Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   Casablanca   |   Tribune du Consommateur   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |      |
   
 
        Economie
  Hausse des prix des carburants
L’Etat a économisé 4 MMDH

Dans un contexte marqué par le ralentissement de la demande étrangère adressée au Maroc, qui continue à pâtir de la faiblesse de la situation économique des principaux partenaires commerciaux du Maroc, l’économie nationale continue de tirer profit de la vigueur de la demande intérieure, en ligne, notamment, avec le comportement favorable des recettes de la TVA intérieure avant remboursements et des crédits accordés à l’économie, rapporte le dernier bulletin de conjoncture de la DEPF du ministère des Finances daté du mois d’août.
Selon le dernier bulletin mensuel de Bank Al-Maghrib, daté du mois d’août 2012, la croissance nationale a décéléré à 2,8% au premier trimestre 2012 contre 4,9% au quatrième trimestre 2011, reflétant une baisse de 8,3% de la valeur ajoutée agricole, après une hausse de 4,3%, ainsi qu’un ralentissement du rythme de progression du PIB non agricole de 5% à 4,4%. Au niveau de la demande, la composante intérieure a continué à soutenir la croissance, avec une contribution positive de 4,8 points de pourcentage. La consommation finale des ménages
et celle des administrations publiques ont augmenté, en termes réels, de 4,8% et 5,6% respectivement après 9,7% et 4,7% un trimestre auparavant. L’investissement a progressé de 6,1%, avec une hausse de 1,5% de la FBCF. En revanche, la demande extérieure a participé négativement à la croissance, à hauteur de 2 points de pourcentage, en liaison avec la baisse de 3,1% des exportations de biens et services et l’augmentation de 2,7% des importations de biens et services en termes réels.
Selon le bulletin de la Banque centrale, au terme du premier semestre 2012, l’exécution budgétaire s’est soldée par un déficit de 21,4 milliards de dirhams, au lieu de 15,7 milliards un an auparavant, rapporte. Cette évolution reflète une hausse de 8,6% des recettes ordinaires, moins rapide que celle de 11,3% observée au niveau des charges ordinaires, les dépenses d’investissement ayant marqué une baisse de 6,2%. L’exécution budgétaire du mois de juin a été marquée par l’effet de l’ajustement à la hausse des prix des carburants à la pompe, qui a limité le flux mensuel des charges de compensation à 1 milliard, contre une moyenne de 5 milliards depuis le début de l’année. En outre, les dépenses des autres biens et services ont connu une augmentation de 6,7%, la première depuis le début de l’année, tandis que le Trésor a remboursé 3,4 milliards d’arriérés au titre du seul mois de juin, portant ainsi à près de 7 milliards les règlements d’arriérés au terme du premier semestre 2012. Selon le dernier bulletin de conjoncture de la DEPF du ministère des Finances, daté du mois d’août 2012, la situation des charges et ressources du Trésor arrêtée à fin juillet 2012 laisse apparaître une augmentation des recettes ordinaires de 0,9% et une hausse des dépenses ordinaires de 21,5%, dégageant ainsi un solde ordinaire négatif de 5,6 MMDH. Compte tenu d’un besoin de financement de 31 MMDH et d’un flux net négatif du financement extérieur de 4,4 MMDH, le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 35,4 MMDH.
Les recettes ordinaires se sont élevées à 116,9 MMDH en augmentation de 0,9% par rapport à fin juillet 2011. Ceci est dû à la hausse des recettes fiscales de 7% conjuguée à la baisse des recettes non fiscales de 31,4%.
Les recettes fiscales se sont élevées à 103,3 MMDH, en augmentation de 7% par rapport à leur niveau de fin juillet 2011. L’évolution de ces recettes résulte de la hausse de 3,3% des recettes douanières, de 9,2% de la fiscalité domestique ainsi que de l’augmentation de 5,8% de la TIC sur les tabacs manufacturés.
Les dépenses du budget général ont atteint 156,1 MMDH à fin juillet 2012, en hausse de 13,2 % par rapport à leur niveau à fin juillet 2011, qui s’explique par une augmentation de 22,8% des dépenses de fonctionnement conjuguée à une baisse de l’investissement et des charges de la dette budgétisée1 de 6,2% et de 3,8% respectivement.
Salaires et subventions : Les bâts qui blessent
Les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 110,9 MMDH, dont 55,9 MMDH ont concerné les traitements et salaires.
Les dépenses de matériel sont en hausse de 9,1% (16 MMDH contre 14,7 MMDH).
Les charges de la compensation ont augmenté de 59,1% (31,8 MMDH contre 20 MMDH).
Les salaires servis par la TGR à fin juillet 2012 se sont établis à 55,9 MMDH contre 49,3 MMDH une année auparavant, soit une augmentation de 13,4% en raison notamment de l’impact des recrutements et promotions opérés. Les salaires servis par le CNT se sont élevés à 49,1 MMDH, en hausse de 12,2% par rapport à leur niveau à fin juillet 2011, en raison de l’augmentation de la masse salariale structurelle de 15,3% et de la baisse de 28,8% des rappels.
Les charges en intérêts de la dette se sont établies à 12 MMDH à fin juillet 2012, en hausse de 12,8% qui s’explique par l’augmentation des charges en intérêts de la dette intérieure de 10,6% et celles de la dette extérieure de 32,6%.
Le solde ordinaire négatif constaté à fin juillet 2012 est de 5,6 MMDH contre un solde positif de 15,1 MMDH un an auparavant. Les dépenses d’investissement du budget général se sont établies à 22,5 MMDH à fin juillet 2012 contre 24 MMDH un an auparavant, soit une baisse de 6,2%.
Ces dépenses tiennent compte du virement aux comptes spéciaux du Trésor d’un montant de 6 MMDH.
Commerce extérieur : Déficit en aggravation de 7,2%
Au terme du mois de juillet 2012, le déficit commercial s’est élevé à 113,8 milliards de dirhams, en aggravation de 7,2% par rapport à la même période de 2011, après 20,7% une année auparavant. Cette évolution résulte de l’accroissement de 12,9 milliards ou 6,2% des importations, plus rapide que celui de 5,3 milliards ou 5,2% des exportations. Le taux de couverture s’est ainsi établi à 48,4%, après 48,9% observé un an auparavant.
L’évolution des importations s’explique aussi bien par la hausse de 4,4% des achats hors énergie qui y a contribué à hauteur de 3,3%, que par celle de 11,8% de la facture énergétique. Ainsi, les achats de gasoil et fuel, de gaz de pétrole et de pétrole brut ont augmenté respectivement de 15,4%, de 15,9% et de 8,7%, atteignant 20,8 milliards, 10,9 milliards et 18,6 milliards de dirhams.
Pour leur part, les acquisitions de biens d’équipement, participant à hauteur de 1,9% à la croissance des importations, se sont accrues de plus de 10%, atteignant près de 43 milliards de dirhams, en relation principalement avec la progression de plus de moitié des achats de voitures industrielles. Parallèlement, les importations de biens de consommation, chiffrées à 39,1 milliards de dirhams, se sont améliorées de 8,9%, suite essentiellement à la hausse de 13,3% des achats de voitures de tourisme. Toutefois, les acquisitions de demi-produits n’ont augmenté que de 0,8%, s’établissant à près de 44,9 milliards de dirhams, recouvrant une progression de 3% des achats de matières plastiques et un repli de près de 2% de ceux de produits chimiques. Les acquisitions de produits alimentaires sont demeurées, pour leur part, quasiment stables comparativement à leur niveau d’il y a un an, se chiffrant 23,9 milliards de dirhams.

