Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   Tribune du Consommateur   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |      |
    Abdellatif Menouni et Yassine Mansouri dénoncent les allégations publiées par «Akhbar Al Youm Al Maghribiya»...      Intenses activités de M. Karim Ghellab à Quito ...      Le technicien et la promotion du développement local dans différentes politiques sectorielles ...      Marrakech : Le ministre de l’Artisanat discute avec les professionnels des contraintes du secteur...      200 millions de dh de dommages et intérêts...      Il tue son copain avec un tesson de bouteille pour se venger  ...      Najib Khadari reconduit à la présidence de Bayt Achiîr ...      1ère session ordinaire du Comité Central du Parti de l’Istiqlal...  
   
 
        Culture
  SALON DU LIVRE DE CASABLANCA
Une fête des littératures africaines de la diaspora au programme du CCME

Saïd AFOULOUS

Pour sa 19ème édition le Salon International de l’Edition et du Livre ouvre ses portes ce vendredi 29 mars pour se poursuivre jusqu’au dimanche 7 avril sous le thème « Vivre le Maroc culturel ». Le ministère de la Culture est en charge de l’organisation de cet événement culturel annuel, en partenariat avec l’OFEC. L’invité d’honneur cette année est la Lybie.
Comme on sait, à côté du programme de manifestations initiées par le ministère de la Culture, il y a aussi celui des partenaires qui organisent le leur soit sur leur stand ou/et dans les salles de conférences qui portent cette année les noms de disparus du monde culturel marocain Ahmed Tayeb Laalej, Abdeljebbar Shimi et Driss Benali.
Parmi les partenaires du ministère il y a le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME) qui a choisi de tenir une conférence de presse à Casablanca pour annoncer un programme riche sous les thèmes de « Migration, Identité et Citoyenneté ». On apprend que cela se passe en grande partie sur un stand de 270 m2 avec une cinquantaine rencontres, conférences, tables rondes et une centaine d’invités en provenance de 10 pays en dehors du Maroc : Pays-Bas, Belgique, France, Espagne, Italie, Allemagne, USA, Algérie, Tunisie, Egypte, Palestine, Sénégal, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guyane, Haïti et Comores. Le thème de la migration interpelle à plus d’un titre car il est toujours présent dans notre quotidien, de plus en plus et le fut de manière majeure dans le passé. Avec la crise économique actuelle le phénomène migratoire connait des mutations avec notamment la migration nord-sud du vieux continent européen vers le Maroc et l’Afrique. La communauté marocaine à l’étranger c’est entre 4 et 5 millions de personnes dans le monde avec une majeure partie en Europe. Cette communauté représente 10% de la population globale du Maroc. Dans le programme du CCME cette 19ème édition du SIEL, parallèlement à d’autres thèmes variés autour de la migration, un hommage sera rendu aux « littératures africaines de la diaspora » ce qui permettra de réunir dans un même espace de rencontre, le temps d’un salon, des écrivains et poètes issus des migrations aussi bien africains que caribéens, tous s’inspirant du phénomène migratoire dans leurs œuvres.
En plus des poètes et écrivains Marocains, des auteurs de différentes sensibilités sont à découvrir absolument comme Tanella Boni poète, romancière et essayiste originaire de Côte-d’Ivoire lauréate du Prix Ahmadou Kourouma 2005 et a publié des recueils de poèmes dont « Ma peau est fenêtre d’avenir » ou Rokhaya Diallo Prix de la lutte contre le racisme et les discriminations 2012, auteure de « Racisme mode d’emploi », co-auteur de « La France une et multiculturelle ». Eugène Ebodé qui a deux passions la littérature et le football, dans son 7ème roman « La Rose dans le bus jaune » (Gallimard, 2013) il rend un vibrant hommage à Rosa Parks figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis et cela coïncide avec le centenaire de la naissance de Rosa Parks née en 1913 et morte en 2005. Il a remporté le prix Eve Delacroix de l’Académie française pour son roman « Silikani » (2006). Pour Romuald Foukoua universitaire, il est auteur de « Aimé Césaire 1903-2008 » et dirige le Centre d’études francophones à l’Université Paris-Sorbonne. Son intervention dénommée « leçon inaugurale » est une sorte d’état des