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        Culture
 
L’expérience picturale de Rachid Irhli: Dialogue silencieux des lettres

Dr.AbdellahCHEIKH (critique d’art)

L’artiste plasticien Rachid Irhli a pris part récemment aux actes de la 15 ème édition du Festival Printemps du Maroc des Arts Plastiques initiée sous le signe «  le Maroc, notre rêve collectif », par l´Association Agadir des Ars Plastiques  ( AAAP) avec le soutien de plusieurs partenaires privés et publics , et ce à la place Alwahda et au complexe culturel Ait Meloul . 
Natif de Marrakech en 1975, ce jeune artiste figure parmi les peintres néo-abstraits du Maroc  soucieux de   capitaliser sur les repères identitaires pictographique, en mettant en relief la matière à travers des compositions picturales dynamique et un traitement chromatique bien recherché, ce qui donne à l’œuvre une dimension plastique surprenante.
Avec certitude et professionnalisme, il met en toile les atmosphères lyriques de la lettre, tous horizons d’appartenance confondus, où les traces et les fragments mettent en avant des surfaces chromatiques animant ses unités visuelles et ses compositions insolites, tout en assurant un équilibrage bien étudié entre le contraste et la transparence.
Acte magique de valoriser l’esthétique calligraphique, la peinture de Rachid Irhli est un monde passionnant voire éloquent : Il s’agit d’une recherche approfondie sur la couleur et la matière qui nous fait rêver et qui nous invite à contempler la quintessence de la peinture connotative au sens plein du terme.
 La peinture de   Rachid Irhli qui a fait des études approfondies à l’Ecole des Beaux Arts de Casablanca se présente comme une interprétation subjective de la lettre voué à la visibilité et non à la lisibilité : le tableau n’est pas le sujet, mais la manière de voir le sujet .C’est un prétexte pour concevoir un  langage plastique relevant de la nouvelle abstraction qui oscille entre la représentation allusive et l’abstraction expressive. Chaque fragment de ses toiles est saisi dans le détail, avec intelligence, maîtrise et doigté.
Rachid Irhli est catalogué parmi les peintres talentueux qui sont animés par la volonté arrêtée de percevoir des univers iconographiques qui tendent à dire plus que la réalité du moment et essayent de dépasser la ressemblance vers la transcendance.
Recherche consistante sur la lettre et ses révélations, sa peinture suggestive se veut un sentiment du moment et l’illumination de l’âme interculturelle sans laisser transparaître ni l’exotisme ni même le sentiment du lointain. A travers la narration picturale, Rachid Irhli intériorise ses compositions, en se basant sur sa maîtrise technique, sa recherche particulière et personnelle et sa chromatologie à la manière universelle.
Comme les illustres peintres de la lettre détournée, il a réussi à saisir la beauté édictée dans les scènes grotesques, en essayant de s’approcher à la symbolisation qui incarne la métaphore.
C’est une démarche représentative qui met en relief des impressions et des improvisations, loin de mimétisme et d’iconisme aberrant.
Travailleur infatigable, Rachid Irhli s’applique à rende la rhétorique de la lettre dans une ambiance chromatique personnalisée, tout en s’attachant à la rigueur, l’exigence et l’intégrité du sentiment.
Cette démarche nous révèle l’innocence des signes graphiques à l’état brut en tant qu’une réserve inépuisable de l’être humain et de l’image. Il s’agit d’un acte créateur ancré fortement dans la mémoire, en dépit de son côté anecdotique.
Il est à rappeler que Rachid Irhli dessine dès son plus jeune âge. Il a dans son actif plusieurs expositions et participations au Maroc et à l’étranger ( 4 édition des arts plastique à Tiznit, 15 édition du Festival «  Arts de la rue Carla-Bayle » France , la 14 ème édition du Festival Printemps Souss des Arts Plastiques à Agadir, 8 édition du Festival de la poésie et de la peinture à Guercif , réalisation des fresques dans plusieurs des prison marocaines.