22/8/2012
Lu 5295 fois
| |
  Selon les chefs d’entreprises
Baisse de la production et stagnation de l’activité en juillet

La production industrielle a accusé une baisse, alors que les ventes globales ont été dans l’ensemble orientées à la hausse, tirées par l’augmentation des ventes locales, rapporte le dernier bulletin d’enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie, de Bank Al-Maghrib, relative à juillet 2012.
Les stocks de produits finis sont jugés globalement inférieurs à leur niveau normal.
Les nouvelles commandes reçues ont diminué et le carnet des commandes est jugé inférieur à son niveau habituel.
Les prix des produits finis ont augmenté d’un mois à l’autre avec un solde d’opinion de 16%.
Les taux d’utilisation des capacités de production global et hors raffinage se sont situés à leurs moyennes historiques, soit respectivement 72% et 70%. Par branche, il a atteint 77% dans les industries électriques et électroniques, 76% dans les industries du textile et du cuir, 74% dans les industries chimiques et parachimiques, 72% dans les industries
agroalimentaires et 64% dans les industries mécaniques et métallurgiques.
Les perspectives d’évolution de l’activité pour les trois prochains mois sont favorables, selon les professionnels, avec toutefois une baisse anticipée des ventes. Parallèlement, les prix des produits finis devraient augmenter.
Selon les chefs d’entreprise enquêtés, la production a diminué d’un mois à l’autre. Une proportion de 58% des réponses indique une stagnation de l’activité, 27% un recul et 15% une hausse, soit un solde négatif de 12%. Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent un développement de l’activité avec un solde d’opinion de 24%.
La baisse de l’activité recouvre une augmentation dans les industries agroalimentaires, une stagnation dans les industries chimiques et parachimiques et les industries électriques et électroniques, ainsi qu’un repli dans les autres branches. A court terme, seuls les opérateurs des industries chimiques et parachimiques anticipent une hausse.
Ventes, commandes, stocks et prix
Les ventes globales ont augmenté par rapport au mois précédent avec un solde d’opinion de 18% tirée exclusivement par la hausse des ventes locales. Au cours des trois prochains mois, les industriels anticipent une baisse des ventes aussi bien locales qu’étrangères.
La progression des ventes globales reflète une hausse dans l’ensemble des branches, à l’exception des industries du textile et du cuir et des industries électriques et électroniques. A court terme, seuls les opérateurs des industries du textile et du cuir tablent sur une stagnation des ventes, ceux des autres branches anticipent une baisse.
Les nouvelles commandes reçues ont reculé pour le deuxième mois consécutif dans l’ensemble des branches à des degrés divers.
Le carnet des commandes ainsi que les stocks de produits finis sont estimés inférieurs à leurs niveaux habituels.
Les résultats de l’enquête font ressortir une baisse des prix des produits finis, avec un solde d’opinion de 30%. En effet, une proportion de 66% des réponses indique une stagnation, 32% un repli et 8% une hausse. Pour les trois prochains mois, ces prix devraient progresser avec un solde d’opinion de 21%.
La baisse recouvre une hausse des prix dans les industries électriques et électroniques, une stagnation dans les industries agroalimentaires et une régression dans les autres industries. A court terme, ces prix devraient stagner dans les industries mécaniques et métallurgiques et augmenter dans les autres branches.
Reflétant les baisses antérieures des cours mondiaux des matières premières, les prix à la production des industries manufacturières ont connu une baisse mensuelle de 2,3 % en juin, après celle de 1,4% un mois auparavant. Compte non tenu de la branche cokéfaction et raffinage, l’indice des prix à la production a légèrement augmenté de 0,2% après 0,1% le mois précédent. En glissement annuel, les prix à la production ont connu une décélération de leur rythme de progression, passé de 4,8% à 3,2% en un mois, avec une forte atténuation de la hausse des prix de la
branche cokéfaction et raffinage de 10,1% à 5,3%. Par ailleurs, les données du mois de juin 2012 relatives à l’indice des prix à l’import font ressortir une hausse mensuelle de 1,1%, après une baisse de 1,6% un mois auparavant, traduisant le renchérissement à l’import des produits miniers et des demi-produits, qui a plus que compensé la baisse des prix des denrées alimentaires. En effet, les prix des produits miniers ont augmenté de 4,8% en juin après 5,2% en mai. De même, l’IPM des demi-produits a progressé de 1,2% contre 2% un mois auparavant. En revanche, l’indice des prix à l’import des produits alimentaires a connu une nouvelle baisse mensuelle de 9,9%. En glissement annuel, l’IPM des matières premières hors énergie ressort en hausse de 8,7% en juin au lieu de 5,3% en mai dernier.
Activité de raffinage : Progressé de 17% à fin juin
Quant aux indicateurs liés au secteur énergétique, la production de l’activité de raffinage a progressé de 17% à fin juin comparativement à la même période de l’année dernière, recouvrant une amélioration de 11% de la production de gasoil et de 16% de celle de l’essence. Pour sa part, la production locale d’électricité s’est accrue de 11%, tandis que la demande a augmenté de 8,7%, avec une hausse de 8,7% de la demande des industriels et de 9% de celle des ménages.
Pour l’activité minière, la production marchande de phosphate s’est repliée à fin juin de 7,3%, en relation avec la contraction de 12% de la demande des unités locales de transformation et de 1,5% de la demande étrangère. Parallèlement, les exportations de phosphate en valeur ont progressé, à fin juillet, de 11,1% en liaison avec la hausse des cours internationaux.
Concernant le secteur touristique, les principaux indicateurs continuent d’afficher des évolutions défavorables, le flux touristique ayant accusé une baisse de 1,6% à fin juin. De même, les nuitées recensées par les établissements classés se sont repliées de 1,6%, tandis que les recettes voyages ont diminué de 7% à fin juillet.