lieux des littératures africaines et caribéennes sous l’intitulé « Problématique identitaire en littérature créole de la diaspora » (Samedi 30 mars à 15h45). Pour sa part Salim Hatubou est écrivain, poète et conteur né aux Comores et a grandi en France. Il est auteur de « Les contes de ma grand-mère » paru en 1994. Du fait de son attachement à ses racines et aux patrimoines ancestral, il se lance dans d’importants travaux pour rassembler les contes traditionnels des Comores dans un souci de transmission d’un legs. Il a à son actif une vingtaine d’ouvrages entre contes, roman, poésie, récits. En 2007 il remporte le prix Gros Sel Diamant pour « Comores Zanzibar ».
Un des moments forts des rencontres du pavillon du CCME est sans doute celui prévu avec Henri Lopes au Café littéraire où il est reçu par Kebir Mustapha Ammi (vendredi 5 avril à 18h). Henri Lopes revient si l’on peut dire au devant de la scène de l’actualité littéraire avec « Un enfant de Poto-Poto » qui obtient le Prix de la Porte Dorée 2012. L’histoire raconte le destin d’une femme Kimia née dans un quartier populaire Poto-Poto de Brazzaville juste avant l’indépendance du Congo. Actuel ambassadeur du Congo Brazzaville à Paris, Lopes est un écrivain d’une immense culture auteur de 7 romans et de plusieurs essais et un recueil de nouvelles « Tribaliques » (1972) qui est au programme scolaire et universitaire de plusieurs pays africains. Son roman « Le pleurer-rire » publié par les éditions Présence Africaine en 1982 une dénonciation de la tyrannie est devenue pour un classique de la littérature africaine. Lopes a obtenu le Grand prix de la francophone 1993 pour l’ensemble de son œuvre. Un des exemples passionnants des littératures africaines Tierno Monénembo. Lauréat du prix Renaudot 2008 pour son roman « Le Roi Kahel » il vient de remporter le prix Métis 2012 pour « Le Terroriste noir ». Natif de Guinée (Conakry) il s’enfuit à pied de son pays vers la fin des années soixante et se réfugie au Sénégal ensuite en Côte-d’Ivoire avant de se retrouver en France en 1973 où il décroche un Doctorat en biochimie. Il enseigne ensuite en Algérie et aussi au Maroc. En 1979 son premier roman « Le Crapeau-brousse » est un succès immédiat. Trente trois ans plus tard « Le Terroriste noir » (Seuil, 2012) son dixième roman raconte une histoire exceptionnelle, émouvante qui est un acte de dépoussiérage de la mémoire à propos d’un tirailleur sénégalais résistant torturé et massacré par les Allemands au cours de la Deuxième guerre mondiale mais complètement tombé dans l’oubli. Ce roman salué par la critique obtient le prix Métis. De son côté Mamado Mahmoud N’Dongo est écrivain, photographe et cinéaste issu de la noblesse peule auteur notamment de « La Géométrie des variables », James Noël écrivain, acteur, chroniqueur, poète prolifique né en Haïti. Un poème en hommage aux pieds des femmes le propulse d’un coup dans la notoriété bien avant la publication de son premier livre. Il a publié notamment « Poème à double tranchant ».
S’inscrivant dans le même thème un hommage sera rendu au grand poète Aimé Césaire auteur du célèbre « Cahier du retour au pays natal » et dont on célèbre cette année le centenaire de sa naissance en 1913 mort en 2008. Abdellatif Laabi avec Kaoutar Harchi parleront dans le cadre de « Conversation avec un absent » de Aimé Césaire (Samedi 30 mars à 16h45). Dans le même axe il est prévu de rendre hommage à Edmond Amran El Maleh, Kateb Yassine, Mohammed Leftah, Mohammed Choukri.
Un moment important du programme CCME aussi est la commémoration du trentième anniversaire de la « marche des Beurs en France en 1983 » par ses initiateurs dont Toumi Djaïdja et Christian Delorme. Une histoire de protestations des jeunes générations de migrants notamment maghrébins au terme desquelles « la France découvre abasourdie que les immigrés pouvaient avoir des enfants. Et qu’ils sont aussi français.. » (Rencontre lundi 1er avril « Marche pour l’égalité et contre le racisme. 30 après quel bilan   »)
Une dizaine de publications inédites, romans, essais, traduction, études édités par les soins du CCME seront présentées. Sur le stand une grande librairie de plus 3000 titres à visiter. Sont prévus aussi des ateliers d’animation jeunesse avec plus de 300 élèves de 6 écoles des quartiers de la banlieue de Casablanca.