 

27/9/2016
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Par Lakhdar Omar : Miloud Salmi : L’infortuné poète...

Miloud Salmi

Poète et Artiste dans ses moments de loisirs (on ne peut qu’évoquer dans ces circonstances tristes, quelques lignes de ses longues élégies pleines de charme qu’il importe d’évoquer aujourd’hui pour ne pas rester dans l’oubli, pleurant et se lamentant sur la fin des époques révolues où il semble s’exprimer ainsi:
Je voudrais contraindre la paupière de mon œil à verser un torrent de larmes, mais elle s’y refusa et y substitua un torrent de flammes!
Notre poète disparu, Miloud Salmi, commença ainsi sa élégie:

L’éloge de l’humilité

Pour nous autres les mortels,
la vie, à mon sens se résume, ainsi:
Hier, aujourd’hui et demain
Soit le passé, le présent et l’avenir, itinéraire commun Que la mort, hélas! viendra, à tout instant pour y mettre fin.
Le passé, ne peut pas être aussi simple, j’en suis témoin, Puisqu’il s’agit du mien, depuis le jour de ma naissance, à la fois proche et lointain A vouloir philosopher sur le présent on risque fort bien de perdre la raison.
Car, comme disait l’autre avec émoi, le moment où je parle est déjà loin de moi De la logique cartésienne prônée par Descartes, A cause de mes pensées, sans cesse Disparates, je m’écarte
Mon esprit vagabond, n’obéit dans ses pérégrinations imaginaires à aucune logique notoire Réfractaire, libertaire, je le suis devenu au gré des déboires.
L’avenir, ne m’appartient point puisque insaisissable, aléatoire.
Bien malin, celui que m’en fera un quelconque présage le devin cet éternel mythomane, drôle de personnage,

Qu’on prend pour un sage.

Par ses spéculations fantaisistes, change sans cesse et d’opinion et de visage.
la force divinatoire qu’il prétend détenir, n’est qu’illusion, donc un mirage.
O homme! tu n’es point maître de ton fatum
« un jonc qui tremble au vent« être combien frêle en somme, nid d’âme, recueilli à ta naissance, des entrailles de ta mère, en pleurant tu seras fêté, en grandes pompes par les tiens, heureux événement Tu traverseras la vie, à l’instar de tes semblables Connaissant au gré du temps, des joies éphémères, mais aussi, des douleurs innombrables
Tu t’attacheras à l’existence, subissant soit le son de JOB et en pauvre hère tu vivoteras.
Ou celui de Crésus, riche et respectable, tu deviendras.
En générateur, à ton tour, tu enfanteras, donnant naissance soit à des braves ou à des ratés que tu regretteras
Si tu n’es pas prématurément fauché par la mort le soir de la vie, tu connaîtras Vieillard, sénile, invivable, laissé pour compte, dont personne ne voudra.

L’infortuné artiste

Quinquagénaire, septuagénaire, voire octogénaire Sur son âge, on ne se fixera guère Muni d’un luth, que le temps a marqué de son indélébile tampon L’artiste à la voie monocorde et l’instrument ayant perdu, la plupart de ses cordes De concert, on fait que plus sur aucun air, ne s’accordent Délaissé par son auditoire, il s’est aligné parmi tant de, gueux à même le trottoir:
Contraint par la misère d’un sort amer Il opta pour la quête d’une autre manière D’une voix chevrotante à peine audible Espérant en la charité d’hypothétiques âmes sensibles Artiste tu ne l’es plus.
Mendiant tu l’es devenu Alors, ménage-toi un coin, très, très loin Adieu l’art, bienvenue à la vie d’un nouveau clochard!