22/8/2012
Lu 8690 fois
| |
  Banques
Les besoins de liquidité s’accroissent

En juillet 2012, et comparativement au mois précédent, les facteurs autonomes de liquidité ont exercé un effet restrictif de 10,6 milliards de dirhams sur les trésoreries bancaires, sous l’effet conjugué de l’élargissement de la circulation fiduciaire, de la baisse des avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib et de l’amélioration du compte du Trésor auprès de la Banque centrale.
Compte tenu de l’évolution des facteurs autonomes et de la quasi stabilité du montant minimum au titre de la réserve monétaire, le besoin de liquidité des banques s’est élevé à 71,1 milliards de dirhams, après 60,5 milliards un mois auparavant. Dans ces conditions, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses injections, le portant à 72,9 milliards de dirhams, dont 56,5 milliards à travers les avances à 7 jours, 15 milliards par le biais des opérations de pension livrée à 3 mois et 1,4 milliard via les avances à 24 heures.
Dans ces conditions, le taux interbancaire s’est situé à 3,13% en juillet, en hausse de 5 points de base par rapport au mois précédent. Pour ce qui est des taux des bons du Trésor, émis sur le marché primaire, ils ont enregistré des augmentations allant de 1 à 9 points de base par rapport aux dernières émissions. S’agissant des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et 12 mois s’est accru de 14 points de base, pour atteindre 3,76% en juin, recouvrant ainsi une stabilité du taux sur les dépôts à 6 mois autour de 3,38% et une progression de 18 points de base de celui appliqué aux dépôts à 12 mois, s’établissant à 3,92%.
En ce qui concerne les taux débiteurs, les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques, pour le 2ème trimestre 2012, indiquent une diminution de 39 points de base du taux moyen pondéré du crédit bancaire, qui est revenu à 6,13%. Cette évolution reflète essentiellement le repli de 48 points de base, des taux appliqués aux facilités de trésorerie et, dans une moindre mesure, la baisse de ceux assortissant les crédits à la consommation et à l’équipement, respectivement de 27 et de 23 points.
S’agissant des conditions monétaires, les dernières données disponibles1 à fin juin 2012 indiquent une accélération des rythmes de croissance des agrégats de la monnaie et du crédit.
En effet, après s’être situé à 4,1% en mai, le taux de progression de la masse monétaire a atteint 5,7% en juin. Cette évolution reflète principalement l’accélération, de 4,4% en mai à 5% en juin, du rythme d’accroissement de la monnaie scripturale, ainsi que la hausse du taux de progression des titres des OPCVM monétaires qui a atteint 36%, contre 21,8% un mois auparavant, traduisant globalement un effet de base. Dans le même temps, le rythme de progression annuel des dépôts en devises s’est élevé à 15,5% en juin, au lieu de 6,3%. Pour ce qui est de la monnaie fiduciaire, sa croissance annuelle est restée inchangée autour de 6,2%. En revanche, les dépôts à terme ont accusé une baisse de 3,3% qui demeure toutefois inférieure à celle du mois précédent. Le taux d’accroissement annuel des placements à vue a, pour sa part, enregistré une décélération, revenant de 9,4% en mai à 8,8% en juin.
Au niveau des sources de création monétaire, le rythme de progression annuel du crédit bancaire s’est accéléré pour se situer à 7,4% en juin 2012, continuant d’apporter la plus importante contribution à la croissance de l’agrégat M3, soit 5,3 points de pourcentage. Ainsi, les facilités de trésorerie ont augmenté de 9,6%, contre 9,1% durant le mois précédent. De même, la hausse annuelle des prêts à l’immobilier a atteint 7,7%, au lieu de 7,5% un mois auparavant, traduisant une légère accélération des crédits aux promoteurs et des prêts à l’habitat. Parallèlement, les crédits à la consommation ont maintenu un rythme de progression en glissement annuel, proche de celui du mois précédent, soit 18,9%. En revanche, le taux d’accroissement des crédits à l’équipement est revenu de 1,4% à 1,2%, en variation annuelle.
Pour ce qui est des créances diverses sur la clientèle et des créances en souffrance, elles ont enregistré des hausses respectives de 7,3% et de 8,5% en juin, après 6,4% et 7% le mois précédent. Par agent économique, l’évolution du crédit bancaire recouvre une accélération du rythme de progression annuel des concours au secteur privé, en particulier les sociétés non financières, et une décélération de celui des prêts destinés au secteur public. Concernant les créances nettes sur l’administration centrale, elles se sont accrues de 47,8%, en glissement annuel, traduisant principalement l’augmentation des créances nettes des autres institutions de dépôt. Par ailleurs, les avoirs extérieurs nets se sont contractés de 19,7%, après un repli de 17,7% un mois auparavant. Les chiffres les plus récents, datant du 6 août 2012, indiquent que les avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib se sont établis à 134,6 milliards de dirhams, soit une baisse de 0,4% par rapport à leur niveau de fin juillet 2012 et une diminution de 22,2% en glissement annuel.
S’agissant des agrégats de placements liquides, leur rythme de progression annuel s’est inscrit en ralentissement, passant de 2,4% en mai à 0,9% en juin. En effet, le taux de croissance annuel des bons du Trésor négociables inclus dans l’agrégat PL1 est revenu de 5,6% à 1,6%, bien qu’en stagnation d’un mois à l’autre. De même, les titres des OPCVM actions et diversifiés ont accusé une baisse de 13,3% en glissement annuel. Parallèlement, le rythme d’évolution des titres des OPCVM obligataires s’est hissé à 1,6% en glissement annuel, contre une diminution de 0,3% en mai.



