Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ali BENADADA
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        Culture
  ABDELKRIM SRHIRI, ARTISTE-PEINTRE A BORDEAUX
« Je puise mes sources d’inspiration dans le vacarme des villes »
Vivant depuis 1987 en France, plus exactement dans la ville de Bordeaux, Abdelkrim Srhiri, artiste peintre, natif de la région d’Oujda, est une figure de la grande créativité des Marocains du Monde qui représentent une pièce maîtresse dans le développement et le rayonnement culturel du Maroc. A travers ses créations qui oscillent entre figuration et abstraction, Srhiri crée un style qui lui est propre fondé sur un rapport très intime avec la matière depuis une première découverte étant enfant dans son patelin natal, la petite ville de Touissit dans l’Oriental région d’Oujda. Depuis une toute première exposition collective à l’Ecole des Beaux-Arts à Tétouan en 1986, Srhiri a eu à son actif de nombreuses expositions collectives et individuelles en France. Au Maroc il a participé à l’exposition collective « Global’art » à la Villa des Arts de Rabat en 2007 et une exposition individuelle en 2011 à l’Institut Français de l’Oriental avec la Fondation Moulay Slimane à Oujda. Entretien autour d’une idée de création et de résistance :

Entretien réalisé parSaïd AFOULOUS

-L’Opinion : Quels étaient les premiers moments d’éveil à la création à Touissit et surtout la découverte, étant enfant et adolescent des matières humbles terre, bois, cuivre... dont la présence accompagnera votre cheminement artistique 

-Abdelkrim Srhiri: Hermann Broch disait: « Je ne suis pas animé par une sentimentalité nostalgique du passé, une contemplation rétrograde et transfigurante des époques révolues. Non, derrière tout mon dégoût et ma lassitude se cache une idée très ancienne et très fondée, l’idée que, pour une époque, il n’y a rien de plus important que son style. ». Quant à moi à un moment donné, je lisais : « La Civilisation, ma Mère !.. » de Driss Chraïbi. J’ai eu le déclic, je suis retourné dans mon passé et j’ai fouillé dans mes souvenirs. J’ai vu des images de mon enfance, à l’époque où mes parents habitaient encore à Touissit. Et j’ai écrit,
Face au soleil
J’avais six ans, je jouais avec de la terre.
Ce n’était qu’un jeu d’enfance.
Je suis né à Touissit, au Maroc,
La terre était mouillée. Je la mélangeais avec un bout de bois.
L’après-midi, j’exposais ces éléments en face du soleil pour les sécher.
Exposition face au soleil !
C’était ma première exposition.
A Oujda, ma mère quelquefois tissait des tapis et des « bourabah », en l’observant, j’ai pris mes premières leçons de composition des couleurs.
A l’école primaire, je dessinais et gravais sur les tables. Malheureusement chaque fois, je recevais des coups en guise de punition, et le maître me forçait à nettoyer les tables.
Le maître monsieur Zarouki, CM2 à l’école Ibn Rochd à Oujda m’a donné quelques conseils artistiques, pour mes collages, dessins et peintures.

-Quels avaient été les moments forts de l’école des Beaux-Arts et du séjour à Tétouan 
-C’était l’aube de ma jeunesse... C’était un rêve que d’être étudiant à l’école des Beaux-Arts de Tétouan. Le commencement de la liberté, pour moi : ne pas respecter l’emploi du temps, fumer du kif, braver l’interdits... Je me souviens, parfois le directeur, monsieur Sarghini Mohamed, lorsque nous quittions l’école à la moitié du chemin, venait nous ordonner d’y retourner, car ce n’était pas encore l’heure. 
Je me sentais comme étranger dans mon propre pays, tout changeait pour moi : l’architecture, le paysage et le climat. La médina me semblait un labyrinthe. Presque tous les jours, je faisais des aquarelles et des croquis. Je squattais à «  l’Oukash », avec d’autres étudiants dans cette ancienne école à côté de la grande mosquée, abandonnée. On s’éclairait à la bougie et on se débrouillait pour la nourriture. J’ai habité dans d’autres quartiers comme Jbel Darsa, el-Barrio, Sidi Talha. J’ai même habité dans un garage, sans eau ni toilettes. Parfois, la nuit, j’ouvrais la porte du garage et je pissai directement dans la rue, heureusement le sol était en terre battue. Nous utilisions la fontaine du quartier pour se laver. Nous n’avions pas de sous.

