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 OUVRAGES
« L’ Histoire du Maroc depuis l’indépendance », de  Pierre Vermeren 

Par Abderrahim OUARDIGHI, Historien

C’est un livre remarquable, riche et fascinant sur une partie de l’Histoire du Maroc et ce,  malgré sa brièveté. Sur la lignée des historiens français du Maroc tels que Louis Miège,  Benoît Méchin, Robert Barrat   et d’autres, Pierre Vermeren, ancien professeur au lycée Descartes de Rabat,  a réussi par son dernier repère sur le Maroc indépendant à cumuler objectivement des faits historiques et de brèves biographies que tout Marocain de la génération montante doit connaître et assimiler pour apprécier et juger  le présent et le futur de notre pays…


Ainsi,  l’auteur se base sur de bons repères bibliographiques  qui facilitent  la tâche à nos étudiants en histoire et à nos chercheurs pour  réécrire une histoire sans ricochets que tente vainement  de le faire un Institut royal récemment créé par le professeur Akabli et  financé par les Habous ….
 Si l’auteur est assez bref dans la présentation de cette période critique  de l’avenir du Maroc après le Protectorat français, c’est qu’il est , sans le contester, précis et clair, mettant le lecteur marocain ou étranger tout à fait à son  aise.
Quand il évoque  le nationalisme marocain qui a mis fin au protectorat français, il lui trouve deux sources majeures d’inspiration , à savoir le retour aux sources de l’Islam pour faire renaître le Maroc jugé décadent .Ses penseurs principaux étaient  surtout de l’Université religieuse La Quaraouiyine de Fès , tels que Cheikh Mohammed Belarbi Alaoui, Allal El Fassi, Hachemi Filali, Mokhtar Soussi…. La seconde source  est celle  du courant « Jeunes Marocains », sortant des universités françaises  pour utiliser et retourner  contre la colonisation les armes et les principes  dits universels. C’est la petite communauté des étudiants de Paris comme par exemple  Ahmed Balafredj, Mohammed Belhassan El Ouazzani, M’Hammed Douiri… Les événements de 1930 et 1944 favorisèrent la jonction des deux courants dans l’établissement d’abord d’une demande de réformes et ensuite  la revendication ensuite de l’indépendance…
Pierre Vermeren n’omet pas du tout  de préciser que grâce aux nationalistes, une solide bourgeoisie urbaine,  que le sultanat est devenu une monarchie populaire. Grâce aussi aux assurances données  par Ahmed Balafredj et Allal El Fassi, le peuple marocain organisa  le 8 mai  1934 au jeune Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef la première fête du trône devenue populaire. Cette alliance inattendue entre nationalistes et Sultanat  fut scellée jusqu’à l’indépendance. L’auteur n’hé- site pas à affirmer  que c’est l’Istiqlal qui fit du Sultan un roi, titre qu’il prit officiellement le 15 août 1957…
Dans l’ensemble , l’ouvrage est entaillé d’objectivité sur la description  des périodes subies par la monarchie marocaine  qui unifia le peuple pour se soulever contre l’occupation française , occupation qui dura exactement  Quarante quatre ans…