29/3/2013
Lu 354 fois
| |
 SALON NATIONAL D’ART CONTEMPORAIN
Peinture au pluriel

Par Hassan NOUR (critique d’art)

Le Forum de la culture à Casablanca (ex. Cathédrale Sacré Cœur) abrite jusqu’au 31 mars 2013 la deuxième édition du Salon National d’art Contemporain. Placée sous le signe : « fête de la création », cette manifestation créative est  initiée par l’Association Nationale des Arts Plastiques et organisée par Sud Events avec le soutien de la Wilaya du Grand Casablanca et en partenariat avec le ministère de la culture, le Conseil de la Ville, la Région du Casablanca et d’autres partenaires publics et privés.
Dans une ambiance accueillante, cet événement de grande ampleur au Maroc a accordé une priorité au dialogue des artistes plasticiens de talent, toute tendance artistique confondue : figuration et nouvelle figuration, sculpture, installation, abstraction, art brut, expressionnisme, art conceptuel…
Par rapport à la figuration académique, les artistes exposants (Karmane Abdelfattah, Boukhari Hassan (voir toile), El Wardi Noureddin et El Majtouti Mohammed) ont su développer un réalisme expressif qui se matérialise en un monde de formes et de couleurs. Ils sont doués d’une vision profonde et méticuleuse, allégorie du voyage libérateur pour le conscient. Un acte qui fusionne iconographiquement des impressions intérieures et extérieures, volontaires et intuitives, éveillées et endormies, il convient d’écouter la peinture dans sa fascination impulsive et son autonomie expressive : chaque tableau clame, exige et émet une énergie créatrice. 
Quant aux artistes néo figuratifs et expressionnistes ( Aloui Hassan, Arzima Abdelhak, Assalmi Mohamed, Bouhamadi Brahim, Chatir Mohammed, Leila Chekaoui, El Amrani Abdeslam, El Kafz Zakariae,Embarki Jaouad, Ezzougari Chafik, El Oumami Driss, Fidali Noureddine, Guessous Fouzian, Houmaine Mahjoub, Bouaziz Driss, Jaamat Mohammed, Jamal Aziza, Koutbame Abdelaziz, Krouni Abdelkhalek, Cherif Machichi Ahmed, Mazri Mustapha, Messek Said, Morabit Ahmed, Nait Addi Abdellatif, Qodaid Said, Rabeh Chérifa, Saadoun Youssef, Salim Abdelhak, Sarhani Mohamed, Souali Bouzid Mariam, Tabit Karim, Zabbita Ahmed, Ziraoui Zahra et Zizi Rachid), ils   manient en même temps le dessin et la peinture, en arrivant à un phénomène visuel particulier. Les tailles polychromes de l’œuvre sont organiques et consistantes permettant d’entrevoir ce qui est aujourd’hui en peinture, sa dernière métamorphose.
Pour leur « fixation » sur l’expression, ils  se trouvent en bonne compagnie, partageant cette affinité avec les artistes éminents de l’art moderne. Un langage pour traiter avec l’œil et l’esprit, une grammaire du trait, l’essence du motif : éléments susceptibles de s’appliquer au langage plastique de ces artistes, en leur rigueur, leur diversification, leur fluidité. Ils croient et font croire en la puissance et la richesse infinie de la nouvelle figuration.
Les artistes abstraits exposants (Abdelhak Salima, Afezyoum Said, Afus Omar, Ahendouz Ismail, Ait Al Maalam Samira, Ajaoui Mohamed, Amirouch Benyounes, Ammane Moubarak, Amnaine Mustapha, Amzil Mohamed, Arjedal Rachid, Atlassi Raja, Azz Aicha, Azzam Madkour, Bahmane Hassan, Bakarri Mohamed, Belmahdi Youssef, Benhamza Mohamed, Bezzaz Sanaa, Bibouane Ahmed, Birka Bouchaib, Bouidi Ahmed, Boukil Abdellah, Boumlik Abdelmalek, Boustane Mohamed, Boumaaza Noureddine, Bouziane Mohamed, Cherif M’Hamùed,Djimi El Imam, Drissi Abdellatif, El Asri Noureddine, El Azhar Bouchera, El Bekkay Mekkaoui, El Bouhtouri Abdelkebir, El Haitout Abdallah, El Hajjaji Fatima, El Hannaoui Abderrahman, Elyoubi Abdessamad, Embarki Jaouad, Fninou Abdellah, Fraoussy Bahija, Ghazlani Mustapha, Gourane Omar, Hachchane Hassan, Hajhouj Mohamed, Abdelfattah Hraoui, Housti Mohammed, Khasssif Mohamed, Khatib Najat, Krifa Hassan, Lakrichi Rachid, Lourhaz Abdel Aziz, Madrane Noureddine, Mahi Chafik Idrissi, Moslim Said, Moufid Najat, Mourid Abdelhadi, Nabili Mohamed, Najahi Mohamed, Rahhaoui Driss, Sanoussi Mohamed, Taleb Rachid et Warrak Mostafa ) abordent le dessin avec une main de virtuose, en mettant en toile le premier jet de la création. Ils considèrent l’acte pictural comme une forme de communication autonome, complète, capable de tous les effets et de toutes les expressions. Plus encore, le jet abstrait spontané impose son intensité par son rythme et l’opacité de son rendu, pour inscrire et construire ses formes. Bien que l’œil entraîné capte la force et la sûreté du trait sous la substance et les accords de la couleur, la peinture abstractive affirme sa singularité par sa densité et la texture de la matière.
Le salon nous offre également l’occasion pour apprécier quelques facettes de l’art fantastique et insolite à travers les œuvres des artistes oniristes exposants ( Al Harah Toufa, Ajnakane Mohamed, Al Harah Toufa, Azz Abdellah, Boussaboun M’Hamed, El Harti Mustapha, Filai Fakir Mohamed, Ghorbal Abdelkader, Lahcini Said, . Ils expriment le fruit de leur imagination à travers une peinture étrange qui donne naissance à des créatures fantastiques voire merveilleuses. En recherche permanente de créations originales où le sujet hybride est toujours mis en scène, ces artistes ont le don de nous émerveiller et de nous surprendre. Depuis plusieurs années, ils font partager leurs œuvres au public à travers des expositions et ont déjà obtenu de nombreux prix récompensant leur talent.