27/9/2016
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Rencontre entre Pr Mhamed Dahi et l’auteur Stéphane Michineau: Universalité d’une icône des lettres nommée Colette
Stéphanie Michineau est docteur en littérature française et spécialisée des œuvres de Colette) vient de publier son dernier ouvrage « Colette, Par-delà le bien et le ma ?, Mon Petit Editeur,2011 ». Professeur Mhamed Dahi ( Critique Marocain et professeur de la littérature arabe à l’université MohammedV Rabat) a publié récemment un compte sur ce livre au supplément culturel «  Alitihad Alichtiraki)
( Esthétique de désir dans les œuvres de Colette, 3 Février 2012) et a réalisé l’entretien suivant avec Stéphanie Michineau.
La première partie de ce document a été publiée dans notre édition de vendredi dernier. :

M. Dahi/: Comment expliquez-vous le retour de la littérature française aux œuvres de Colette   »

S. Michineau / Pour répondre à votre sixième question, il faut se replacer dans le contexte de l’époque : la première moitié du 20ème siècle.
Colette, au départ, était perçue comme une écrivaine sulfureuse. Ses premiers livres étaient d’ailleurs signés Willy dont elle subissait (jusqu’à un certain point) le joug. Avec la sortie de La Maison de Claudine en 1922, ce retour à l’enfance (qu’elle décrit) lui confère une nouvelle respectabilité sociale mais je pense qu’elle est loin de se borner à cela. Plus que d’autobiographie, on devrait parler en ce qui la concerne d’autofiction. Et selon moi, elle croyait pertinemment en la postérité qui la hisserait au rang qu’elle mérite. C’est en tout cas, l’idée que j’ai défendue dans L’Autofiction dans l’œuvre de Colette. Je ne sais si elle aurait employé le terme d’autofiction (car elle n’aimait pas les grandes théories) mais l’autofiction est un terme simple et je pense qu’elle s’y retrouverait.

M. Dahi/ Est-ce que les œuvres de Colette sont encore d’actualité   »

S. Michineau / Vous me permettrez, cher M. Dahi, de faire une transition habile puisque cela s’y prête : de la littérature française au retour de… l’émergence de Colette sur un plan international. Cela a été le sens de ma démarche lorsque j’ai accepté, suite à la demande formulée de M. Mustapha Trabelsi, d’intégrer l’URLDC (Unité de Recherche en Littérature, Discours et Civilisation) qu’il dirige à Sfax, en Tunisie. Je pense que Colette peut beaucoup apporter sur le plan de l’image de la Femme comme figure exemplaire de la Femme libre et courageuse, s’assumant pleinement à une époque où ce n’était pas chose aisée de le faire puisqu’à cette période (début 20ème siècle) en France, la condition de la Femme était pour le moins mise à mal ! Alors qu’une internaute, au terme de mon article intitulé « Colette : de l’Aiguille à la plume… de la Plume à l’aiguille » me posait la même question que vous, M. Dahi ; sous-tendant par contre (ce qui n’est pas votre cas, bien heureusement…) que le féminisme de Colette (plus par sa vie que par des théories générales) datait, je l’ai remise dans des réalités factuelles en lui rappelant des chiffres actualisés qui parlent d’eux-mêmes : en 2008, ce sont 157 femmes qui sont mortes sous les coups de leur conjoint, soit une femme qui décède tous les deux jours et demi en France. Face à ce fléau inacceptable qui touche toutes les catégories sociales, à tous les âges et sur l’ensemble du territoire, le Gouvernement a d’ailleurs décidé de renforcer la lutte contre les violences et la violence est devenue, depuis 2010, en France, grande cause nationale.
C’est d’ailleurs, en ce sens que j’ai accepté l’honneur et le privilège qui m’étaient faits lorsqu’il me fût proposé en août 2010 de rejoindre le comité scientifique du colloque international littéraire et féministe d’Orléans : « Femmes des Lumières et de l’Ombre », organisé, chaque année, par François Le Guennec en partenariat avec l’association féministe Mix-Cité.
Cela a d’ailleurs été l’occasion pour moi d’élargir depuis, mon domaine de recherche, par delà Colette, à la thématique plus générale portant sur « Les Femmes en littérature ».
Bien entendu, cette question n’en a pris que plus d’ampleur depuis le Printemps Arabe… Pour l’anecdote, un internaute Tunisien (linguiste) sur Facebook s’étonnait d’ailleurs que la date de mon anniversaire (le jour, pas l’année !!) corresponde précisément à celle de la révolution du 14 janvier (2011) en Tunisie. Alors que je m’intéresse tout comme vous, M. Dahi, à la sémiologie, cette remarque, je l’avoue, m’a quelque peu interloquée (et bien sûr, en y repensant : réjouit !) : encore une fois, simple coïncidence, ou signe  Je n’ai pas de réponse…