-Aviez-vous déjà en tête l’immigration à ce moment-là pour accomplir un projet créatif 

-A L’école des Beaux-Arts de Tétouan, j’ai été influencé par les artistes impressionnistes et abstraits. Je ne connaissais pas les mouvements artistiques comme l’arte povera, l’art conceptuel... Je peignais le paysage et faisais des croquis dans les souks et dans ‘’Parada’’, l’ancienne gare routière.
J’ai découvert plus tard l’art conceptuel au Musée CAPC de Bordeaux, et l’expression plastique à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux.
Pendent l’été 1997, au coucher du soleil sur la plage de Saïdia, je discutais avec les pêcheurs ‘’Bouhout’’, soudain j’ai aperçu une barque se dirigeant vers le large. Elle m’a intrigué, et j’ai posé cette question à l’un des pêcheurs :
« Tu vois cette barque  Qui peut pêcher à cette heure-ci   »
Dans le calme de la mer, malgré quelques petites vaguelettes, la petite voix de Bouhout m’a répondu :
« Ce sont des ‘’Harraguas’’ !»
Tu plaisantes  , ai-je dit
– Non, c’est la vérité. »
Cette scène m’a choqué, bouleversé. J’en ai éprouvé un sentiment de solitude, de culpabilité et de tristesse. L’horizon était vide, et j’ai pensé au fameux discours de Tarik ibn Ziyãd, haranguant l’armée ; et au travail du peintre sculpteur Théodore Géricault, Le radeau de la Méduse. A mon retour à Bordeaux, j’avais senti le besoin de me libérer par l’expression artistique. C’est ainsi que j’ai réalisé quatre tableaux : ‘‘Lhrrigue’’, « Tanger’’, « L’aube”, « el Boulici’’.

-Comment s’est produit le passage de l’abstraction à la figuration en 1997 

-Le jour le plus noir de la même année, ce jour-là j’ai perdu mes deux sœurs dans un terrible accident de la circulation au Maroc. J’ai été traumatisé par cette tragédie. De nouveau j’ai affronté ce que j’avais oublié depuis que j’avais quitté mon pays en 1987. Dans cette tragédie, j’ai vécu les horreurs dans des hôpitaux publics. Des va-et-vient, chagrin, stress, déprime et colère. J’avais l’impression d’être abandonné par mon propre pays, dans une jungle, entouré par des vautours affamés.
Cela explique mon escapade vers le pays qui allait m’accueillir, la France. Dans mon atelier, j’ai sorti mes pinceaux et mes gouaches. Après cette souffrance, que peindre  J’ai fait des œuvres figuratives représentant la réalité de la vie quotidienne au Maroc. C’était l’expression d’un peintre libre.
J’étais dans un état de transe, j’étalais au sol de vieux draps, des toiles et des papiers. Je voulais juste m’exprimer non devenir un vulgaire courtisan, créant des œuvres destinées à satisfaire les goûts de ses clients et à flatter leur vanité. J’étais loin des styles et des modes.
Voici ce qu’a écrit Jean-Paul Michel sur mon travail :
« ...Son savoir-faire est étonnant. En témoignent de parfaits dessins classiques. Il l’aura acquis d’école en école, des Beaux-Arts de Tétouan aux Beaux-Arts de Bordeaux, perfectionné par une longue pratique. Mais, ne cédant ni à l’illusion juvénile qui donne à croire à trop d’ambitieux jeunes gens peu préparés pour ce voyage que l’on est d’autant plus libre en art que l’on y est plus ignorant ; ni non plus à l’illusion scolaire qu’il suffirait d’avoir appris pour savoir, et d’être capable d’imiter pour pouvoir, il a fait fond avec finesse sur la réalité qui était la sienne, comme peintre et comme exilé, comme enfant pétri de nostalgie non moins que comme un moderne citoyen de l’universelle république des arts... »

– Dans votre démarche on a pu évoquer un figuratif « naïf » tandis que vous parlez d’un ressourcement dans la culture et l’imagerie populaires. De quoi s’agit-il au juste 

- Tout simplement je voudrais revenir à une peinture loin des styles et les écoles, une expression pure et simple. J’ai évoqué plusieurs tragédies dans mon passé. Je ferme les yeux et je continue à peindre des formes abstraites ou des paysages comme quand j’étais étudiant à l’école de Tétouan ...« Si l’art ne nous brûle pas « vraiment », il serait «  comédie ».
Abdellatif Abboubi, a lui aussi écrit :
«... On croirait d’emblée en contemplant les travaux d’Abdelkrim Srhiri qu’on a affaire à une expression visuelle naïve. Pas du tout, vous réplique-t-il. C’est un travail d’une extraordinaire densité, engageant aussi bien la forme que le contenu. Toutes ses préoccupations artistiques sont en effet orientées vers la recherche constante d’un langage plastique neuf, d’une forme picturale authentique qui peut le mieux, explique-t-il, exprimer l’imaginaire, le visu populaire maghrébin...)