29/3/2013
Lu 5010 fois
| |
  LITTERATURE
« La résiliente, destin d’une fille de l’Atlas » de Atika Benzidane

K.R

Atika Benzidane, cadre de l’administration mais non moins plume sensible et forte à la fois, vient de nous gratifier d’un gros et beau roman (280 pages) publié aux éditions L’Harmattan (collection Amarante). « Il était une fois Izza, une petite fille du Moyen Atlas, enlevée, asservie et dont les séquences de vie se prolongent sans fin. Fatalité, rude destin qui la fait ballotter dans un périple où elle est confrontée à toutes les épreuves de la terre »… Voici résumée en quelques mots, mais bien conscrite, la trame de « La résiliente, Destin d’une fille de l’Atlas » de son auteur Atika Benzidane, que des lecteurs auront peut-être déjà découverte après la publication en 2000 d’un recueil de poésie en arabe intitulé « Le silence de la nuit a une saveur » (éditions Diwan).
A travers l’émouvante histoire de cette Cosette de l’Atlas, l’auteur ambitionne de brosser des tableaux de vie dialogués comme au théâtre et qui « donnent un champ d’expression où souvent le pathétique et le désespoir lézardent ce roman d’un bout à l’autre ».
Dans sa précieuse préface au roman, le grand-reporter, essayiste et membre de la Société des rédacteurs du Monde à Paris, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, voit en ce récit »sa propre autonomie de style, d’idées, de construction, mais il s’inscrit néanmoins dans l’itinéraire déjà long de la littérature moderne au Maroc ». A cet effet, l’illustre préfacier fait allusion à plusieurs références dont l’écriture de Atika Benzidane aurait pu trouver des « échos et résonances », et à leur tête notre Driss Chraibi national et son « Passé simple ».
A saisir, donc, au vol ce beau livre à la pointe des mots et des émotions.