 De l’exil  à Madagascar du Sultan Mohammed Ben Youssef   qui n’avait pas approuvé  les réformes imposées par le Protectorat à la création de la Résistance et de l’Armée de Libération, les événements politiques se précipitèrent. La France, craignant pour ses intérêts agricoles, industriels, commerciaux, se dépêcha de ramener  de son exil le Sultan devenu populaire. C’est grâce à cette Résistance armée  que  le Maroc se libéra  de la tutelle  de la France et prit son destin  en ses propres, mains sous le joug de la dynastie des  Alaouites….
D’après Vermeren, qui s’éloigne bien des thèses marocaines  de Laroui et de Boutaleb, assez subjectives, une véritable partie d’échecs s’est jouée entre le palais et l’Istiqlal, candidat au rôle de parti-Etat et c’est la bonne fortune de l’histoire qui sourit à Mohammed V, fin politique,  jusqu’à sa mort avec sa mainmise totale sur le pouvoir…
Dans sa description du régime du Roi Hassan II, l’auteur clame que «  la révolution du roi et du peuple entamée en 1958 a bien pris fin ». Vermeren apporte des arguments solides pour affirmer  que le  nouveau souverain est à la tête d’un large réseau de pouvoirs et un appareil répressif solide pour réprimer la droite et la gauche qui le contredisaient…Pour cela, Hassan II fit voter immédiatement une constitution à 97 % de votants. Il fit la guerre  avec l’Algérie en 1963. Il traverse difficilement des complots de la gauche et de l’armée, colonne vertébrale du régime. Il traverse aussi  une dégradation économique et sociale qui amène des émeutes (celles de Casablanca en mars 1965), il mata la tentative d’insurrection du Moyen Atlas. Ce qu’il réussit  de positif,  c’est la marocanisation de 1973 qui conforte la base sociale du régime, la tétanisation de la gauche et de son isolement…Mais, malheureusement une nouvelle guerre avec l’Algérie et puis avec le Polisario  fit tarir  les ressources de l’Etat. Ce qui couronna l’ère agitée du Roi Hassan II, c’est l’alternance gouvernementale et la politique de l’ajustement structurel ( 1983-1993 )  dû pour sauver  l’économie du pays surendetté. Ce fut ensuite la transition de 1999-2.001 qui amena un gouvernement de gauche  avec la mort du Roi Hassan II.
Mohammed VI, qui lui succéda  tente avec sa nouvelle politique réformiste  de désamorcer la contagion islamiste. D’un autre côté, Il est assailli par les partis politiques  pour le partage du pouvoir. Tous ces points parcourent ce livre qui, à mon avis, est superbe, remarquable, riche, retraçant une partie de l’histoire marocaine malgré sa brièveté. C’est un véritable bonheur de lire  ce petit dictionnaire aux multiples interprétations possibles par les historiens marocains, puisqu’il s’agit d’un livre écrit par un Français...
Saluons donc ce livre brillant d’un ex-coopérant  volontaire écrivant l’Histoire de l’Afrique du Nord et qui  est aussi l’auteur de livres comme : « Le Maroc en transition », « La formation des élites marocaines et tunisiennes », « des Nationalistes aux Islamistes 1920-2000 », «  Maghreb , la démocratie impossible… ».