-Quelle place du quotidien, du temps, de la femme dans votre démarche artistique 

-Je peins le corps de la femme en blanc qui est la couleur de la djellaba des hommes, avec un fez rouge. Cette image féminine - masculine traduit, pour moi, la place de la femme dans la société marocaine.

-Pour Srhiri, que représente le Maroc dans le rapport à la création 

-Yves Bonnefoy disait : « Et mieux vaut le peintre de la déréliction mais aussi de la nostalgie que l’orgueil du signe à n’être que soi, sur une terre qui se disloque. ».
Créer, c’est résister, je ne peux pas échapper à mon vécu ni à mon passé au Maroc. Un artiste crée malgré la distance qui le sépare de son pays. « Une nouvelle conception de la réalité et une nouvelle accumulation d’énergie créatrice. »
Quelquefois, je rends visite à ma famille et mes amis dans mon pays. Comme on dit « Je recharge les batteries ». Je me promène et j’observe les changements positifs, qui me réconfortent, mais aussi les changements négatifs, qui heurtent mes sentiments. Ces états me rendent créatif pour exprimer ma colère et ma souffrance sur divers sujets.
Pendant les années quatre-vingts et au début des années quatre-vingt-dix, au Maroc comme à Bordeaux, je me promenais au calme dans la nature. Actuellement, je puise mes sources d’inspiration dans le vacarme des villes, dans les cafés et les bars, (Errances intérieures).
Mes lectures des magazines sur l’art, des livres, et les événements du monde et les faits de la vie quotidienne nourrissent mes émotions... Cette accumulation d’angoisse, je l’exprime dans un langage artistique.

-Vivre et travailler à Bordeaux est-ce un exil volontaire ou une manière de fuite pour prendre du recul par rapport au passé intime 

-Ce n’est pas un exil ni une fuite, c’est un choix, pour continuer à exercer une expression libre et sans contrainte. Partir à l’étranger, c’est un rêve. Un rêve pour la plupart des jeunes marocains. Partir chercher fortune dans un ailleurs improbable  ...

-Quelle évolution a connu votre rapport à la matière 

-Je récupère ou bien j’achète du fil de cuivre, le bois, la toile, la terre, la peinture, la colle et le papier. Cette source me permet de constituer un vocabulaire, un langage plastique, conceptuel ou figuratif. Mon histoire avec la matière vient de mes souvenirs d’enfance, au Maroc. La terre, le bois, le cuivre étaient dans mon enfance un moyen de jeu pour m’exprimer, créer une sculpture, une forme, ou bien dessiner un signe.
Le cuivre représente la chaleur, la lumière, la couleur, la vitesse et la communication. J’utilise le cuivre dans mon travail comme une couleur, une matière, une matière qui nous rapproche les uns des autres.
Le bois cassé et relié par le fil de cuivre montre une force, une répétition de la matière qui crée le temps et la couleur du support.

-On vous voit souvent dans des manifestations participatives avec des enfants. Est-ce que la dimension pédagogique fait partie de votre démarche 

-Dans la région d’Aquitaine, l’artothèque du Conseil Général de Gironde diffuse les œuvres des artistes dans les écoles de la commune. Les artistes sont invités pour animer les ateliers d’art visuel auprès des enfants. J’ai animé d’autres ateliers dans écoles, au musée CAPC de Bordeaux, et dans des bibliothèques.
Je trouve ces expériences enrichissantes pour les enfants et pour les artistes.


 



2/3/2013
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 OMAR BERRADA, DIRECTEUR DE LA COLLECTION DAR AL MA’MOUN 
« DK Editions publiera, « Le voleur de mémoires » et « La septième porte - histoire du cinéma marocain », œuvres inédites de Ahmed Bouanani »

Entretien réalisé par Saïd AFOULOUS

Omar Berrada est co-directeur de Dar al-Ma’mûn et directeur de la collection Dar al-Ma’mûn chez DK éditions qui vient de publier « L’Hôpital » de Ahmed Bouanani (sur notre photo)et s’engage à éditer une traduction de ce roman et surtout la publication des inédits du regretté poète et cinéaste marocain. Entretien :

-Qu’est-ce qui a présidé au choix de «L’Hôpital» comme premier texte pour inaugurer votre collection Dar al-Ma’mûn et qui est réédité avec Dar al Kitab 22 ans après une première édition par Dar Al Kalam
-Dar al-Ma’mûn est une bibliothèque située près de Marrakech, ainsi qu’un centre international de résidences pour artistes, chercheurs et traducteurs. Les travaux des traducteurs et des chercheurs que nous accueillons explorent essentiellement deux domaines : la littérature marocaine ou plus généralement maghrébine, et les écrits théoriques sur l’art, notamment sur les arts contemporains. En lien avec ces travaux, la collection Dar al-Ma’mûn, chez DK éditions (Dar el Kitab), se donne pour objectif de publier des textes de haut niveau, sous forme de livres graphiquement très soignés et vendus à des prix abordables. Elle ambitionne de redessiner à sa façon les lignes de la modernité littéraire et artistique marocaine, en mettant en avant des auteurs injustement méconnus. Ahmed Bouanani est de ceux-là. L’hôpital, seul roman qu’il ait publié de son vivant, est un chef d’œuvre. En cent pages, nous entraînant dans l’univers clos d’un hôpital avec un phrasé et une virtuosité verbale qui ne sont qu’à lui, il dit plus et mieux sur le Maroc des années de plomb que la majorité de ce qui s’est écrit depuis l’indépendance.

-Quel programme à venir pour la publication des inédits de Ahmed Bouanani surtout qu’on parle de manuscrits importants comme «Histoire du cinéma marocain» et «Le Voleur de mémoire
-Si Bouanani a peu publié de son vivant, il a en revanche beaucoup écrit. Sa fille Touda s’emploie avec énergie et dévotion à répertorier, préserver et diffuser les manuscrits qu’il a laissés. DK éditions a l’intention de continuer à faire découvrir ou redécouvrir l’œuvre multiforme de Bouanani, en publiant des inédits. Notamment, pour l’année qui vient, Le voleur de mémoires et La septième porte - histoire du cinéma marocain. 
Le voleur de mémoires est un long roman en trois volumes, où la saga d’une famille recoupe l’histoire du Maroc sur une bonne partie du vingtième siècle. On voyage de la campagne à la ville, de génération en génération, depuis avant le Protectorat et jusqu’aux années 70. Ici la biographie rencontre l’histoire et la mémoire de l’individu rencontre celle de tout un peuple. Par ailleurs, on reconnaît dans ce livre plusieurs personnages du long métrage d’Ahmed Bouanani intitulé Mirage (1979), chef-d’œuvre incontesté du cinéma marocain. La publication du Voleur de mémoires rétablira des chaînons manquants dans la réception d’une œuvre dont les thèmes et les formes circulent non seulement de livre en livre, mais également entre l’écriture et le cinéma.
Dans La septième porte, Bouanani écrit une histoire du cinéma marocain depuis les premiers films de l’époque du Protectorat jusqu’aux années 80. Ahmed Bouanani ne fait pas simplement l’histoire des films. Il fait aussi celle des spectateurs, des salles, des institutions de production et de distribution. Il dresse des chronologies précises, précieuses et éclairantes. Il consacre de courts chapitres à des questions spécifiques ou à des personnages singuliers, notamment quelques pages bouleversantes sur Mohamed Ousfour. Ce livre est un témoignage indispensable et rigoureux par une figure essentielle du cinéma marocain.

-Comment s’énonce le programme des traductions
Ahmed Bouanani n’a jamais été traduit en arabe. Il nous a donc semblé important de publier une traduction arabe de « L’hôpital », qu’a réalisée le jeune écrivain Mohamed El Khadiri et qui paraîtra ce printemps. Plus tard dans l’année, nous publierons les traductions arabes du « Partage du sensible » et du « Spectateur émancipé », deux livres fondamentaux du philosophe français Jacques Rancière qui s’attachent à analyser et à redéfinir les rapports entre l’art et la politique. Par la suite, nous comptons publier des traductions françaises de certains auteurs marocains arabophones qui restent trop peu connus en français.


2/3/2013
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   André Elbaz et ses collages
L’art du détournement, voire du contournement