M. Dahi/ Quels sont les traits autofictionnels dans l’univers fictif de Colette   »

S. Michineau / Selon moi, toute l’œuvre de Colette (c’est ce que je démontre dans ma thèse !) s’inscrit dans un espace autofictionnel peu ou prou suivant les livres bien entendu.
Autour de ma thèse, L’Autofiction dans l’œuvre de Colette, j’ai contribué à rédiger deux articles pour les Cahiers Colette : l’un correspondant à une sorte de condensé de ma thèse, portant d’ailleurs le même nom : « L’Autofiction dans l’œuvre de Colette » ; l’autre ayant pour titre : « Colette, une œuvre transgénérique ou la modernité de l’écriture   » tirée d’une communication que j’avais donnée lors du colloque international prestigieux sur Colette intitulé : Colette : Complexité et modernités, organisé par l’ITEM et la Société des Amis de Colette à l’Abbaye d’Ardenne, près de Caen, les 13 et 14 mars 2009.
Afin de répondre de manière satisfaisante et précise à votre intéressante question, M. Dahi, je reprendrai ici, si vous le voulez bien, l’extrait suivant d’un autre de mes articles rédigés pour La Faute à Rousseau, revue sur l’Autobiographie à laquelle j’ai contribué.
Voici donc l’extrait en question tiré du n° 53 (février 2010) intitulé : « Colette : autobiographie ou autofiction   »
« Colette procède, en définitive, toujours de la même manière, que ce soit avec ses héroïnes de premier plan ou avec la figuration d’elle-même dans son œuvre : elle se reconnaît à travers elles (même si elles ne sont pas l’auteure en tous points) et, une fois l’identification établie, elle les utilise à des fins expérimentales. C’est le cas de Claudine, mais pas seulement. Annie, dans Claudine s’en va (1903), divorce trois ans avant la séparation de Colette elle-même avec Willy. La fin de L’Entrave montre, par contre, une Renée Néré à jamais « amarrée » à Jean, préfigurant les liens de l’auteure avec son deuxième mari, Henry de Jouvenel, consolidés par la naissance de Bel Gazou en 1913. On pourrait dire de même pour Léa : Colette n’est pas Léa à l’origine, mais (désir conscient ou inconscient  ) elle endossera auprès de son beau-fils, Bertrand de Jouvenel, le rôle de mère de substitution, initiatrice de la connaissance du monde et de plaisirs… plus charnels (  !). Ansi, le personnage de Colette dans La Naissance du Jour ne figure pas l’auteure à proprement parler, mais une sorte de modèle qui lui sert de tremplin vers une relation plus apaisée à l’homme et qui, finalement, préfigure « le code de la vie à deux » avec celui qu’elle nommera « son meilleur ami » : Maurice Goudeket, son troisième mari ! »
… Sinon, La Faute à Rousseau est une revue que notre ami commun (que vos lectrices et lecteurs connaissent d’ailleurs peut-être, M. Dahi, puisqu’il habite au Maroc et a publié dans des revues marocaines) : Arnaud Genon, spécialiste de l’écriture de soi et d’Hervé Guibert, connaît bien pour y avoir contribué, lui aussi (notamment dans le numéro précédemment cité).
A savoir que l’on peut trouver mon article « Colette : autobiographie ou autofiction   » ainsi que quelques autres sur le site de référence qu’il co-dirige avec Isabelle Grell : « Autofiction.org ». J’y ai d’ailleurs parcouru votre très bon article, M’hamed Dahi, traitant de l’autofiction dans le Monde Arabe qui fera office de prémice dans mon esprit à votre intervention (dont je me réjouis déjà à l’idée d’assister) en juillet prochain lors du colloque de Cerisy.
Que vous dire d’autres pour refermer cet entretien  …si ce n’est vous remercier de la pertinence et de la finesse de vos questions qui m’ont permis de mettre en valeur mes recherches. Si vos lectrices et lecteurs souhaitent plus d’informations sur mes travaux passés ou/et en cours, ils peuvent se reporter à mon blog littéro-universitaire :
http://stephanie-michineau.publibook.com
ou s’ils sont comme moi et comme vous, M. Dahi, adeptes de Facebook, je les invite volontiers à rejoindre ma page publique nouvellement créée à cet effet depuis le 3 janvier 2012, page ouverte à titre d’« Auteur » sous l’appellation précise de : « Stéphanie Michineau : Ecrivain-Chercheur ».
…Il ne me reste plus qu’à remercier par votre intermédiaire vos lectrices et lecteurs de leur attention.