12/2/2010
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  Entretien avec Moulay Abdallah Lyamni, collectionneur et artiste-peintre
Faux, critique et marché de l’art

Par Abderrahman BENHAMZA (Critique d’art)

Abordant cet entretien, deux interrogations à caractère épistémologique se posent dès le départ et ne laissent pas de s’opposer le cas échant, une fois placées sous un angle strictement éthique, à savoir celle ayant trait aux règles de commerce pures et simples appliquées aux œuvres d’art lors d’expositions ou de ventes aux enchères (acheter et vendre et à quel prix), l’autre à l’œuvre elle-même comme création, entité indépendante, libre de tout calcul préalable et de toute considération mercantile. Autrement dit, d’un côté il y a les marchands, les collectionneurs et amateurs de tout poil avec leur logique d’offre et de demande, de l’autre les artistes, ceux-ci étant censés n’être préoccupés que par leur travail de création, de quoi remplir suffisamment tout leur temps. Bien sûr, si les sollicitations extérieures dont ils pourraient faire l’objet ne sont pas sinon interdites, du moins gênantes pour eux : intermédiation, échanges, aides, tractations occasionnelles pour subvenir à certains besoins, ils ne devraient pas en être influencés outre mesure, au point de dégénérer et de les faire se détourner de leur but essentiel, qui est celui de s’exprimer par les moyens de l’art et d’enrichir un peu plus l’imaginaire collectif. Un certain sens de l’idéalisme convient toujours à l’artiste inventeur de nouvelles formes, surtout en un temps où l’argent cancérise les valeurs morales et nuit aux rapports sociaux habituels. Et, comme le bonheur n’est pas chose ordinaire, cet artiste doit comprendre qu’il y va de son art comme d’une sorte de « mission » dont il aura à rendre compte tôt ou tard devant l’histoire. On pourrait parler là aussi d’« engagement »…
Or, nous assistons au Maroc, après cinquante années d’exercice pictural toutes générations confondues, à une déplorable, à une triste et révoltante situation : véritable mise en tombeau de ce que les années 60, 70 et 80 ont connu de palettes fortes, sincères, profondes, visionnaires et sans démagogie, inspirées par une non moins transparente prise de conscience de la réalité environnante et un sentiment de probité viril, qui fait toujours honneur.
On assiste à une lente et sûre déliquescence de la vocation artistique, à un travail de sape mené par d’obscurs individus venus à l’art avec des idées bien arrêtées : amasser autant de fric possible et par n’importe quel moyen. Parmi eux de pseudo-critiques au langage frisant le délire, des journalistes mal rémunérés et qui misent sur la générosité (empoisonnée) d’un relationnel tout aussi intéressé qu’eux, des scribouillards de la dernière heure jetant leur dévolu sur de nouvelles palettes vulnérables et faciles à mener en bateau, de nouveaux collectionneurs ne dépassant pas la trentaine, embrouillés dans la théorie et qui prêchent finalement le profit comme seul savoir-vivre ici-bas…
Une situation critique donc à n’en pas douter, qu’on pourrait comparer à ce qui se passe dans d’autres secteurs de la vie publique, où l’opportunité de se faire un pactole échappe encore à la comptabilité étatique.
L’entretien que nous avons eu dernièrement avec Moulay Abdallah Elyamani, connaisseur du milieu, s’inscrit dans le contexte ces réflexions globales amorcées plus haut.
Q : Revenons au marché de l’art. D’après vous, qu’est-ce qui marche le plus aujourd’hui 
R : Il faut savoir que ce sont les noms qui se vendent, pas vraiment les œuvres qui portent la signature et auxquelles on comprend rarement peu de chose ! Et les noms qui se vendent ne dépassent pas à mon avis le nombre de cinq, que je ne citerai pas, me contentant de dire qu’ils appartiennent tous à la deuxième génération (1965-1975). De la première, on pourrait à la rigueur retenir deux ou trois qui vaillent la peine… Aujourd’hui, l’évaluation d’un nom en numéraire dépend de ces mains invisibles qui tirent les ficelles du marché et dictent les prix qui leur siéent. C’est un marché à huis clos, bien qu’il n’en ait pas l’air et qu’il joue la carte des médias. Les cinq noms dont j’ai parlé n’ont pourtant apporté à l’art rien d’extraordinaire. Il se trouve tout bonnement que, dans ce pays, la spéculation bat son plein. Un artiste peut ne pas valoir forcément grand chose et voir du jour au lendemain ses œuvres portées au firmament. Parce que cela a été décidé comme ça, ailleurs. Surtout s’il vient à mourir, ce qui est considérée chez nous comme une aubaine, et quelle aubaine!, faisant ainsi le bonheur (malsain) de ceux qui ont un nombre suffisant de ses travaux. Cet état d’esprit et de choses prouve assez qu’à ce sujet-là les critiques d’art qui avalisent les décisions des spéculateurs ne sont au fond que de piètres illusionnistes puisqu’ils font de leur côté le lit de la magouille et du bizness. Sinon, pourquoi les œuvres qu’à laissées Tayeb Lahlou ne sont pas mises en valeur, non plus celles de Belcadi, ni de Mghara, qui étaient pourtant tous de grands artistes  J’en dirais autant de Miloud Labied qui, de son vivant, ne défrayait pas tellement la chronique commerciale, mais qui aujourd’hui vaut les yeux de la tête  Parce que, encore, les mains invisibles dont je parlais sont toujours là et veillent au grain !

