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| CINE-SCOPE Films nouveaux «2012»  | |
Le jour de la sortie du film « 2012 » aux Etats-Unis, la Nasa publia un lieu sur son site où des scientifiques expliquent, au travers de questions/réponses, pour quelles raisons tous les fantasmes de « fin du monde », le 21 décembre 2012, sont faux.
Une scène de « 2012 » devait montrer des musulmans priant à la Mecque être balayés par un des tsunami, mais Roland Emmerich décidé de la retirer du montage final. Il déclare qu’il ne voulait pas provoquer une fatwa et vivre avec des gardes du corps jusqu’à la fin de ses jours.
Le studio distributeur «Sony Pictures » a mis en place depuis le début de 2009, plusieurs sites tournant autour du film de Roland Emmerich. Le plus fourni est celui du IHC, Institut for Humaity Contimity ; qui propose une loterie afin de faire partie des humains qui survivraient aux catastrophes, puis propose aussi différents scénarios de cataclysme. Le plus drôle est celui de Charlie Frost, personnage excentrique interprète par Woody Harrelson, qui joue un animateur de radio prophétisant la fin du monde. Le plus énigmatique est celui du romancier à ses heures perdues Jackson Curtis interprété par John Cusack, qui présente son livre, une sortie de thriller politico-mystique.
Dans le film »2012 », le président des Etats-Unis est joué par Danny Glover, mais il n’en a pas toujours été ainsi. A l’origine, le scénariste prévoyait une présidente pour diriger les Etats-Unis pendant l’Apocalypse, mais devant les résultats des primaires des élections présidentielles américaines, Roland Emmerich et Harald Kloser ont été obligés d’admettre qu’un changement de sexe s’imposait pour ce personnage, afin d’être plus proche de la réalité.
« 2012 » marque une nouvelle fois la collaboration entre le réalisateur Roland Emmerich et les superviseurs des effets visuels Volker Engel et Marc Weigerti. Volker a notamment travaillé par « MOON 44 » (1990), «Independance Day » (1996) et « Godzilla » (1998).
Le premier scénario de Roland Emmerich prévoyait que le spectateur ne suive que des personnages ordinaires, n’ayant aucune connaissance particulière des catastrophes, qui se produisent. Mais il a admis très vite qu’il était impossible de traiter un cataclysme de l’ampleur de « 2012 » sans parler des mesures extraordinaires que prennent les gouvernements.
De toute évidence, Roland Emmerich s’est fait maître dans l’art de détruire la maison blanche dans des circonstances apocalyptiques. On se souvient qu’en 1996, il avait déjà réduit le bâtiment en poussière par une attaque extraterrestre dans « Independance Day ». Cette fois, la résidence présidentielle ne fait littéralement écrasé par le un porte-avions.
Fiche technique
Titre original : 2012
Origine : Etats-Unis
Année : 2009
Durée : 2 h 40 min
Réalisation : Roland Emmerich
Scénario : Harald Kloser
Image : Dean Selmer
Montage : David Brenner
Décors : Barry Chusid
Casting : Andrea Brown
Costumes : Betsy Glick
Effets spéciaux : Thilo Ewers
Musique : Harald Kloser
Maquillage : Gittle Axen
Producteur : Harald Kloser
Producteur exécutif : Roland Emmerich
Interprètes : John Cusack
Amanda Peet
Oliver Platt
Woody Harreelson
Thomas Mc Carthy
Chin Han
Résumé du film
Les Mayas, l’une des fascinantes civilisations que la terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l’ont confirmé, les numérologues l’ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. 9/1/2010 Lu 1241 fois | |
| CINE-SCRIPT Dix ans qui ébranlèrent l’Amérique Par: Ahmed ARAIB
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, le monde se divisa en deux blocs distincts : le bloc de l’Est et le bloc de l’Ouest. Le premier est guidé par l’union soviétique ayant dans son giron les pays de l’Europe de l’Est. Le second ayant comme chef de file les Etats-Unis auxquels se rallièrent les pays de l’Europe de l’Ouest. Il n’y a guère de conflit entre les deux blocs mais la guerre devient froid, elle est idéologique et politique.
A l’instar de bien d’autres domaines, la guerre froide gagna le cinéma. Les Américains produisent des films anti-soviétiques pendant que les soviétiques produisent des films anti-américains dans le fond et dans la forme. A Hollywood, on devient vigilant vis-à-vis de la production de films et la Mecque du cinéma n’avait d’autre alternative que de soutenir cette guerre aussi froide soit-elle. Cependant, à partir de 1947, un cimat de suspicion commença à s’installer à Hollywood. Des films surgissent ici et là qui n’épousent pas nécessairement l’idéologie dominante. Les politiciens sont les premiers à se rendre compte. Le sénateur Joseph McCarthy obtint l’autorisation de créer une commission devant fouiner dans les activités anti-américaines. Faisait partie de cette commission le très sinistre Richard Nixon qui rejoignant plus tard les poubelles de l’histoire à cause du Watergate dont il est l’instigateur. La commission présidée par Joseph McCarthy procédait aux auditions des personnalités les plus soupçonnées de Hollywood.
Venaient en tête les scénaristes inventeurs d’histoires «louches», suivis des réalisateurs qui avaient choisi de telles histoire parmi tant d’autres, sans épargner les acteurs qui se livraient à des gestes et lançaient des propos portant «atteinte» aux valeurs sacrées de l’Amérique. Ceux qui acceptent de collaborer en donnant des noms, sont évidemment épargnés. Parmi eux Robert Taylor, Gary Cooper, Elia Kazan qui deviennent de véritables délateurs. D’autres refusent tout compromis : Sterling Hayden, Dalton Trumbo, Abraham Polansky, Martin Ritt. Ceux qui apprennent l’existence de cette commission à des kilomètres de l’Amérique sont immédiatement forcés à l’exil. Joseph Losey et Charlie Charpin se trouvaient l’un au Royaume Uni. L’autre en France. D’autres malheureux sont poussés inévitablement au suicide. Le cas de l’acteur-vedette John Garfield est le plus flagrant. La liste noire comptait pas moins de 200 soupçonnés parmi eux d’illustres acteurs tels que Sam Wanamaker, on Zero Mostel. Le sympathique John Berry n’est pas épargné non plus qui, rencontré il y a dix ans à Tétouan, nous parfuma de quelques anecdotes originales liées à cette époque appelée communément la chasse aux sorcières où le Maccarthysme sévit à outrance. Le comble c’est que cela ne changea rien à la détermination des cinéastes américains toujours décidés à aller de l’avant. 9/1/2010 Lu 2788 fois | |
| CINE-STARS Les grands méchants de l’écran  | |
Son visage aux traits anguleux et émaciés, et toute son allure cautionnent Jack Palance à des rôles de méchants dans des westerns ou des films de gangsters. Il faisait partie de la légende du cinéma américain. C’était un homme attachant, contrairement aux personnages qu’il incarnait. Sa vie n’a pas toujours été facile.
Des débuts dans la pauvreté, un accident qui l’aurait défiguré, la perte de son fils unique. Pourtant, il a gardé un certain amour de la vie, jusqu’à son dernier jour. Costaud au grand cœur, c’était aussi un poète.
De son vrai nom Vladimir Ivan, parfois aussi Walter Jack Palance est né le 18 février 1919 dans le Comté de Luzerne à Lattimer, ville minière de Pennsylvanie (U.S.A.). Ses parents, Vladimir et Anna, apparaît dans quelques films plus tard. Le père travaille dans la mine et très jeune, Walter Vladimir le rejoint.
Il grandit dans cet univers houiller peu propice aux rêves. Une enfance presque à la Zola. Il devint un grand gaillard de 1,93 m, taillé comme un Hercule. A la mort de son père, qui était atteint de la maladie des mineurs, les poumons encrassés par les poussières de charbon, il quitte la Pennsylvanie pour s’établir en d’autres lieux.
Comme beaucoup de futurs acteurs, le petit Vladimir ou Walter Jack, découvre l’art dramatique dans une pièce créée par les élèves de son école. Parallèlement, il se jette dans le sport ayant la carrure pour cela. Le voilà inscrit à l’université de Caroline du Nord. Il joue au basket-ball, puis au football avec de bons résultats, mais le côté commercial lui déplait. Nous sommes dans les années 30, et il s’adonne à la boxe dans la catégorie des poids lourds.
Il mène ses combats sous le nom de Jac Brazzo. La légende dit qu’il gagne ses combats sous le nom de Jack Brazzo. La légende dit qu’il gagne ses 15 premiers combats dont 11 par KO. Toutefois, en mars 1942, grièvement blessé à la pomme d’Adam par son adversaire, il perd provisoirement l’usage de ses cadres vocales et décide alors de changer d’orientation.
La seconde Guerre Mondiale est là qui le propulse aux commandes d’un bombardier B24, avec le grade de lieutenant. Aux commandes de son appareil lors d’un entraînement au-dessus de l’Arizona, il est victime d’un grave accident. Son avion prend feu. Il est gravement brûlé au visage. Il subira des greffes et la chirurgie esthétique réussira à lui donner un visage, même si c’est une figure quelque peu cabossée.
Après plusieurs interventions, il sera hors de danger et libéré de toute obligation en 1944. Sa nouvelle tête toute refaçonnée, presque à coups de serpe va en fin de compte le servir mais il ne le sait pas encore.
En 1947, il sort de l’université de Stanford avec un diplôme d’art dramatique, après s’être engagé un peu dans la voie du journalisme. Pendant ce temps d’études, comme beaucoup, il aura exercé pas mal de petits métiers ; vendeur de soda, garde du corps, réparateur de poste radio, modèle pour photographe et même cuisinier. Ses débuts se font sur breadway, lors d’un spectacle intitulé « The Big Two ». Il m’a qu’une phase à prononcer mais en russe. Jack parlait six langues : l’ukrainien, le russe, l’anglais, le français, l’espagnol et l’italien.
Pour son premier vrai contrat, il n’est que la doublure d’Anthony Quinn dans « Un Tramway nommé Désir » de Tennesse Willimas, mais le comédien ne tombe jamais malade. Jack abandonne la troupe et débarque à New York où il se propose pour tenir le rôle principal dans « Un Trammay nommé Désir », jouée sur Breadway et mise en scène par Elia Kazan. Ce jour là, Marlon Brando, titulaire du rôle, victime d’un léger accident, doit renouer à poursuivre les représentations. Jack sait se faire remarquer si bien qu’Elia Kazan lui proposera, trois aux plus tard (1950), de figurer au générique de son film : « Panique dans la rue » avec Richard Nidmark, où il incarnera une victime de la peste noire.
La personnalité du nouveau comédien est assez vite appréciée, sa longue silhouette facilement reconnaissable. C’est une belle carrière cinématographique qui l’attend, riche de plus d’une centaine de films qui dura plus de 40 ans et laquelle il devient Jack Palance. 9/1/2010 Lu 2833 fois | | |
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