27/9/2016
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Moussem de la confrérie  Aïssawa  à Essaouira : Vers une culture spirituelle

Ahmed Tarek

Le Moussem de la confrérie des Aïssawa  à Essaouira a été initié recemment par l’Association Aïssawa  pour la sauvegarde du patrimoine immaterial, et ce dans une humilité mystique et en présence massive de savants et disciples ainsi que de grandes personnalités appartenant à l’univers de la culture mystique qui ont bien venu contribuer à la promotion des valeurs spirituelles .
C e moussem a été l’occasion de rencontres interfamiliales car tous les partisans et adeptes , de quelques provinces du pays, ont assisté à cette manifestation cérémoniale. Ils ont été réunis autour de «  Addikr » , insuffleront la part sacrée de l’enseignement de Muhammad ben Aïssâ (1465-1526 / 882-933 H.), surnommé le « Maître Parfait » (Chaykh al-Kâmil) en récitant le remarquable Hizb du Maître.

Sur cette manifestation spirituelle, Said Louban, Mokadem de la Zaouia et president l’Association Aïssawa  pour la sauvegarde du patrimoine immaterial, nous a confié : “ Au- delà de tout aspect folklorique et touristique, le Moussem a été particulièrement animé cette année par un programme riche et varié.
Le but majeur est de permettre une connaissance plus approfondie de cette voie soufie, de son rattachement au Maroc et de son ouverture vers le Monde…
Ce Moussem qui garde sa durabilité à Essaouira malgré toutes les contraintes se veut un espace meditatif pour approfondir les réflexions et échanger les points de vues dans le cadre d’une opération de tissage de paix et de tolérance. Il s’inscrit dans une approche constructive et édifiante et pas réactionnaire basée sur les jalons de la voie mystique qui a réussi à partager son oeuvre dans le monde entier.”.
Il est à rappeler que les termes Aïssâwiyya (‘Isâwiyya) et Aïssâwa (‘Isâwa), issus du nom du fondateur, désignent respectivement la confrérie (tariqa, litt. « voie ») et ses disciples (fuqarâ, sing. fakir, litt. « pauvre »). À l’origine clairement orthodoxe, la confrérie des Aïssâwa est devenu un phénomène social complexe, à la charnière du sacré et du profane, du domaine privé et public et des cultures savantes et populaires. Les Aïssâwa sont célèbres dans le monde arabe pour leur musique spirituelle caractérisée par l’utilisation du hautbois ghaita (syn. mizmar,zurna), de chants collectifs d’hymnes religieux accompagnés par un orchestre de percussions utilisant des éléments de polyrythmie. Leur complexe cérémonie rituelle, qui met en scène des danses symboliques amenant les participants à la transe, se déroule d’une part dans la sphère privée au cours de soirées domestiques organisées à la demande de particuliers (les lîla-s), et, d’autre part, dans la sphère publique lors des célébrations des fêtes patronales (les moussem-s, qui sont aussi des pèlerinages) et des festivités touristiques (spectacles folkloriques) ou religieuses (Ramadan, mawlid ou naissance du prophète de l’islam, Mahomet).