29/3/2013
Lu 514 fois
| |
 
LIBRE OPINION

Le Syndicat des Aristes Plasticiens Marocains et les « dérapages » relatifs au Musée National d’Art Contemporain de Rabat
Le SAPM nous a envoyé un communiqué à propos du futur Musée d’art contemporain que nous publions dans le respect de l’opinion de chacun. Nos pages restent ouvertes à toute autre réaction.
« C’est avec une immense satisfaction que le Syndicat des Plasticiens Marocains a reçu la nouvelle de l’imminente inauguration du Musée National d’Art Contemporain à Rabat. En effet, ce projet constitue un véritable chantier civilisationnel et culturel, institué en application des hautes directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, reflets de la haute et constante sollicitude Royale envers la culture en général et les arts plastiques en particulier ; et de l’engagement du Souverain à les promouvoir en tant que piliers du développement durable et intégré.
Néanmoins, autant notre organisation syndicale insiste sur son acception positive et constructive de ce projet exemplaire- qu’elle considère comme étant une devanture culturelle et créatrice du Maroc et de sa mémoire collective-, autant elle tient à souligner les anomalies suivantes et à alerter l’opinion publique:
- L’initiative, prise par le chargé de la Fondation Nationale des Musées, consistant en des contacts directs, fondés sur des considérations personnelles, avec certains artistes et certaines institutions privés à l’exclusion d’autres. Il est à rappeler, à ce propos, que les collections privées acquises par les institutions concernées sont mues par de purs choix individuels dictés par le pouvoir discrétionnaire de leur président ;
- La demande formulée par le même responsable auprès du Ministère de la Culture afin que ce département lui prête des œuvres puisées dans sa collection artistique. Or, comme le savent parfaitementtous les artistes marocains, l’acquisition des dites œuvres a été initiée par deux membres des cabinets des ex-ministres Mohammed Ben Aïssa et Mohammed El Achâari, acquisition décidée unilatéralement et qui eut pour critères les considérations personnelles et les relations d’amitié ;
- L’obstination du responsable cité à poursuivre sa politique individualiste, ignorant, ainsi, le fait que l’acquisition des collections des musées exige la mise en place d’une commission ad hoc composée de représentants de l’ensemble des parties concernées, notamment :un représentant du Ministère de la Culture, un conservateur des musées, un historien de l’art, un représentant de l’Association Nationale des Arts Plastiques, un représentant de l’Association Marocaine des Arts Plastiques et un représentant du Syndicat des Plasticiens Marocains, ainsi que des critiques artistiques de différents courants.
Une telle commission demeure, à notre sens, la seule instance crédible, habilitée et responsable, historiquement et éthiquement, du choix des œuvres artistiques méritant de faire partie de la collection du musée national, conformément à la pratique muséale internationale.
Notre organisation syndicale, qui a contribué depuis sa création en 1996 à la mise en œuvre de plusieurs acquis, dont le statut de l’artiste, la carte professionnelle d’artiste et la couverture médicale, désapprouve l’orientation viciée empruntée par la Fondation des Musées du Maroc. En effet cette orientation est caractérisée par la mise à l’écart systématique de certains artistes nationaux consacrés, ainsi que par sa limitation à l’exposition d’œuvres issues de collections privées. Ce qui constitue, du point de vue déontologique, un grave dérapage etune atteinte à l’art et aux artistes.
Nous soulignons, en outre, que la pratique en vigueur au niveau international exige que les musées n’acceptent d’œuvres offertes. C’est la commission ad hoc, mentionnée ci-dessus,qui demeure seule habilitée à sélectionner les œuvres, acquises ou offertes, méritant de faire partie de la collection des musées et du patrimoine national constitutif de notre mémoire collective.
Notre organisation exprime, par le présent communiqué, son engagement à défendre cette position, et revendique, au nom de la responsabilité historique de notre pays:
- La révision de l’approche actuelle de la gestion et de la gouvernance du musée ;
- L’urgente formation de la commission ad hoc.
La mise en vigueur de ces deux dernières recommandations est susceptible d’éviter tout dérapage, actuel et futur, susceptible d’altérer la crédibilité du projet de Musée National d’Art et sa représentativité nationale.