22/8/2012
Lu 19629 fois
| |
  Facture pétrolière
La hausse s’explique davantage par un effet change que par un effet prix

Les prix du baril de Brent ont atteint un creux de 18 mois de 89 dollars le 21 juin 2012, en baisse de 30% depuis leur pic du mois de mars et de 20% depuis un an. Cette forte correction baissière des cours est liée à des préoccupations sur la faiblesse de la croissance mondiale, des niveaux élevés de production de l’OPEP et des stocks des grands pays consommateurs, ainsi qu’à une appréciation du dollar.
Rebond des importations énergétiques
A fin juin 2012, les importations énergétiques du Maroc ont augmenté de 10%, en rythme annuel, suite à la hausse des cours mondiaux. Elles se sont établies à près de 49 milliards de dirhams, représentant 26% des importations totales de marchandises contre 25% en 2011. Les importations en gasoil et fuel ont augmenté de 11% pour atteindre environ 17,6 milliards de dirhams, en raison d’une hausse du cours moyen de 14%, malgré une baisse du volume importé de 2%. Les importations du gasoil et fuel ont contribué de 41% à la croissance de la facture énergétique. Elles ont représenté 36% des importations énergétiques contre 35% en 2011 et 28% en 2010. La facture pétrolière (pétrole brut) a enregistré une hausse de 3% à 15,7 milliards de dirhams, suite au renchérissement de 10% du cours moyen de la tonne importée, à 6.802 dirhams, malgré une baisse du volume importé de 6%. Exprimé en billet vert, le cours moyen du baril importé par le Maroc s’est établi à 108 dollars sur le premier semestre de 2012, soit un écart d’environ 5 dollars par rapport au prix moyen du Brent (113 dollars). La hausse de la facture pétrolière (+3%) s’explique davantage par un effet change (appréciation du dollar face au dirham de 6%) plutôt que par un effet prix (renchérissement des cours mondiaux de pétrole de 3%).
Les importations en gasoil et fuel ont augmenté de 11% pour atteindre environ 17,6 milliards de dirhams, en raison d’une hausse du cours moyen de 14%, malgré une baisse du volume importé de 2%. Les importations du gasoil et fuel ont contribué de 41% à la croissance de la facture énergétique. Elles ont représenté 36% des importations énergétiques contre 35% en 2011 et 28% en 2010. La facture pétrolière (pétrole brut) a enregistré une hausse de 3% à 15,7 milliards de dirhams, suite au renchérissement de 10% du cours moyen de la tonne importée, à 6.802 dirhams, malgré une baisse du volume importé de 6%.
Exprimé en billet vert, le cours moyen du baril importé par le Maroc s’est établi à 108 dollars sur le premier semestre de 2012, soit un écart d’environ 5 dollars par rapport au prix moyen du Brent (113 dollars). La hausse de la facture pétrolière (+3%) s’explique davantage par un effet change (appréciation du dollar face au dirham de 6%) plutôt que par un effet prix (renchérissement des cours mondiaux de pétrole de 3%). En supposant que le volume des importations de pétrole brut pour l’année 2012 reste inchangé par rapport à 2011, à 5 millions de tonnes, que la parité dirham/dollar se maintiendrait à 8,5 en moyenne et que le cours moyen du baril importé se situerait dans une fourchette de 105 à 110 dollars, la valeur des importations pétrolières s’établirait, toute choses égales par ailleurs, entre 32,7 et 34,3 milliards de dirhams. Ce qui se traduirait par un renchérissement de la facture pétrolière estimé entre 1,3 et 2,8 milliards de dirhams par rapport à 2011.
Avec une hypothèse de taux de change dirham/dollar à 8,8 en moyenne en 2012, la facture pétrolière augmenterait d’un montant compris entre 2,4 et 4,0 milliards de dirhams.

22/8/2012
Lu 19765 fois
| |
 Marché des capitaux
Dépréciation quasi-générale des valeurs