Par Abdellah HANBALI

Dans sa tournée qui vient de commencer par la France (Narbonne), on remarque qu’une  grande partie de ses  œuvres  est exposée pour la première fois.
Une rencontre qui fut  riche, devant un public nombreux, tout à l’écoute et ravi des multiples anecdotes,  face aux problèmes et aux conflits que rencontrent et traversent, (quand ils le peuvent), bien des artistes.
« Il faut dire à ce propos, que pour plusieurs parmi nous, la rencontre avec les aléas de tellement d’ordres, ont poussé un grand nombre à abandonner leur art, d’autres, dont je suis, à détruire leur œuvre, et certains, devant cet impossible auquel les plus exigeants ont eu à se confronter, n’ont souvent trouvé d’autre résolution qu’en mettant fin à leur existence. Et la liste hélas ! est bien grande », déclara El Baz. Et de poursuivre : « pour ma part et  afin que je puisse  poursuivre ma vie et mon œuvre, je viens d’acquérir 250 nouveaux bocaux. 250 urnes à réaliser, c’est dire combien d’œuvres à mettre en morceaux ! Et combien d’autres qu’il va me falloir, lors de l’été prochain, lacérer, broyer, afin d’en tirer d’autres œuvres, dont une partie sera encadrée pour les prochaines expositions à Madrid. »
C’est à la Médiathèque de Narbonne qu’El Baz est revenu accrocher ses œuvres, après une première exposition en 2009 dans le cadre d’Horizons Méditerranée.
Le visiteur appréciera l’art du collage et du détournement, voire du contournement, de ses débuts en 1955 au Maroc à ses séjours inspirés à Paris et Londres. «J’expose les trois premières œuvres réalisées, des affiches pour des pièces de théâtre», précise André Elbaz, dont la matière première de prédilection est le papier journal ou magazine, mais qui travaille désormais avec des fibres végétales pour ses lacérations tourmentées.
Il a également utilisé des tickets de métro et tant de découpages pour nourrir son inspiration... Parmi les collages, les publicités revisitées : «J’en ai toute une série pour laquelle je suis parti d’une page de magazine. J’ai essayé de comprendre le message subliminal tel que je le voyais.» Une pub pour un parfum revêt ainsi un sens nouveau. «Je m’amuse», jubile André Elbaz, qui redevient grave dans sa période plus contemporaine, via ses lacérations. «Comment peindre des danseuses alors que le monde devient carnage » constate-t-il.

2/3/2013
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 Du 8 au 31 mars au Forum de la Culture à Casablanca
Salon National d’Art Contemporain, une fête des couleurs et un hommage à la femme artiste

Par Dr. Abdellah CHEIKH (critique d’art)

Après l’énorme succès du 1er Salon National, tenu sous le thème « Générations et tendances » sous la présidence effective de SAR le Prince Moulay Rachid, et suite à la sollicitation du ministère de la Culture et des autorités du Grand Casablanca, l’Association Nationale des Arts Plastiques présidée par l’artiste peintre de renom Abdellatif Zine organise le 2ème Salon National sous le thème « Fête des couleurs » du 8 au 31 mars au Forum de la culture à Casablanca ( ex.Cathédrale Sacré Cœur).
L’idée de ce salon est venue pour contribuer au développement des arts, en cultivant l’œil du public et en donnant la visibilité à un maximum d’artistes de qualité, dans différents styles et sur différents supports... le Salon offre, donc, l’occasion au public pour bien apprécier une grande qualité et variété d’œuvres de haut niveau, souvent étonnantes dans leurs formes d’expression. A travers cette manifestation artistique, Casablanca, ville cosmopolite, renforce, encore une fois, sa position dynamique ; celle d’un lieu stratégique de rencontre fructueuse entre les artistes créateurs d’ici et d’ailleurs. 
Sur cette manifestation créative, Abdellatif Zine précise : « il est devenu impératif de doter les différentes régions du Royaume, et notamment la mégapole Casablanca, d’infrastructures et de manifestations culturelles et artistiques. C’est dans cette perspective que survient l’organisation de la 2ème édition du Salon National d’Art Contemporain, collaborant ainsi au rayonnement de notre pays et de sa capitale économique et œuvrant à l’enrichissement de notre mémoire collective. Participeront au 2ème Salon National d’Art Contemporain plus d’une centaine d’artistes représentant les multiples générations et tendances plastiques. Le salon étant national, la participation n’est pas limitée aux seuls membres de l’Association Nationale des Arts Plastiques, mais ouverte à tous les artistes marocains intéressés, résidents au Maroc et à l’étranger. ». Et d’ajouter : «  En dehors des peintres consacrés et reconnus, la participation est conditionnée par la validation des dossiers de candidature par le Comité de sélection dont le commissaire est le critique d’art Abderrahmane Benhameza.
Vu que l’inauguration du Salon coïncide avec le 8 Mars, journée mondiale de la femme, un espace sera réservé pour rendre hommage aux peintres
marocaines défuntes : Chaïbia Talal, Meriem Ameziane, Fatima Hassan,
Fatna Gbouri, Sâadia Bayrou et Benhila Regraguia. Dans un espace aménagé à cette occasion à l’extérieur de la Cathédrale, vingt artistes femmes, dont des lauréates des écoles et instituts des beaux arts, exposeront et peigneront leurs œuvres devant le public. ».
Cette nouvelle édition sera marquée également par un solennel hommage rendu aux deux artistes Nepo et Sahbi qui ont formé beaucoup d’artistes et d’artisans. Il est à rappeler que le salon selon ses organisateurs vise à atteindre les objectifs suivants : Permettre au large public de connaître les créations des plasticiens marocains. Participer au développement humain à travers la culture du goût artistique, l’éducation aux valeurs esthétiques et plastiques et l’éclosion de l’esprit créateur dans l’imaginaire collectif; autant de conditions aptes à la formation du citoyen responsable. Faire connaître les créations des jeunes talents en leur permettant d’exposer pour la première fois leurs œuvres. D’autant plus que moult d’entre eux se voient privés d’expositions à cause du manque d’opportunités et de structures, et en raison des choix des galeries qui privilégient les noms consacrés. Permettre aux artistes de se connaître mutuellement, de dialoguer et d’échanger leurs expériences. Participer à la circulation marchande des œuvres d’art afin de promouvoir le marché de l’art au Maroc. Établir des liens de proximité entre les artistes, les journalistes, les critiques d’art et les concernés.
Il est à rappeler que l’Association Nationale des Arts Plastiques organise le lundi 4 mars courant à l’Hôtel Idou Anfa à Casablanca à partir de 18 h une conférence de presse en présence de quelques artistes exposants , des partenaires et des acteurs culturels.


2/3/2013
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 Rahoule expose à la galerie Bab Rouah (Rabat)
En Hommage à Leïla Faraoui et Pauline de Mazières

A.B

Du 12 mars au 8 avril 2013, la galerie Baba Rouah accueillera l’artiste peintre et directeur de l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Casablanca Abderrahman Rahoule, qui présentera un ensemble substantiel de ses œuvres (35 toiles de différents formats et 20 sculptures en bronze et terre cuite patinée), sous le thème « Hommage à deux grandes dames de l’art : Leïla Fraoui et Pauline de Mazières », la première fondatrice de la galerie Nadar à Casablanca en1974, la deuxième de celle de l’Atelier à Rabat.
S’expliquant sur la nature de cet hommage, Rahoule dit : « Je tiens à exprimer ma reconnaissance à l’égard de deux grandes dames qui ont manifesté leur confiance aux artistes marocains et une authentique passion pour l’art contemporain marocain depuis les années soixante dix. Il s’agit de Mesdames Leila Faraoui et Pauline de Mazières grâce à qui de nombreux artistes de différentes régions du Maroc ont été révélés. Leurs deux galeries (Nadar et l’Atelier) ont motivé les rares collectionneurs de l’époque pour qu’ils s’intéressent à l’art contemporain marocain. Puis au fil des années, la fréquentation de Nadar et de l’Atelier a provoqué un engouement chez de nombreux amateurs d’art. Sans oublier que les architectes Abdeslam Faraoui et Patrice de Mazières ont été des pionniers qui s’étaient engagés dès les années soixante dix à intégrer des œuvres plastiques dans leurs projets de construction. Je dédie donc cette exposition à Mesdames Leila Faraoui et Pauline de Mazières. »
Plasticien et sculpteur au long parcours, Abderrahman Rahoule s’est distingué, côté peinture, par une iconographie semi-abstraite, avec le thème de l’architecture traditionnel comme source principale ; côté sculpture, avec un moulage tout en courbes et contre-courbes rappelant des silhouettes humaines. Sur son travail, le critique Mostafa Chebbak a écrit à juste titre : « Rahoule opère par fragmentation et juxtaposition, construction et étagement. Le référent « cubiste », comme on l’a souvent souligné, est certes patent, mais sans excès de « géométrisme ».Cônes, rectangles, sphères sont harmonieusement articulés. Si les formes sont réduites à leur expression minimale, la couleur, elle- toujours vive et chaude-nimbe la toile d’un expressionisme qui capte et égaye le regard. Rien de narratif pourtant dans cette peinture .Elle ne cherche ni à conserver, ni à illustrer. Elle n’obéit à aucune rhétorique doctrinaire non plus. Ainsi a-t-elle pu, avec un rare bonheur, esquiver les apories du pittoresque. Il ya bien sûr, des tranches du vécu dans cette peinture qui réfère, de part en part, à Derb Soltane, l’inoubliable quartier d’enfance où le peintre a grandi, joué, aimé. Mais, il ya aussi une part de rêve, quelque chose d’inactuel, d’intempestif au sens nietzschéen, qui cherche à reconstruire, par le geste pictural, un lieu utopique où se réaliserait enfin la fusion harmonieuse entre l’atropos et le topo (l’habitant et le bâti). N’étaient cependant les rares confessions, distillées goutte à goutte par l’artiste lui même, jamais personne n’aurait pensé à Derb Soltane tellement cette peinture joue subtilement sur une fine et savante oscillation entre le visible et le lisible, le figuratif et l’abstrait .Elle est entièrement centrée sur la volonté de dégager des rapports purement plastiques.
Derb Soltane devient dés lors une construction paradigmatique du lieu médinal, puisque tout dans ce lieu (maisons, sites, mosquées, artères...) est ramené à un schéma géométrique, avec toutefois ce souci d’articuler l’ensemble en densité de rythmes et d’échanges qui laisse transparaître la mesure humaine des lieux habités…
Un tel hommage, par son originalité et vu sa dimension morale, affirme à quel point peut être décisif l’apport d’une bonne galerie d’art dans la promotion des artistes. Rahoule a bien raison d’y avoir pensé.


(Pour tout contact, appeler le 0522200536 (Ecole des Beaux-arts)

2/3/2013
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 CULTURE ET CIVILISATION
Le spectacle mythique et symbolique

Par Azzam MADKOUR (Peintre, poète, auteur)

Le monde mythique, dans sa formation primaire, n’est pas le produit de l’imagination qui se détache de la réalité sensible pour s’éparpiller comme un rêve, mais préfigure le tout de l’être. La conscience primitive est pénétrée par le mythe, ne pense et n’agit qu’à travers lui. L’homme primitif ne conçoit la réalité et les choses que dans la mesure où il se fond dans le mythe et laisse celui-ci se fondre en lui.
C’est dans ce sens qu’on peut comprendre l’art préhistorique et les arts primitifs. Pour l’humanité, ces arts constituent en général les sources de l’art universel. Toutefois, ces arts, qui préfigurent l’enfance de l’art, ont suivi leur propre évolution, une évolution lente en somme, car ils restent dans toutes leurs représentations pénétrés par les figures mythiques ambiantes, liés intimement par ce milieu imaginaire. L’interpénétration de l’art et du mythe dans leur état primitif est directe, spontanée et immédiate, et la conscience primitive qui les formule est comme ensorcelée par l’atmosphère mythique, inconsciente, prisonnière de l’objet révélé devant elle.

La formation des concepts des dieux
Cette conception nous mène à la création et à la formation des concepts des dieux. On sait que l’humanité, durant son histoire culturelle, est passée par trois grandes phases ; après avoir élaboré les figures mythiques des forces de la nature, elle a pu accéder au polythéisme, puis enfin au monothéisme. Seulement, dans son premier stade, Usener a pu déceler trois autres phases de développement fondamentales. La première phase, la plus reculée, est caractérisée par la formation des « dieux personnels », des dieux qui possèdent maintenant un nom propre, une personnalité et une signification précise.
Ce qui est important à souligner dans ces représentations mythiques fondamentales de l’humanité, durant la formation des concepts des dieux, c’est que la relation entre l’être et le sacré, entre l’habituel et l’inhabituel, est basée essentiellement sur le spectacle.

L’essence du spectacle
L’idée du spectacle est au début inconsciente, indéterminée ; ce n’est qu’une excitation instantanée, un contenu de l’âme qui s’objective, une décharge qui s’extériorise dans une activité individuelle ou en collectivité, animant toute la tribu. Cette excitation, qui est à la base de la création des dieux de l’instant, devient, avec l’évolution de l’esprit, une décharge mythico-rituelle, possédant plus ou moins sa fonction, sa signification et son domaine. Dans ses formes primaires les plus anciennes, le spectacle se base sur l’activité tâtonnante des cinq sens en même temps, sur la relation immédiate, inconsciente et ébauchée de tous les arts, sans aucune distinction.
Ce n’est pas encore une fête ou un rythme de la vie, c’est tout simplement une vague activité essentiellement humaine, un besoin organique qui doit s’accomplir, mimant les aspects extérieurs de la nature, pour répondre aux appels de la nature, en écho tout aussi vague et imprécis. Le grondement du tonnerre, le bruissement du feuillage, le hurlement de la bête qui agonise, la marche furtive ou accablée de cette bête, sa peau poilue ou laineuse, sont imités et mimés dans les spectacles expressifs, pour des besoins immédiats, se préparer à la chasse, faire calmer les forces de la nature ou les rendre plus clémentes.
L’héritage symbolique
Les rites et les coutumes peuvent être interprétés en ce sens comme des spectacles symboliques. Ils se perpétuent et se transmettent par mimétisme des pratiques ancestrales, spectacles enseignés et répétés dans leurs plus fins détails.
Comme tout spectacle mythique ou symbolique, le rite est un message dont la signification s’oublie au fil du temps, mais qui pénètre profondément l’inconscient collectif. Il est à la base de l’identité communautaire. Comme l’écrit C. Lévi- Strauss à propos du tatouage qui fait partie des rites primitifs et traditionnels : «  Chez les Maoris comme chez les indigènes de la frontière paraguayenne, l’élaboration du décor facial et corporel se fait dans une atmosphère semi-religieuse » (Anthropologie structurale).
Cette atmosphère religieuse et sociale, dans laquelle le rite se déroule, se prolonge dans le spectacle quotidien, à travers toute une symbolique des regards, des gestes, des visages, des mains, des parures, des habits, dans le mariage ou le deuil, le baptême ou la circoncision, dans les fêtes religieuses et sociales.
Etant donné que les rites et les coutumes ont en général une essence religieuse et sociale, ils permettent de donner une signification à l’identité d’un peuple, de constituer la symbolique religieuse de chaque culture et de chaque civilisation. Les religions abondent en symboles, en images et spectacles symboliques ; et c’est l’ensemble de ces symboles propres à chaque peuple et à chaque religion, constitués en types, qui reconduisent les rites dans lesquels nous vivons. Et comme l’écrit George Jean, « sans que nous ayons à les interroger d’abord sur la logique qui les assemble, les symboles religieux déclenchent les émotions et les paroles qui les accompagnaient quand nous avons appris le comportement de prière ». (Langage de signes). «  En reproduisant ce comportement, ajoute-t-il, nous participons au rite qi relie la communauté et communions avec dans une émotion de la totalité ou du divin ».
De là, on peut distinguer la symbolique musulmane de la symbolique chrétienne et hébraïque. En parallèle, on peut définir aussi la symbolique mésopotamienne, la symbolique égyptienne ancienne, la symbolique grecque, etc. En général, quelles qu’elles soient, ces symboliques ont une relation, plus ou moins directe, avec le spectacle qui revêt à son tour des dimensions différentes, selon la conception de chaque peuple, de chaque culture. De là se valorise son importance à travers les civilisations.

2/3/2013
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 El Fidali EL Wazzani
Sous le thème de la nostalgie

Sidi Ahmed BAKKALI

Sous le thème de la nostalgie, l’artiste peintre Ismail El Fidali El Wazzani expose ses œuvres récentes, du 22 février au 3 mars 2013 à la galerie Nadira à Rabat. Pour tous qui ne connaissent pas encore ce peintre, Smaïl El Fidali El Wazzani est né le 4 avril 1960 à Ouezzane; et a exposé pour la première fois à Marrakech en 1980. Depuis lors, il n’a cessé d’exposer un peu partout au Maroc (à Marrakech, Ouezzane, Rabat, Salé, Casablanca, Tétouan ,Tanger, etc .... ) en tant que peintre autodidacte notoire et consommé qui sait taquiner le motif sur le vif et exalter les charmes multiples de notre terroir. surtout magnifier les charmants attraits de sa ville natale Ouezzane.
Esprit chauvin non loin de là; mais plutôt nostalgique, tendre, émotionnel, aimant fixer pour toujours un monde qui est en train de disparaître. Sa peinture est documentaire et réaliste; d’un élan généreux, évoquant une énorme quantité de sites enchanteurs et aussi toute une compilation de scènes de rues, haute en couleurs, de mouvements de foule, les menus détails d’une vie quotidienne et éphémère de toute une société en pleine mutation: Activités fébriles, pauses langoureuses, animation des rues grouillantes d’enfants, ambiances de toutes sortes des liesses populaires typiques dignes des grandes palettes et moments forts des effluves d’une vie débordante d’énergie, toute une féerie d’un terreau humble, modeste et véritable réservoir d’images à mémoriser et à retenir des temps immémoriaux. Smaïl El Fidali El Wazzani, tel un papillon (symbole qu’iI a choisi comme emblème de ses peintures) sur ses ailes trémoussantes nous transporte d’un endroit à l’autre en messager discret, il nous introduit dans l’intimité d’un Maroc profond et légendaire, chez des gens aux mœurs simples et tout à fait intacts des méfaits de la civilisation post- moderniste; une sorte de rappel et pourquoi, pas, nostalgie d’un présent à conjuguer à toutes les formes du passé.




2/3/2013
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