Q : Que pensez-vous de la jeune génération des artistes, actuellement 
R : Ce sont de vrais artistes, il n’y a pas de doute. Mais j’ai peur qu’ils ne connaissent le même sort et soient entraînés dans la même mascarade que certains de leurs devanciers. Ils risquent la marginalisation et l’exploitation à outrance. J’en ai vu qui ont bien démarré mais qui ont vite basculé dans l’anonymat comme un certain Mbarek Balili, un Bouhtouri. L’exemple le plus frappant restera celui de feu Douah mort pratiquement dans la misère et dont les spéculateurs s’arrachent aujourd’hui le peu qu’il avait produit, certains criant même au génie de leur voix de fausset. J’en citerai un autre lui aussi laissé pour compte : Khiari. En 1986, cet artiste avait atteint des prix tournant autour de 8.000 dhs ; maintenant, il ne vaut plus grand chose, sauf en France à Paris 17ème et 18ème, où l’on raconte, est-ce vrai ou faux, que ses œuvres frisent les sept millions de centimes !! Tout cela, parce que certains opportunistes, qui ont pu s’acquérir un lot inestimable d’œuvres de ces artistes à des prix dérisoires surenchérissent impudiquement sur eux, parfois à couteaux tirés (pour employer une métaphore). La question qui se pose toujours, c’est sur quels critères se base-t-on pour affirmer que tel artiste vaut tant et tel autre tant, surtout quand on sait que la plupart des acteurs dans ce domaine n’ont pas de culture artistique qui les motiverait et les excuserait en même temps aux yeux des autres. C’est encore là que la critique d’art devrait intervenir et imposer sa force, si jamais force il y a !

Q : Ceci nous amène à la question du faux, un faux qui circule aujourd’hui librement et traverse même parfois les salles de ventes aux enchères sans qu’on y prenne garde, n’voyant que du feu. Qu’en dites-vous 
R : A votre avis, qui aurait intérêt à faire des faux, à part les personnes réduites à la survivance  Et ces personnes-là, ne seraient-elles par hasard celles qui ont fait les Beaux-arts et qui, le diplôme de sortie en poche et le chômage à l’horizon, se transformeraient par la force des choses en faussaires pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires  Faussaires seraient peut-être aussi les artistes marginalisés possédant un certain talent, une maîtrise et une technique à toute épreuve, et qui n’hésiteraient pas de copier et vendre le premier venu des peintres ayant une cote respectable. Certes, ce n’est pas n’importe qui, à mon avis, qui pourrait plagier telle ou telle œuvre sans avoir au préalable des connaissances solides en matière d’art. Et puis les faux ont toujours existé et ce n’est pas nouveau au Maroc. C’est aux critiques et aux experts de le dénoncer. Et il y faudrait bien entendu beaucoup de courage.

Q : En tant qu’artiste, parlez-nous un peu de votre travail.

R : Cela fait quand même trente ans que je collectionne des oeuvres et trente ans ou plus que je peins aussi. C’était justement feu Kacimi qui m’avait encouragé au départ, mais aussi le critique Chafik Zougari (aujourd’hui, cela dit à titre d’anecdote, simple ouvrier d’usine en Espagne, ce qui est une honte pour l’intelligentsia marocain !). Généralement, je peins ce que je ressens par rapport à mon vécu quotidien. Ce sont des formes semi figuratives, qui interpellent l’inconscient et se réfèrent aussi à la mémoire puisque le souvenir pour moi comporte toujours une part d’actualité. Cela tourne parfois à l’abstraction avec des tons sombres, que je dirais propres à ma sensibilité. Parfois aussi je ne mets pas de couleur ou si peu, manière de me rebeller contre une réalité peu réceptive et un état de fait qui se présente pour l’instant comme une gageure quasi impossible à prévoir des jours meilleurs …

12/2/2010
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  Il expose à Rabat
Tel qu’en lui-même : Habbouli

Par E. A. EL MALEH

Un artiste libre, une œuvre libre. Bouchaïb Habbouli est l’une des figures incontestées et incontournables du paysage artistique marocain. La galerie Arcanes présente ses œuvres du 17 février au 13 mars.
Habbouli fait partie de ses artistes qui ont su faire évoluer intelligemment leur œuvre. Rigueur sans faille, recherches et expérimentations permanentes, énergie débridée sont ses leitmotivs.
Alchimiste, perfectionniste, tourmenté, révolté, juste, engagé, Habbouli ne s’arrête jamais. Toujours fidèle au suggestif, il nous met face à une œuvre qui nous interroge, qui nous pousse vers nos retranchements les plus profonds. A chacun d’y trouver le beau, le laid ou tout simplement la limite entre les deux.
C’est avec un vif plaisir et un contentement certain que l’on accueille l’annonce de l’exposition des travaux de Bouchaïb Habbouli. L’étonnant Habbouli que je suis content de compter parmi mes amis. Le sage d’Azemmour, auréolé de toute la poésie qui entoure ces terres à l’embouchure de l’Oum Rbia, merveilleuse mère du printemps. Note cher ami Habbouli Bouchaïb, pour ne pas être un intellectuel selon le modèle classique, n’en a pas moins une vision complexe et attachante de la vie qu’on découvre tout au long de ces conversations qu’il nous arrive d’avoir ensemble bien souvent. Mais bien entendu, il ne s’agit pas d’en rester à des généralités, faute de pouvoir en tracer le portrait qu’il mérite. Mais l’essentiel qui retient l’attention, c’est que fondamentalement et dans toute l’acception du terme, Habbouli est peintre. Un peintre dont l’œuvre s’affirme avec une originalité remarquable, déployée sur deux registres d’une singulière beauté. D’une part, des compositions qu’on ne peut appeler autrement et qu’il est difficile de décrire et des portraits d’une puissance hallucinante dont lui seul a le secret. Nul doute que ces portraits qui transcendent toute référence à ce genre d’exercice domineront l’ensemble de l’exposition. On évoque ce terme de portrait, comme si la chose allait de soi et l’on en viendrait à croire que Habbouli sacrifie à une pratique traditionnelle de portraitiste. Bien entendu, il n’en est rien et nous voici confrontés à une œuvre de création esthétique dans toute la plénitude du terme et dont les virtualités ne se sont pas épuisées. C’est un bonheur d’avoir à en parler et de rendre justice, il n’en est que temps, à notre cher Habbouli. Encore une fois on mesure la quasi-impossibilité de décrire une toile, une œuvre de peinture. Les mots se refusent à entrer dans la peinture une fois encore. Voyez dans quelle quadrature de cercle il nous plonge. Dans un geste d’une puissance telle une lame de fond, il fait jaillir ce qui serait un visage humain qui aussi tôt, se jouant de toute identification, bascule dans le non identifiable. Ce visage échappe à la fixité et, chose étonnante, il s’offre à nous comme un miroitement d’une surface bien fluctuante ou l’étoffe justement impalpable d’un rêve. Tous ces temps-ci, j’ai comme ouvrage de référence «Les propos de la peinture du Moine Citrouille-Amère». Parlant de Habbouli, cette référence ne pouvait mieux tomber. Il n’est pas question de s’attarder à citer cet ouvrage d’une si grande richesse. Disons que, parlant de Habbouli avec le souci, le désir de tenter de saisir le geste premier fondateur de son œuvre, on a recours à une citation tirée de cet ouvrage.
«L’unique trait de pinceau est l’origine de toutes choses, la racine de tous les phénomènes; sa fonction est manifeste pour l’esprit, et cachée en l’homme, mais le vulgaire l’ignore». Cette exposition dont on se réjouit qu’elle ait lieu, offre des signes avant-coureurs de cet univers propre de Habbouli dont la qualité première est la simplicité, presque une sorte d’ascèse si bien qu’on serait fondé de voir là un climat spirituel entourant toute son œuvre qui n’est autre que le soufisme. C’est un pari à tenir...
Je souhaite que cette exposition rencontre l’intérêt et la ferveur du public.

12/2/2010
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2ème numéro de la revue «Al-Madrassa Al-Maghribiya»

Saïd AFOULOUS

Une présentation de la revue Al-Madrassa Al-Maghribiya, revue de l’école marocaine, spécialisée en sciences de l’éducation et de la formation éditée par le Conseil Supérieur de l’Enseignement, a été organisée à la Bibliothèque Nationale à Rabat mardi dernier. Deux raisons retenues pour cette manifestation : la parution du deuxième numéro de la revue et le fait qu’on se trouve à la veille de la tenue du Salon du livre de Casablanca.

Dans sa présentation de la revue le directeur de la rédaction Mohamed Sghir Janjar a indiqué que l’équipe de la revue a tenu à ne présenter ce périodique semestriel qu’après la parution du deuxième numéro.
Il a exprimé la satisfaction des initiateurs de cette publication pour la réception du premier numéro dont 2600 exemplaires furent vendus sur un tirage de 4000 « ce qui explique que la publication a répondu à des attentes ».
Il a insisté sur l’autonomie de la revue et sur le fait que le seul critère pour publication de contributions est le critère scientifique sachant que le périodique « se veut un levier pour le développement de l’école marocaine… et un forum ouvert sur les contributions de l’ensemble compétences nationales et internationales dans les domaines de l’éducation et de la formation ». Cela en adoptant « une démarche globale au-delà de l’approche strictement pédagogique, mettant à profit les différents outils et méthodes des sciences humaines et sociales (histoire, philosophie, sociologie, anthropologie, démographie, sciences économiques et politiques, droit, linguistique, littérature) pour l’élaboration d’un savoir pertinent relatif au système éducatif national ».
Au cours de la même rencontre Abdelahad Sebti historien et animateur de la revue électronique sur les livres ribat al koutoub a présenté une lecture du numéro pour apporter un regard différent d’appréciation d’un observateur ne faisant pas partie de la rédaction.
En 30 ans il y avait eu au Maroc 30 revues spécialisées en pédagogie, éducation et formation, des publications qui sont le fait d’associations d’inspecteurs de l’enseignement et autres dont 15 restent à ce jour vivantes, des revues essentiellement en arabe dont deux bilingues.
Pourquoi donc une nouvelle revue en éducation et formation
Pour créer un support de débat scientifique de tout bord sur l’école marocaine dans la pluridisciplinarité des sciences humaines examinant la situation de l’école marocaine en crise et s’ouvrant sur les expériences sur le même domaine dans le monde.
Parmi les thèmes traités dans le deuxième numéro d’Al-Madrassa Al-Maghribiya il y a : « Thèse universitaire marocaines : 1956-2007 études bibliométrique » par Mohamed Sghir Janjar, « Université marocaine : héritage du passé et défis du futur » entretien avec Abdelhay Moudden, « Vers une sociologie de l’université marocaine » par Rahma Bourqia, « L’université et son environnement » par Driss Khrouz, « Ulémas du Maroc et l’enjeu de la réforme de l’enseignement de la Qaraouiyine » par Assia Berrada, « Etat des connaissances dans le monde arabe et conditions de construction de la société du savoir » par Kamal Abdellatif.
La revue fera l’objet d’une présentation au salon du livre de Casablanca. Il ne fait pas de doute qu’au cours du salon où le ministère de l’Education est partie prenante, le débat sur le rapport entre la lecture et l’enseignement sera soulevé à nouveau pour parler de la crise de la lecture au Maroc en rapport étroit avec l’enseignement de l’école marocaine, enseignement des langues au premier chef.

12/2/2010
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