27/9/2016
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A la galerie Bab El Kébir à Rabat : Dans la lumière de Rachid Bakhouz

Par Noël CORET*

Les cimaises de la galerie Bab El kébir (les Oudayas –Rabat) à Rabat abritent du 4 au 24 octobre 2016 les œuvres créatives de l’artiste peintre de grand talent Rachd Bakhouz, et ce sous le signe «  lettre en transe »  et avec le soutien du ministère de la Culture : «  Depuis quelques années, nous observons avec attention la progression fulgurante d’un jeune artiste peintre surdoué, Rachid Bakhouz. Représentant incontournable de l’abstraction lyrique marocaine, son vocabulaire plastique va évoluer vers un expressionnisme à la fois gestuel et contrôlé, tel qu’il s’exprime tout au long de cette exposition. Animé d’une fièvre créatrice particulièrement fertile, Rachid Bakhouz déploie une activité prodigieuse, nourrissant constamment une œuvre dont l’évolution ne cesse de nous étonner. Véritable missionnaire de son art et de la peinture marocaine contemporaine, l’artiste se produit dans des manifestations internationales de très hautes tenues, tel le Salon d’Automne International – SAI dont il est l’une des figures de proue. Animé d’un souffle épique, d’un élan irrésistible, l’artiste joue habilement du chatoiement des couleurs sur lesquelles il applique ses arabesques proches de la calligraphie, multipliant les tensions dynamiques par un jeu à la fois intuitif et savant des teintes et des contrastes, dans le but de parvenir à un langage universel et accessible à tous. C’est peu dire qu’il y parvient, avec une aisance confondante.

La peinture de Rachid Bakhouz, c’est un concentré pictural d’humanisme et de sensibilité. Pour nous, il ouvre des lumières dans la nuit et ses toiles s’illuminent d’espérance.

Sous nos yeux émerveillés s’accomplit alors un véritable miracle : celui d’une harmonie indicible, unissant dans une même respiration picturale le paroxysme lyrique des tons et des lignes avec l’équilibre des formes. C’est bien une œuvre incomparable que Rachid Bakhouz propose à notre regard ébloui. Sans aucun doute, un évènement artistique qui fera date, un artiste qui ira loin ! ».

*Ecrivain d’Art
Président du Salon d’Automne International – SAI

27/9/2016
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Festival international du film de Tanger: Hommage au cinéaste Kouider Bennani et à la costumière Ayda Diouri

(MAP)