A l’issue du mois de juillet, les indices MASI et MADEX se sont dépréciés de 2% par rapport au mois de juin, portant ainsi leurs contre-performances depuis le début de l’année à près de 10,7%. La capitalisation boursière s’est également inscrite en baisse durant ce mois, revenant à 461,3 milliards de dirhams, soit une diminution de 10,6% comparativement à décembre 2011.
De même, le volume global des transactions est revenu de 8,2 à 3,7 milliards, en relation principalement avec le recul des échanges sur le marché central. En dépit du repli des cours sur la place boursière de Casablanca durant ce mois, les indicateurs de valorisations notamment le PER et le Price to Book Ratio, évalués respectivement à 15,5 et à 2,8, demeurent globalement élevés par rapport à ceux des autres pays de l’échantillon retenu. Au niveau de certaines places boursières émergentes, à l’exception de la Chine et de la république tchèque où les cours des actions ont reculé respectivement de 5,4% et de 1,1% d’un mois à l’autre, les indices boursiers des autres places de l’échantillon ont enregistré des performances mensuelles, allant de 1,3% pour le Mexique à 2,7% pour la Turquie. Au plan sectoriel, la plupart des indices ont accusé une baisse durant ce mois, allant de 0,6% pour le secteur bancaire à 9,5% pour celui du pétrole et gaz. Des hausses ont été, toutefois, observées au niveau des secteurs chimique, de l’industrie pharmaceutique et des distributeurs, soit respectivement 14,4 %, 1,3% et 0,4%. Pour ce qui est de l’évolution des cours, 54 valeurs cotées sur un total de 78 ont fléchi durant le mois de juillet. S’agissant plus particulièrement des valeurs du secteur bancaire, elles ont enregistré des évolutions contrastées. En effet, les valeurs BMCE, CDM et BMCI se sont contractées respectivement de 11,6%, de 5,6% et de 2,4%, alors que celles de CIH, d’Attijari et de BCP ont connu des appréciations respectives de 4,6%, de 3,2% et de 0,5%. Concernant les valeurs des sociétés de financement, les cours d’Eqdom, de Sofac et de Taslif se sont dépréciés respectivement de 9,5%, de 5,8% et de 2,9%. En revanche, les autres valeurs ont enregistré des hausses variant de 2,1% pour Diac salaf à 10% pour Salafin, la valeur AXA crédit étant restée inchangée. Pour ce qui est des sociétés d’assurance, hormis CNIA SAADA dont le cours s’est accru de 1,9%, les autres valeurs ont accusé des baisses allant de 3,2% pour Wafa assurance à 14,4% pour Atlanta.
Par ailleurs, l’actif net des OPCVM, valorisé au 20 juillet, a diminué de 3,1% d’un mois à l’autre, sous l’effet principalement de la contraction des fonds monétaires à hauteur de 12%. Quant à sa structure, elle demeure dominée par les fonds obligataires, avec une part de près de 61%. Au niveau du marché des bons du Trésor, les émissions effectuées en juillet 2012 se sont établies à 4 milliards de dirhams, en repli de 2,6 milliards par rapport au mois précédent. Les remboursements étant de 6 milliards, l’encours de ces titres s’est situé à 339,2 milliards de dirhams.
Sur le marché des titres de créances négociables, sept banques ont procédé, en juin, à l’émission de certificats de dépôt d’un montant global de près de 3,9 milliards de dirhams, tandis que trois sociétés de financement ont émis des bons d’un montant de 1,1 milliard. Pour ce qui est des billets de trésorerie, deux émissions d’une valeur de 270 millions de dirhams ont été opérées durant ce mois. Compte tenu des remboursements, chiffrés à 4,4 milliards de dirhams, l’encours des titres de créances négociables a atteint 81,8 milliards de dirhams au lieu de 80,9 milliards un mois auparavant.

22/8/2012
Lu 18605 fois
| |
 
Les ventes de ciment reculent de 14,2 % en juillet

Les ventes de ciment ont accusé une baisse significative de 14,2 % en juillet comparativement à la même période de l’année dernière, en liaison notamment avec le ralentissement des projets en cours, rapporte la note de conjoncture de la DEPF du ministère des Finances, datée d’août 2012. En revanche, l’encours du crédit immobilier s’est accru de 7,7%, traduisant une hausse de 10,7% des crédits accordés à l’habitat et de 2% des concours aux promoteurs immobiliers.
Le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) aurait affiché une évolution positive au titre du premier semestre 2012, en ligne avec la bonne tenue des ventes de ciment, progressant de 9,1% en glissement annuel, après une hausse de 12,3% à fin mai, de 14,7% à fin avril et de 21,7% à fin mars 2012. Cette décélération est intervenue suite au recul de 1,7% enregistré durant le deuxième trimestre de l’année en cours, en rapport, notamment, avec les périodes de chaleur ayant caractérisé ce trimestre.
Par région, le Grand Casablanca continue de consommer la plus grande part de cet intrant vital du secteur du BTP (13,8% de la consommation totale), suivie de la région de Tanger-Tétouan (11,5%), de Marrakech-Tensift-Haouz (10,6%), du Souss-Massa- Daraa et de l’Oriental (9,1% chacune) et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer (7,5%). Ces six régions ont canalisé près de 62% de la consommation de ciment courant le premier semestre de l’année 2012.
S’agissant du financement des opérations immobilières, l’encours des crédits immobiliers s’est situé, à fin juin 2012, à plus de 215 milliards de dirhams, en hausse de 7,7% en glissement annuel. Dans le cadre du fonds de garantie FOGARIM, le montant total des crédits octroyés a atteint, à fin juin 2012, environ 1.131 millions de dirhams pour un total de 7.117 bénéficiaires. Depuis la création du fonds, le montant des prêts accordés s’est élevé à 12 milliards de dirhams (81.226 bénéficiaires).
Concernant le fonds FOGALOGE, le montant des prêts attribués s’est établi à 600 millions de dirhams en faveur de 1933 bénéficiaires. Depuis sa création, ce fonds a octroyé près de 2,9 milliards de dirhams de prêts au profit de 8.589 bénéficiaires.