29/3/2013
Lu 2840 fois
| |
 
Vente aux Enchères a lusko galerie d’art

La Galerie Lusko présente sa première vente aux enchères,  » peintures marocaines et orientalistes  » qui aura lieu le samedi 30 mars 2013. Parmi les autres, œuvres de : Henri Émilien Rousseau, Jacques Majorelle, Henri-Jean Pontoy, Edy Legrand, José Cruz Herrera, José Navarro Llorens, Mohammed Drissi, Fatima Hassan El Farrouj, Ahmed Cherkaoui, Mohammed Kacimi …
             

29/3/2013
Lu 3618 fois
| |
 
Fanida Mkinsi, la lumière de mon pays

L’artiste peintre Fanida Mkinsi expose ses récentes œuvres picturales à la galerie du Centre culturel de l’Agdal à Rabat sous le thème « La lumière du Maroc » le mardi 2 avril (l’exposition se prolonge jusqu’au 20 avril).
« Peintre de la lumière », Fanida Mkinsi
ne peint pas le gratuit, ses paysages ont une âme, sa peinture parle à l’esprit et au coeur, il y a une communion entre la nature et la peinture, une sorte de dialogue mystique et parfois même une petite note de romantisme dans ses nombreux couchers de soleil, aux cieux tourmentés, aux couleurs vivaces, chaudes et criardes.
Peintre de la lumière, elle a été surnommée par la presse visuelle et écrite car de ses œuvres se dégage une luminosité sans pareille. Elle possède à ne point en douter une faculté puissante d’évocation, une abondance d’images, une imagination fertile capable de fixer toutes les formes immuables du monde extérieur, ceux de nos sites et paysages qui sont baignés de lumière et pleins d’harmonie, Mkinsi est peut-être un chantre attardé de la lumière, des formes et couleurs grâce à la communion de son âme avec la nature.
Ses œuvres sont un élan réel vers le sublime, une prière et un hymne pour célébrer la nature et la création. Essayer de les analyser, de décoder le message, de les comprendre, de les comparer ou tout simplement de les situer par rapport à d’autres œuvres c’est chercher à se dégager de leur envoûtement, leur fascination, leur charge émotionnelle, leur grandeur, leur délicatesse, et à méditer la profondeur de leur génie d’invention.

29/3/2013
Lu 3579 fois
| |
 
 
 
   Autre
 


Tout sur les pratiques et les contrats
200 millions de dh de dommages et intérêts
Il tue son copain avec un tesson de bouteille pour se venger 
Najib Khadari reconduit à la présidence de Bayt Achiîr
1ère session ordinaire du Comité Central du Parti de l’Istiqlal
Le Tour du Maroc rassemble les meilleures équipes d’Europe et d’Afrique
KAC-ASFAR : Un derby très chaud et indécis à suivre
Souvenirs… souvenirs !
Stage de l’équipe nationale à Marseille
7ème journée du championnat du rugby

  
 
  La une en PDF
 
  Editorial
   
  Dossier
 
Début de la fin d’un long divorce du port avec sa ville

Dossier réalisé par Saïd AFOULOUS

«Nous croyons fermement que la réussite sera au rendez-vous grâce à la conjugaison des efforts de tous»


«Par-delà l’hommage qu’il convient de rendre aux gens de mer et aux bâtisseurs des ports du Maroc, le temps est venu d’apprendre à conserver pour pouvoir transmettre»
 
   
  Chronique
 

Mohammed SEDRATI
 
  Télégramme
 

Lorsque nous avons évoqué ces bus aux mains des gugusses, nous ne savions pas que des cars à haut suite

 
   
   Articles les plus lus
 

 Taoussi ou l’éternel refrain
 Tout sur les pratiques et les contrats
 Le Tour du Maroc rassemble les meilleures équipes d’Europe et d’Afrique
 
 Il tue son copain avec un tesson de bouteille pour se venger 
 200 millions de dh de dommages et intérêts
 Najib Khadari reconduit à la présidence de Bayt Achiîr
 1ère session ordinaire du Comité Central du Parti de l’Istiqlal
 
 Feu vert de la CAF pour l'organisation de matchs internationaux en Libye


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems