Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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«CAOS CALMO»

« Caos Calmo » est l’adaptation du roman homonyme de Sandro Veronesi, lauréat du Prix Strega et best seller en Italie. Paru en France en 2008, le livre a reçu le prix Femina étranger, quelques semaines avant la sortie du film en France. C’est le cinquième roman de Veronesi, auteur né en 1959 en Toscane et titulaire d’un diplôme d’architecture. En dehors de son activité d’écrivain, il a crée une maison d’édition, co-fondé par Domenico Procacci, producteur de « Caos Calmo », a signé une adaptation théâtrale du film « Non Man’s land » de Davis Tanovic, collabore à de nombreux journaux de revues, traduit de grand écrivains américain, adapte des dialogues de films étrangers, écrit des scénarios.
La première étape du film a été le choix de l’acteur principal, Nanni Moretti, qui a participé à l’écriture du scénario. L’action a été transposée de Milan à Rome et il a fallu éliminer ce qui paraissait en arrière-plan, le monde du show-bizet de la mode, en se contentant de ce qui se passe sur place.
Il n’est pas si fréquent que Nanni Moretti accepte de jouer dans des films dont il n’est pas le réalisateur. Ses précédentes apparitions se comptent même sur les doigts d’une main. Il a fait deux compositions marquantes dans des films qui abordent des sujets chauds : la corruption dans « le porteur de serviette » de Daniele Luchetti en 1991 (où il a obtenu le prix du meilleur acteur) et le spectre des brigades rouges dans « la seconda volta » de Mimmo Calopresti en 1995.
Il faut préciser que Moretti s’est particulièrement investi dans ces films, puisque sa société, la Sacher films, en était coproductrice. Luchetti a également dirigé Moretti dans « Domani, Domani » (1988). Et l’auteur du « Journal intime » apparaît furtivement dans « Je lis dans les yeux » de Calia Santella (2004) et dans « Trois et une sauce mort » (1996) de Raoul Ruiz. Mais, pour ce clin d’œil, il n’est même pas crédité du générique.
Par incarner Steiner, grand patron à la tête d’un empire médiatique, qui apparaît à la fin du film, le réalisateur a choisi un autre acteur- réalisateur légendaire : Roman Polanski. Le mérite de l’avoir convaincu revient au producteur Domenico Proccac ! C’est une scène qui a été tournée le dernier jour car personne ne savait si Polanski allait accepter.
La mort est un sujet central de « Caos Calmo », tout comme dans « La chambre du fils », le film de Nanni Moretti qui remporta la Plame d’or en 2001.
Avec Paolo Sorrentino ou Matteo Garrone, Antonello Grimaldi fait partie des nombreux réalisateurs italiens à qui Nanni Moretti avait demandé de faire une apparition dans son film : « Le Caiman ». Crimaldi y jouait le rôle d’un directeur de production.

6/2/2010
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  CINE-SCRIPT
La fabuleuse histoire du cinéma

Par: Ahmed ARAIB

Le cinéma a traversé plusieurs étapes historiques, durant lesquelles il a connu des évolutions et des développements notables. La plus importante est celle qui a précédé sa naissance, où l’on ne pouvait même pas parler de « cinéma », ce mot n’existant pas encore. Depuis les origines jusqu’à son accomplissement en 1895, le « cinéma » a vécu une histoire fascinante jalonnée de découverte, de création de succès et d’échecs, où l’on apporte des scientifiques : mécaniciens, médecins, physiologistes, opticiens, est prépondérant. Les appareils, inventés, aussi bien en Europe qu’en Amérique, portaient des noms bizarres, justifiés certes, mais difficiles à retenir par les communs des citoyens. Cela va du praxinoscope au Kinétoscope que les gens ont délibérément ignorés. Il faut avouer que les inventeurs eux-mêmes n’avaient pas fourni beaucoup d’effort pour trouver des noms à leurs découvertes, simples, faciles, malgré le caractère populaire de ces derniers, tels que le thaumatrope, qui n’est qu’un jouet destinés à amuser les enfants.
Avec la découverte de la cinématographie, le cinéma va connaître sa période de vulgarisation. On ne retiendra de ce nom compliqué encore qu’une partie (cinéma au lieu du cinématographe) sans que cela n’introduise la moindre ambiguïté. Cette étape est caractérisée par l’exploration de cet outil nouveau de communication repassant sur la seule image, et s’introduit vite comme spectacle privilégié des masses, éclipsant rapidement le théâtre, le cirque, les fêtes foraines et le musical. D’emblée, le cinéma s’érige en moyen susceptible d’intéresser les grandes masses portant en lui plusieurs valeurs identitaires que les théoriciens mettront longtemps à cerner.
Cette deuxième étape est celle aussi de la découverte des possibilités techniques, de l’établissement des premiers genres et de la popularisation du cinéma. Une sévère concurrence est engagée entre les Américains et les Européens, en particulier les Français, caractérisée par une course effrenée vers les démonstrations techniques et artistiques liées à ce nouveau moyen, toutes étonnantes les unes, les autres.
Au cours des années 10, les Américains vont commencer à avoir des avances sur les Français. Les Américains vont préférer voir dans le cinéma surtout un commerce et une industrie et vont établir les infrastructures nécessaires, en matière de studios et de salles. La construction de Hollywood n’est que l’accomplissement de cette politique qui ne finit pas de s’épanouir jusqu’à nos jours.
Dès les années 20, la France va abandonner la partie au profit des Américains. Elle ne peut plus suivre le rythme des Américains en matière de production de films. Les intellectuels français tout comme les professionnels vont consolider une orientation toute originale dévoilant de nouvelles possibilités du cinéma. Ils refusent de voir dans le cinéma un moyen de commerce et d’industrie seulement. Le cinéma est aussi un art, englobant six autres précédents, qui a ses propres spécificités. Des théories naissent en Europe de l’Ouest et de l’Est permettant de voir dans le film un objet d’art culturel, loin du dédain américain. Les philosophes, écrivains, toute comme les plasticiens et les cinéastes engagent leurs réflexions dans ce sens en vue d’édifier un art tout nouveau en évitant le caractère populiste du spectacle. Un film, on l’écrit et on lit tel un tableau ou un texte, portant un langage propre. C’est ce langage qui continue à nous envoûter.

6/2/2010
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  CINE-STARS
Décès du comédien Georges Wilson

Le comédien et réalisateur français Georges Wilson, grand homme de théâtre et de cinéma, père de l’acteur Lambert Wilson, est décédé le mercredi 3 février 2010, à l’âge de 88 ans.
Acteur, scénariste et réalisateur français, Georges Wilson est né le 6 octobre 1921 à Paris. Il suit des cours de théâtre à l’école parisienne de la rue Blanche où son professeur est Pierre Renoir, puis entre en 1947 à la compagnie du Grenier Hussenot. En 1952, il intègre le TNP (Théâtre National Populaire) de Jean Vilar, à qui il succèdera comme directeur de 1963 à 1972.
Georges Wilson débute au cinéma en 1954 aux côtés de Danielle Darrieux dans « Le rouge et le noir » de Claude Autant-Lara qu’il retrouvera pour « La jument verte ». Il figure également au générique des « Hussards » de Alex Joffe. C’est « Une aussi longue absence », d’Henri Colpi, Pale d’or en 1961, qui le révèle : il y incarne un vagabon en qui une femme croit reconnaître son mari disparu.
Capitaine Haddock dans « Tintinet le mystère de la toison d’or », Georges Wilson partage sa carrière entre la France et l’Italie, où il tourne de nombreux films, dont « La discorde » (1960), « L’étranger » (1967) de Luchino Visconti, « Beatrice Cinci » (1969). Les années 60 lui permettent de jouer aux côtés d’acteurs de renommée mondiale tels John Wayne, Richard Burton ou Bourvil dans « Le jour le plus long » (1962).
En France, il côtoie Fernandel dans « Le caid » (1960) ou encore Louis de Funes dans « Faites sauter la banque » (1963) où il interprète le rôle d’un agent de police.
Son talent d’acteur de composition lui permet d’accumuler des rôles très différents. Commissaire dans « Max et les ferrailleurs » (1970), Caïd cynique dans « Le bar du téléphone » (1980), il incarne un grand-père juif dans « Au bout du bout du banc » (1978) et un bâtonnier dans « L’honneur d’un capitaine » (1982).
Georges Wilson passe derrière la caméra en 1988 avec « La vouivre » dont il écrit également le scénario d’après l’œuvre de Marcel Ayme. Il y dirige son fils, Lambert Wilson, mais aussi Jean Carmet et Suzanne Flon. Dans les années 1990, il s’illustre notamment dans « Le château de ma mère », d’après Marcel Pagnol, et dans le film historique « Marquise » (1996). En 2005, il est à l’affiche de « Je ne suis pas là pour être aimé », aux côtés de Patrick Chesnais.

Filmographie sélective
- 1947 : Matricule 1 (Jaques Vilfrid)
- 1947 : Le mystérieux Colonel Barclay (Jacques Vilfrid)
- 1950 : Maître après Dieu (Louis Daquin)
- 1953 : La môme vert-de-gris (Bernard Borderie)
- 1954 : Le rouge et le noir (Claude Autant-Lara)
- 1955 : Les hussards (Alex Joffe)
- 1956 : Bonjour toubib (Louis Cuny)
- 1956 : Le T.N.P (Georges Franju)
- 1959 : La jument verte (Claude Autant – Lara)
- 1960 : Le caid (Bernard Borderie)
- 1960 : Terrain Vague (Marcel Carne)
- 1960 : Le farceur (Philippe de Broca)
- 1962 : Le désordre (Franco Brusati)
- 1963 : La bataille de Naples (Nanni Loy)
- 1968 : La belle et le cavalier (Francesco Rosi)
- 1988 : La vouivre (Georges Wilson)

6/2/2010
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Réponses aux questions du week-end dernier

1- Michael Caine a joué avec son épouse Shakira Caine dans « L’homme qui voulut être roi » (1975) de John Huston.
2- Charles Chaplin a créé la société de production « Les artistes associés » (United Artists) avec Douglas Fairbanks, David Mark Griffith et Marie Pick Ford.
3- La Tunisie a produit son premier long-métrage en 1924 intitulé « La fille de Carthage » réalisé par Samama Shikley.
4- Les rôles « Bon, la brute et le truand » sont joués respectivement par Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach.
5- Le cinéaste Mohamed Reggab a joué dans « Chronique d’une vie normale » de Saâd Chraïbi.
6- Casablanca a abrité la 2ème et 5ème édition du Festival National du film en 1984 et 1998.
7- Le cinéaste Roman Polanski a été marié à l’actrice assassinée Sharon Tate.
8- Le premier film marocain en couleurs et en scope est « Les nuits andalouses » de Larbi Bennani
9- Le premier directeur marocain du CCM est le cinéaste Ahmed Belhachmi (1958-1959)
10- Le rôle du Maréchal Lyautey a souvent été interprété par l’acteur français Gabriel Signoret

6/2/2010
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