussi illégaux soient-ils, largement évoquées par la Cour des comptes dans ses différents rapports, qui constatait avec stupeur le manque de critères et de transparence quant à l’octroi des aides, a finalement cédé la place au rationalisme et à la transparence, bénéfiques aussi bien pour l’Etat que pour les organisateurs. Quand les règles du jeu sont claires, il ne peut y avoir que des satisfaits.  La constitution de cette commission n’émanait pas du néant. En plus du rapport fort compromettant de la Cour des comptes, allant jusqu’à poursuivre en justice la direction «non générale» du C.C.M., impliquée dans divers scandales et dérapages financiers, utilisant quelques festivals comme de simples moyens de transit, les lettres anonymes parviennent régulièrement aux bureaux du ministère de tutelle, l’incitant à prendre les mesures nécessaires pour arrêter cette hémorragie et sauver l’argent du peuple. Or, au lieu de punir sévèrement les fraudeurs, on se fie à cette méthode singulièrement marocaine, de réduire les attributions tout en gardant le prétendant dans son poste pour une meilleure humiliation, dans la pure tradition makhzénienne, ne comptant nullement sur la fierté des responsables, trop attachés à leurs intérêts et aux titres pompeux. 
 Les démarches préventives ne vont certainement pas s’arrêter là. Dans le but d’assainir davantage les manifestations, l’organisation des festivals «national» et «méditerranéen» va être retirée du C.C.M. qui ne peut continuer à être juge et partie, en vue d’être confiée à des associations de la société civile. Là aussi, selon les rapports, les dépenses sont loin d’être rationnelles, plutôt le gaspillage ne connaît pas de limite en dépit de quelques articles élogieux envers la direction actuelle, dans un but de redorer le blason, émanant de quelques journalistes sans morale, quittant rarement le comptoir pour voir un film en compétition, prêts à vendre leurs âmes pour quelques verres de plus....

31/3/2013
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Amina Rachid: l’âge de la sagesse

En cette fête de la femme, le 8 mars de chaque année, nous tenons à rendre hommage à une actrice parmi les nombreuses comédiennes marocaines. Notre choix s’est porté sur la comédienne Amina Rachid, âgée aujourd’hui de 76 ans mais qui a gardé toute sa fraîcheur aussi bien à l’écran que dans la vie.
Parvenue à l’âge de la sagesse, Amina Rachid poursuit sa brillante carrière. La doyenne des actrices marocaines a dernièrement participé au tournage du film «Des Marocaines de Jérusalem» d’Abdallah Masbahi, un film qui décrit le drame de la Palestine et la lutte palestinienne. Une thématique sérieuse, comparée à celles des films qui ont immortalisé la comédienne, à commencer par «A la recherche du mari de ma femme» et de «Lalla Hobbi» de Mohamed Abderrahman Tazi. L’artiste y incarne le personnage le plus marquant de sa carrière et l’un des plus populaires du cinéma marocain, la femme répudiée d’un riche bijoutier polygame de Fès.
« Dans mon imaginaire, se souvient le réalisateur, le personnage de Lalla Hobbi correspondait parfaitement à cette comédienne que j’avais observée longtemps au théâtre et à la télévision : un visage expressif, des moues significatives, une agilité surprenante, une vivacité permanente, sans parler de son élégance et de sa distinction ».
Mêmes qualités dans «Elle est diabétique, hypertendue… mais elle refuse de crever», de Hakim Noury. Elle y représente formidablement la belle-mère tyrannique crainte de tous… Dernièrement, elle a tourné dans «Pourquoi pas » de Mohamed Ismaïl. Elle y campe une mère veuve dans une trame mélodramatique et sociale. Entre ces deux films, elle a incarné des dizaines de rôles différents mais tout aussi attrayants sous la direction des cinéastes marocains les plus doués.
Amina Rachid est également une actrice-phare du petit écran : elle a participé à plus de 600 œuvres télévisuelles, films, pièces dramatiques, feuilletons… Elle a en outre laissé son empreinte dans d’autres médias que la télévision, jouant dans plus de 3.000 pièces radiophoniques sous la direction de son mari metteur en scène Abdellah Chekroun qui la découverte et qui la lancée dans le milieu artistique.
Son parcours et sa personnalité lui ont valu un hommage bien mérité lors d’une soirée spéciale du FIFM 2003. Avant et après le festival de Marrakech, elle fut l›objet de plusieurs hommages, signe de reconnaissance de son talent d›actrice, de sa présence quasi permanente sur le grand comme sur le petit écran. L›hommage que nous lui rendons ici est en fait un hommage à toutes les comédiennes marocaines, toutes générations confondues qui, grâce à leur talent et parfois leur sacrifice et leur dévouement à cet art, essaient par tous les moyens de nous procurer du plaisir.

9/3/2013
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Femmes et médias

Par Ahmed ARAÏB

La femme inonde le monde du cinéma et de la télévision. Le milieu artistique compte plus de femmes que d’hommes aussi bien en Asie, en Amérique qu’en Europe. Cette situation découle du système patriarcal que nous vivons, hérité depuis des siècles, qui fait dominer l’homme en l’entourant de pouvoirs extra naturels. C’est un constat qu’on n’est pas encore près à contester. Pour preuve, le nombre de spectateurs qui regardent les films  sont essentiellement des hommes. Dans une salle de cinéma en Inde par exemple, le nombre de spectateurs masculins dépasse les 90 pour cent. 
  Ce déséquilibre humain a tout de suite ses conséquences notamment en matière de conceptions de films et partout dans le monde. On confectionne des films et on imagine des histoires et des scénarios en tenant compte de cette disproportion. Il faut assurer la meilleure adhésion entre le film et le spectateur en faisant appel à la psychologie sociale. Généralement frustré de moyens matériels et sentimentaux, le public doit retrouver sur écran les conditions fictives qui compensent ces manques. Les histoires doivent l’emporter le plus loin possible dans les rêves. Et le spectateur le plus démuni, doit assouvir ses instincts par l’imagination. Le cinéma finit par avoir une fonction de délivrance indispensable. 
  Cette situation à caractère social et psychologique a des répercussions directes sur la production cinématographique et télévisuelle. Rares sont les films imaginés sans femmes. Et lorsqu’elles existent, il y a une manière de les présenter de telle sorte à plaire au public masculin en premier lieu. Des femmes à moitié dénudées dans les positions les plus intimes sont des spectacles de tous les jours et l’on ne s’interroge plus sur les motivations, devenues tellement banales. L’instinct de l’homme est omniprésent pour un but purement mercantile. Des scènes de lit, les baisers tendres, les tenues légères, les corsets provocateurs, sont des scènes exigées et imposées par les producteurs érigés en maniaques véreux guidés par la seule rentabilité.
  La télévision ne pouvait pas rester en laisse devant l’invasion des écrans par les corps. Déjà la publicité est essentiellement féminine pour les mêmes raisons évoquées plus haut. Il n’ y a qu’à voir les chaînes de télévision italiennes , surtout celles de Silvio Berlusconi pour se mettre à l’évidence. Même pour les présentations les plus banales, le tirage d’un loto par exemple, la manipulatrice s’exécute délibérément à moitié nue. Il devient presque difficile de rencontrer une animatrice correctement vêtue dans ce type de chaînes demeurant d’ailleurs les plus regardées en Italie et ailleurs. Heureusement subsistent des chaînes qui maintiennent encore une pudeur et un certain respect pour la femme qui est en même temps du respect envers l’homme. Les chaînes des pays du sud entourent encore la femme davantage de considérations. C’est peut être leur seul avantage.

9/3/2013
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Actuellement en salles : «Du plomb dans la tête»

Le cinéaste Walter Hill est de retour derrière une caméra après 10 ans sans tourner pour le cinéma. Sa dernière réalisation était le très musclé "Un Seul deviendra invincible" (2002) avec Ving Rhames et Wesley Snipes s'affrontant dans un combat clandestin au sein d'une prison. "Du plomb dans la tête" s'inscrit dans la lignée du buddy-movie ; en général associé au genre policier, le buddy-movie est un sous-genre comprenant deux personnages totalement différents mais qui vont devoir collaborer pour une cause commune. Parmi les plus célèbres, on peut citer "Rush Hour", "Bad Boys", "L'Arme fatale" ou "Midnight Run". "Du Plomb dans la tête" est tiré de la série de bandes dessinées écrites pas le Français Matz alias Alexis Nolent : "J’ai toujours été un grand fan de buddy movies, un genre typiquement américain. J’ai voulu en écrire un et aller encore plus loin que ce que j’avais pu voir au cinéma. J’adore les films comme "Midnight Run" de Martin Brest, ou "L.A. Confidential", réalisé par Curtis Hanson d’après le roman de James Ellroy", déclare l'auteur.
  Wayne Kramer a été le premier à être engagé pour diriger "Du plomb dans la tête" en février 2011. Toutefois, à cause de tensions entre lui et Sylvester Stallone sur la tonalité que devait prendre le film, Kramer a préféré se retirer de la production. Walter Hill l'a remplacé au pied levé en avril 2011. C'est la productrice Alexandra Milchan qui a fait découvrir la bande dessinée originale au scénariste Alessandro Camon en lui demandant s'il était possible d'en faire un film. L'auteur a adoré la BD et a très vite adhéré à l'idée de l'adapter : "L’idée de départ de la BD est très intéressante. Il s’agit d’une histoire extrême et originale qui associe un tueur à gages et un flic. Leurs différences vont donc au-delà du simple conflit de personnalités que l’on voit dans les films du même genre : ces types-là aimeraient plutôt s’entretuer. Ce postulat m’a permis de créer des scènes comiques dans un cadre dramatique intense", explique Camon. "Du Plomb dans la tête" accueille deux gros bras bien connus des amateurs de séries TV. On reconnaitra d'abord Adewale Akinnuoye-Agbaje dans le rôle de Morel. Le comédien a campé le personnage de M. Eko dans la série culte "Lost". On retrouve également Jason Momoa dans le rôle de Keegan. L'acteur s'est fait connaitre pour avoir incarné le taciturne Ronon Dex dans "Stargate: Atlantis" et Khal Drogo dans "Game of Thrones". Le colosse a fait ses premiers pas dans un rôle principal au cinéma en incarnant "Conan" en 2011. Le producteur Joel Silver retrouve pour la troisième fois Sylvester Stallone après "Demolition Man" et "Assassins" : "Sylvester Stallone est connu dans le monde entier pour ses films d’action, et je suis ravi de retravailler avec lui. J’avais hâte de porter cette histoire passionnante à l’écran", confie le producteur. Sylvester Stallone aurait dû travailler avec Walter Hill dès 1977 pour "The Driver", mais a préféré décliner l'offre pour faire un autre film. Hill lui a proposé ensuite de jouer dans "48 heures" en 1982 mais Sly a également refusé pour un autre rôle : "Quel idiot j’ai été ! Mais nous avons fini par travailler ensemble, j’ai enfin fait ce que j’aurais dû faire en 1977", révèle le comédien. "Du Plomb dans la tête" a été tourné à La Nouvelle Orléans. Walter Hill connait bien cette ville pour y avoir déjà posé ses caméras auparavant : "Son atmosphère, son climat, son architecture, son histoire en font une ville très différente des autres villes américaines. Mais en même temps, elle possède également quelque chose de fondamentalement américain grâce à sa célèbre ambiance de fête, mais aussi à toutes les tragédies et difficultés qu’elle a dû affronter. J’ai adoré tourner là-bas, et en tant que cinéaste, cette ville est fantastique : à La Nouvelle-Orléans, toutes les histoires sont crédibles !", explique le réalisateur.
  L'acteur Sung Kang a été choisi par le producteur Joel Silver et le co-producteur Aaron Auch pour donner la réplique à Sylvester Stallone et créer avec lui un duo improbable. Les deux producteurs ont été convaincus que Kang serait le comédien idéal après l'avoir vu dans "Fast and Furious 5". Par ailleurs, Sung Kang a été très enthousiaste à l'idée de tourner avec Sylvester Stallone, acteur qu'il admire depuis son enfance passée à visionner "Rocky" ou

"Rambo". Alfred Gough" et "Miles Millar" ont produit  "Du Plomb dans la tête", et ont également aidé à l'élaboration du scénario avec Alessandro Camon et Walter Hill. Les deux producteurs/scénaristes sont des spécialistes du film d'action, puisque dans leurs filmographies figurent des titres comme "L'Arme fatale 4", "Shanghaï kid" ou "Spider-Man 2".


Résumé Du film
Tueur à gages à La Nouvelle-Orléans, James Bonomo, dit « Jimmy Bobo », a pour règle de ne jamais tuer un innocent. Après l’exécution d’un contrat, il laisse derrière lui un témoin, vivant. Pour le punir de ce travail bâclé, son partenaire Louis est abattu par un mystérieux assassin. Lorsque l’inspecteur de police Taylor Kwon arrive en ville pour rejoindre son équipier et suivre une nouvelle piste sur une ancienne affaire, il découvre que celui-ci a été tué. Tous les indices accusent Jimmy et son complice désormais disparu, Louis. Pour trouver qui a tué leurs partenaires respectifs, le flic et le tueur à gages vont être forcés de faire équipe. Bien que chacun d’un côté de la loi, ils vont vite se rendre compte que la frontière est mince…

9/3/2013
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  Editorial
   
  Dossier
 
Début de la fin d’un long divorce du port avec sa ville

Dossier réalisé par Saïd AFOULOUS

«Nous croyons fermement que la réussite sera au rendez-vous grâce à la conjugaison des efforts de tous»


«Par-delà l’hommage qu’il convient de rendre aux gens de mer et aux bâtisseurs des ports du Maroc, le temps est venu d’apprendre à conserver pour pouvoir transmettre»
 
   
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Mohammed SEDRATI
 
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