Le coup d’envoi de la 9ème édition du Festival international du film de Tanger a été donné, mardi soir à Tanger, par un vibrant hommage rendu au réalisateur, producteur et ancien directeur du Centre cinématographique marocain Kouider Bennani et à la costumière de cinéma Ayda Diouri.
Plusieurs témoignages se sont ainsi succédé mettant en exergue le parcours artistique prolifique de ces deux figures emblématiques du cinéma marocain et leur grande contribution à l’enrichissement de la scène artistique nationale.
S’exprimant à cette occasion, M. Bennani s’est dit ému par cette hommage, qui constitue pour lui un geste de gratitude envers l’ensemble des artistes marocains qui ont concouru à la promotion du rayonnement culturel du Royaume et un encouragement aux jeunes artistes à servir la scène culturelle nationale.
Mme Diouri s’est, elle aussi, réjouit de cette distinction qui consacre la culture de la reconnaissance. “Je crois beaucoup en l’avenir du cinéma marocain”, a dit cet styliste hors pair qui a fait ses débuts avec les grands en portant le cinéma dans son cœur, appelant les producteurs à accorder plus de budget aux costumes dans leurs films.
Cette grand-messe du cinéma international, qui réunit des professionnels de renom et qui attire massivement les cinéphiles, a été également marquée par la projection d’un court-métrage réalisé par l’Association Annour, initiatrice du festival. Intitulé “2020”, ce film livre l’image d’une école marocaine “parfaite” lors des prochaines années en redonnant à l’élève et à l’enseignement la valeur et la place qu’ils méritent, à même de combattre certains phénomènes sociaux à l’instar du terrorisme, de la violence et de la délinquance. Cette manifestation culturelle entend contribuer à la promotion de la culture de l’image et du cinéma auprès des cinéphiles et de la jeune génération et à la dynamisation de la scène cinématographique de la ville du Détroit, a souligné le directeur du festival, Mohamed Said Zerbouh. Ce festival, qui se veut une plateforme propice pour les affaires et les propositions de projets de films, ambitionne de créer un marché du film afin de commercialiser le film marocain, africain et arabe et susciter les professionnels du septième art à investir à Tanger, a-t-il ajouté. La présente édition, qui se poursuit jusqu’au 24 septembre courant, connaitra la participation de 45 films représentant différents pays des quatre coins du monde, faisant renouer la ville du Détroit avec sa vocation de carrefour incontournable du 7ème art.
Un total de 27 courts métrages représentant le Liban, l’Égypte, la Palestine, l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Portugal, la Pologne, l’Italie, le Slovénie, la Jordanie, la Suisse, la Grande Bretagne, l’Autriche, le Monténégro, la Colombie, les États-Unis, le Canada et le Maroc sont en lice pour la première compétition de ce festival, initié par l’association Annour.
Dans le cadre de cette compétition, le Maroc prendra part avec le film “Honey and old cheese” du réalisateur Yassine Idrissi aux côtés de trois films arabes. Il s’agit de “The way solitude was” de l’égyptienne Mariane Abdelmalek, “Ave Maria” du Palestinien Bassel Khalil et “The rifle, The jackal” du réalisateur libanais Walid Mouaniss. Treize autres courts métrages documentaires seront en lice pour la deuxième compétition et représenteront l’Égypte, la Syrie, la Tunisie, l’Iraq, l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Slovaquie, la Hollande, la Colombie et la Chine. Trois films arabes participent à cette deuxième compétition, à savoir “Iman” de la réalisatrice égyptienne Mina Majdi, “les dinosaures du désert” du tunisien Aniss Abbassi et “Jasmin” du syrien Mohanad Kaltoum.
Parallèlement aux compétitions officielles, le festival prévoit cinq films panoramiques. Il s’agit des “A mile in my shoes” (Maroc), “Le groupe des turbulents” (Allemagne), “La croisée des chemins” (Turquie), “La légende” (Égypte) et “Histoire d’Eau” (Corée du Sud).
Pour le jury du court métrage, il sera présidé par le célèbre réalisateur espagnol Jorge Dorado aux côtés de l’acteur égyptien Khaled Abou Annaja, du producteur taïwanais Vanson Wong, de l’acteur russe Daniel Horvath et de l’actrice marocaine Nadia Alami. Quant au jury qui va délibérer pour la compétition des documentaires, il est composé du marocain Abdellah Abou Awad (président), le producteur saoudien Abdelaziz Damir et la vice-présidente de production en Égypte, Sanae Chikh. Outre les projections cinématographiques, cette manifestation sera aussi marquée par l’organisation d’une conférence sur “l’avenir de la production cinématographique à l’horizon de la régionalisation avancée”, qui verra la participation de grands noms du cinéma à l’échelle nationale et internationale.

27/9/2016
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