22/8/2012
Lu 270 fois
| |
  Immobilier
Les prix stagnent globalement

Après une croissance trimestrielle de 0,8%, les prix des actifs immobiliers ont stagné au 2ème trimestre 2012. Cette évolution recouvre une hausse de 0,9% des prix des biens résidentiels et des baisses respectives de 1,5% et de 2% de ceux des biens fonciers et commerciaux, rapporte la dernière note de Banj Al-Maghrib relative aux indices des prix des actifs immobiliers. En glissement annuel, ces prix ont progressé à un rythme supérieur à celui observé le trimestre précédent, soit 1,6% au lieu de 1,2%.
Par région, les tendances, en glissement annuel, ont été disparates. Les diminutions les plus importantes ont concerné les régions de Doukkala-Abda, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, et Souss-Massa-Draâ, alors que des hausses sensibles ont été relevées dans les régions de Chaouia-Ourdigha, Gharb-Chrarda-Beni Hssen, Fès-Boulmane et Marrakech-Tensift-El Haouz.
Selon les données arrêtées 35 jours après la fin du 2ème trimestre 2012, les ventes des biens immobiliers immatriculés au niveau de l’ANCFCC (Agence nationale de la conservation foncière, de la cartographie et du cadastre) ont régressé de 0,8% d’un trimestre à l’autre, alors qu’elles ont augmenté de 10,1% en glissement annuel, s’élevant ainsi à 28 123 transactions.
La progression annuelle des actifs immobiliers est de 1,6%, reflétant l’appréciation des prix de l’ensemble des catégories.
Les prix des appartements augmentent de 1,4%
Après un repli de 0,6%, les prix des appartements ont connu un accroissement de 1,4%, d’un trimestre à l’autre. En glissement annuel, ils ont progressé de 2,3 % au lieu de 1,8% un trimestre auparavant. Cette hausse a concerné toutes les villes, à l’exception de Marrakech, d’Oujda et de Rabat.
Représentant environ 61% des transactions au cours de ce trimestre, le volume des ventes des appartements a enregistré une baisse de 3,8% en glissement trimestriel et une hausse de 10% d’une année à l’autre, s’élevant ainsi à 17 454 unités. Par ville, les volumes des ventes les plus importants ont été réalisés à Agadir, à Kenitra et à Marrakech.
D’un trimestre à l’autre, les prix des biens résidentiels sont restés inchangés au cours du 2ème trimestre, recouvrant des hausses respectives de 1,4% et de 1,2% des prix des appartements et des maisons et une baisse de 10,1% de ceux des villas. Concernant les prix des biens fonciers et commerciaux, ils ont diminué de 1,5% et de 2%. Sur un an, les hausses des prix des appartements, des terrains et des bureaux, chiffrées respectivement à 2,3%, à 3% et à 13,5%, ont plus que compensé les replis de ceux des maisons, des villas et des locaux commerciaux, évalués à 1,8%, à 2,6% et à 0,6%.
Quant au volume de transactions, les ventes des biens résidentiels se sont accrues en variation trimestrielle de 3,5%, atteignant 19 244, en raison essentiellement des hausses respectives de 3,8% et de 28,3% des transactions des appartements et des villas.
En revanche, le nombre des ventes des biens commerciaux et ceux fonciers ont régressé respectivement de 11,9% et de 8,1%.
En glissement annuel, le nombre de transactions a augmenté pour l’ensemble des catégories des biens immobiliers, à l’exception des maisons, dont la baisse s’est située à 6,1%.
Concernant la structure des ventes, les biens résidentiels continuent de constituer plus de 67% de l’ensemble des ventes des biens immobiliers, avec la prédominance des appartements. Quant aux terrains urbains, ils représentent environ 25% du marché national, alors que la part des transactions relatives aux biens commerciaux se situe autour de 7%.
Les prix des maisons ont progressé de 1,2% au 2ème trimestre, après 4% un trimestre auparavant. D’une année à l’autre, ces prix se sont contractés à un rythme supérieur à celui du trimestre précédent, soit 1,8% au lieu de 0,9%, recouvrant des baisses sensibles dans les villes d’El Jadida, de Casablanca, de Marrakech, de Meknès et d’Oujda, ainsi que des hausses importantes dans les villes de Tanger et de Rabat.
Quant au nombre de transactions, qui représente environ 5% du marché national, il s’est établi à 1 318, en hausse de 1,2% par rapport au trimestre précédent et en baisse de 1,8% en glissement annuel.
Repli de 10,1% des prix des villas
Les prix des villas se sont repliés de 10,1% d’un trimestre à l’autre et de 2,6% sur un an. Par ville, ils ont connu une hausse annuelle de 8,7% pour Kénitra et des baisses respectives de 11,7%, de 10% et de 3,4% pour Meknès, Casablanca et Marrakech.
Pour leur part, les transactions ont enregistré un accroissement de 28,3% d’un trimestre à l’autre et de 40,5% sur un an, atteignant ainsi 472 unités.
Les prix des terrains urbains ont enregistré une diminution trimestrielle de 1,5% et une croissance de 3% par rapport à la même période de l’année précédente.
Avec une part de marché national d’environ 25%, les terrains urbains ont fait l’objet de 6 986 transactions, soit un repli de 8,1% d’un trimestre à l’autre et une augmentation de 12,7% en variation annuelle.

Diminution de 2,3% des prix des locaux commerciaux
Les prix des locaux commerciaux ont diminué de 2,3% d’un trimestre à l’autre et de 0,6% en glissement annuel.
Pour sa part, le volume de transactions a atteint 1 633 ventes, soit environ 6% de l’ensemble des biens immobiliers, en recul de 16,2% d’un trimestre à l’autre et en hausse de 5,8% sur un an.
Concernant les prix des bureaux, ils ont quasiment stagné d’un trimestre à l’autre, alors qu’ils se sont accrus de 13,5% en glissement annuel.
Dans le même temps, avec une part de près de 1% du marché national, le volume de transactions a atteint 260 au 2ème trimestre, ressortant ainsi en augmentation de 30,7% d’un trimestre à l’autre et de 39% sur un an.

Baisses de 4,4% et 2,9% respectivement
à Rabat et Marrakech et hausse de 5,8% à Fès
La ventilation de l’IPAI par ville au cours du 2ème trimestre a fait ressortir dans l’ensemble un accroissement des prix des biens immobiliers, en glissement annuel. En effet, à l’exception de Rabat et de Marrakech où les prix ont accusé des baisses respectives de 4,4% et de 2,9%, et d’Oujda et de Casablanca où ils ont stagné, les prix dans les autres villes ont enregistré des progressions allant de 0,8% à Agadir à 5,8 % à Fès.
Le nombre de transactions a connu globalement des accroissements en glissement
trimestriel. En effet, les hausses se sont situées entre 2% pour Tanger et 18,3% pour Meknès, alors que les diminutions ont été observées à Agadir, à Kenitra, à Oujda et à Rabat. Par ailleurs, la part de transactions des biens
immobiliers par ville s’est établie à 31,7% à Casablanca, à 14,6 % à Marrakech et à 13,8 % à Tanger.

22/8/2012
Lu 18042 fois
| |
  Le transport routier de marchandises dans l’encombrement de l’informel
Le secteur tiré vers le bas par les entreprises qui recourent à la fraude

La Fédération des transports a adréssé une saisine au Conseil de la Concurrence afin qu’il examine la situation dans le secteur des transports routiers de marchandise et les dysfonctionnements majeurs qu’il connaît, d’après la Fédaration  Ces dysfonctionnement sont au nombre de deux, à savoir l’existence d’une offre pléthorique de moyens de transport par rapport à la demande, du fait de la persistance d’une grande activité de l’informel et les pratiques tarifaires déloyales, comme le signale la Fédération..
Le Conseil a, rappelons-le, émis son avis contenu dans un rapport publié récemment par cette instance.
Examinant ces questions, le Conseil de la Concurrence Le CC souligne tout d’abord que l’informel est une notion polysémique utilisée pour couvrir des réalités aussi diversifiées que les marchands ambulants, l’emploi non déclaré, le travail à domicile, la contrebande ...
Par ailleurs, l’expression économie informelle reste la plus utilisée 37 parmi les diverses appellations qui décrivent le phénomène de l’informel telles que : économie non formelle, souterraine, secteur informel, secteur marginal, secteur non réglé de l’économie, secteur non structuré, secteur en transition, économie au noir, économie occulte, invisible…
Ce choix a été motivé d’une part, par le souci d’éviter d’ajouter à la trilogie classique (secteur primaire, secondaire et tertiaire), un quatrième secteur qui serait le secteur informel. D’autre part, il est difficile de parler d’un «secteur» bien singulier en raison de son hétérogénéité et de la diversité des activités qui le constituent et parce que les travailleurs et les entreprises dont il est question ne relèvent pas d’un secteur unique d’activité économique mais de plusieurs.
Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), il n’existe pas de description ou de définition universellement acceptée ou considérée comme exacte de «l’économie informelle».
De manière générale, l’économie informelle fait référence à toute activité économique exercée en dehors des circuits et formes habituellement admis selon les normes en vigueur dans chaque pays.
La question qui se pose à cet égard est la suivante : Peut-on appliquer le droit de la concurrence à l’économie informelle
Cette question ne peut être analysée en marge de la notion d’entreprise et d’activités soumises au droit de la concurrence.
Selon le droit de la concurrence, la notion d’entreprise recouvre tout opérateur économique, indépendamment de sa taille ou de son statut juridique, personne physique ou morale, publique ou privée, du moment qu’il exerce une activité de production, de distribution ou de service.
Vu sous cet angle, l’économie informelle ne saurait échapper aux règles et principes du droit de la concurrence.
Par ailleurs, certaines autorités de la concurrence estiment que l’économie informelle ne saurait être soumise dans sa globalité au droit de la concurrence. Ainsi, le Conseil de la Concurrence tunisien distingue dans le secteur informel d’une part, entre les activités informelles non déclarées animées généralement par des micro-commerçants dans un dessein de subsistance et n’affectant pas la structure du marché dans sa globalité et qui sont donc exclues de la compétence des autorités de la concurrence et d’autre part, les activités dites « d’évasion » qui émanent d’acteurs qui disposent d’importants moyens financiers ou économiques ou qui occupent des positions importantes sur le marché leur permettant de nouer des liens avec le secteur formel.
Le Conseil partage cette vision dans la mesure où l’Autorité de la concurrence n’est appelé à intervenir, de manière générale, que si le fonctionnement d’un marché est troublé en raison d’une déviation effective ou potentielle du processus de la concurrence42. C’est-à-dire que le droit de la concurrence n’a pas vocation à être appliqué lorsqu’il s’agit d’activités informelles ayant un effet mineur sur l’ensemble d’un marché.
Ainsi, le conseil considère que les activités informelles de subsistance à caractère local ne relèveraient pas du le champ d’application du droit de la concurrence.
Relativement à l’informel dans le secteur de TRM, Il s’avère qu’il est deux sortes : il y a en premier lieu le secteur informel proprement dit, qui englobe le parc de véhicules qui circulaient avant l’entrée en vigueur de la réforme, et qui n’ont pas encore intégré le nouveau système et qui se trouveraient dans une situation irrégulière.
Quant à la deuxième catégorie, elle concerne les entreprises qui s’adonnent à des pratiques informelles et illégales, c’est à dire des entreprises inscrites au registre des transporteurs mais qui recourent à la fraude et à des agissements déloyaux (surcharge, excès de vitesse, prix bas, défaut de facturation, utilisation du carburant de contrebande…) et offrent des services de moindre qualité.
Selon le MET, les camions appartenant à la première catégorie représentent des cas isolés puisque ces camions sont appelés, soit à disparaître et à être retirés de la circulation considérant leur vétusté, soit à être enregistrés à l’occasion du changement de propriétaire.
Par ailleurs, le Conseil considère que la deuxième catégorie risque de tirer le secteur vers le bas, en entravant l’instauration d’une concurrence saine et loyale dans le marché de transport routier de marchandises et en empêchant l’émergence d’un secteur de transport moderne et de qualité .
Cette catégorie relèverait ainsi du champ d’application du droit de la concurrence. Selon le contrat programme 2011-2013 signé entre le ministère de tutelle et la profession, : « Si l’exercice de cette activité autrefois encadrée a été libéralisé, l’intensité de la concurrence et la pression des chargeurs ont conduit les acteurs à s’écarter du cadre réglementaire qui subsiste et à rechercher des gains de productivité via des pratiques s’apparentant à l’informel dont le recours à la surcharge et au dumping, sans pour autant parvenir à dégager une rentabilité convenable. »

22/8/2012
Lu 19123 fois
| |
  Transport en panne sur la voie de la libération
Absence de système de régulation et de règles « claires, simples et équitables »

Dans le rapport qu’il a élaboré à la suite de la saisine qui lui a été adressé par la Fédération du transport routier de marchandises, le Conseil de la Concurrence a, en fin de ce rapport émis des recommandations « formulées, affirme-t-il, dans un but d’optimiser la concurrentiabilité du marché en question et d’augmenter la qualité du service rendu, et ce dans l’intérêt des transporteurs par route, de leurs clients et de l’économie dans son ensemble »
Le Conseil considère que la libéralisation de tout secteur économique n’est pas une fin en soi, mais une étape nécessaire dans un long processus au cours duquel la concurrence doit être instaurée de façon à ce que le marché fonctionne dans les meilleures conditions afin de garantir une allocation optimale des ressources disponibles.
Les effets positifs attendus de la libéralisation et du jeu concurrentiel ne peuvent être obtenus qu’à travers l’édiction et la mise en oeuvre de règles claires simples et équitables, accompagnée d’un système de régulation du secteur.
A cet égard, le Conseil souligne que le défaut d’un régulateur du secteur et l’absence de données sur la demande ainsi que sur les flux de transport routier de marchandises de manière générale est préjudiciable à une concurrence saine et loyale.
Ainsi, le Conseil recommande de mettre en place un organisme indépendant qui aura pour rôle de réguler le secteur et d’apporter à la profession et aux pouvoirs publics les éléments quantitatifs et qualitatifs sur la situation réelle et précise du marché de transport de marchandises.
La structure atomisée du secteur préjudiciable pour l’économie nationale
De même, le Conseil estime que la promotion du secteur de transport routier de marchandises est tributaire du développement de la chaîne logistique dans son ensemble.
Ainsi, le Conseil recommande de mettre en place, dans les meilleurs délais, l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique (AMDL) créée par la loi 59-09, afin d’opérationnaliser les actions du contrat programme pour le développement de la compétitivité logistique 2010-2015 et de contribuer à la mise en oeuvre de la stratégie du
gouvernement pour le développement de la chaîne logistique dans laquelle le transport routier de marchandises représente un maillon essentiel.
Le Conseil considère que la faiblesse du niveau de qualification des opérateurs du secteur dont le déficit en formation atteint un taux d’environ 64 % selon la Fédération du Transport ne peut qu’être préjudiciable au secteur et générateur de comportements de types anticoncurrentiels.
Le Conseil considère également que la vétusté du parc de transport routier de marchandises constitue une source de prix abusivement bas, ce qui constitue une distorsion de concurrence.
Partant de là, le Conseil recommande de renforcer la formation aux métiers de transport routier de marchandises, de mettre en oeuvre les règles pour l’exercice du métier de conducteur et de diffuser davantage le programme de renouvellement du parc de véhicules .

Le Conseil considère qu’en l’absence de données statistiques sur la demande de transport routier de marchandises à l’échelon national, il serait difficile de confirmer que le marché de transport routier de marchandises présente une offre pléthorique. Toutefois, le Conseil constate que le secteur concerné est caractérisé par une structure atomisée, car il est dominé par des entreprises individuelles, de petites tailles dont la majorité ne possède qu’un seul véhicule.
Par ailleurs, le Conseil souligne que cette structure n’est pas en elle-même nuisible pour la concurrence. Les petites entreprises contribuent certainement à la souplesse et à la réactivité de l’offre de transport routier de marchandises. Toutefois, la structure atomisée du secteur, alliée à des pratiques illégales (surcharge, sous facturation, vétusté du parc…) risque d’avoir des répercussions négatives en poussant les entreprises structurées à s’aligner sur de tels types de comportements, ce qui empêche l’émergence d’un secteur de transport moderne et de qualité, capable d’affronter la concurrence à l’échelon national et international. Cette situation est préjudiciable, non seulement pour la concurrence dans le marché concerné, mais aussi pour toute l’économie nationale vu le rôle stratégique joué par le secteur ;
Parmi les pratiques illégales évoquées par la partie saisissante, figure en premier lieu la question des prix abusivement bas. Le Conseil estime que la baisse du prix de transport routier de marchandises est en principe, une conséquence normale de la libéralisation du secteur et de son ouverture à la concurrence. En effet, toute baisse des prix qui est due à des conditions normales de compétitivité (économies de charges, gestion des ressources
humaines...) relève de la concurrence loyale.
Par ailleurs, le Conseil considère que la note sur les coûts de référence éditée par le ministère de l’Equipement et des Transports peut être admise en droit de la concurrence, notamment pour les nouveaux marchés ouverts à la concurrence, tant qu’il s’agit d’un moyen pour faciliter la gestion des entreprises. Toutefois, le Conseil souligne que ladite note ne doit pas être perçue, ni par le Ministère de tutelle, ni par la profession, comme un prix minima ou une ligne de conduite pour les opérateurs. La libre détermination du prix par le jeu de la concurrence étant la règle.
En revanche, une baisse des prix qui serait la résultante de pratiques informelles ou déloyales et du non respect des obligations légales et réglementaires, notamment en matière sociale et de sécurité, (salariés non déclarés à la CNSS, défaut de facturation, surcharge, utilisation de carburant issu de la contrebande, non-respect des temps de conduite et de repos des chauffeurs, défaut d’entretien des véhicules...), risque de nuire à l’image du secteur, de perturber le fonctionnement normal du marché concerné et générer une concurrence déloyale ;
En conséquence, le Conseil recommande en premier lieu de mettre en oeuvre le contrôle en entreprise pour s’assurer du maintien en permanence des conditions d’accès au marché de transport routier de marchandises, ainsi que du respect des normes sociales et fiscales.

22/8/2012
Lu 19070 fois
| |
 
 
 
   Autre
 


Les besoins de liquidité s’accroissent
La hausse s’explique davantage par un effet change que par un effet prix
Dépréciation quasi-générale des valeurs
Les prix stagnent globalement
Le secteur tiré vers le bas par les entreprises qui recourent à la fraude
Absence de système de régulation et de règles « claires, simples et équitables »
Réglementation des produits cosmétiques importés pour protéger le consommateur
L’Algérie «vit dangereusement et la crise s’éternise et s’aggrave»
Marche d’enfants mardi à Rabat pour mettre à nu les exactions commises par le «Polisario»
Un triporteur entre en collision avec un 4x4 à Fkih Ben Salah : trois morts et 9 blessés
Laâyoune: La dénommée Sakina Jad Ahlou simule un évanouissement sur la voie publique
Le team national termine à la 9ème place
Le Sénégal succède à l’Egypte

  
 
  La une en PDF
 
  Editorial
 
La défense de l’unité territoriale, objectif prioritaire du Maroc
Le peuple marocain célèbre, le mardi 14 août, l’anniversaire du retour à la mère-patrie de la provin
Mohammed IDRISSI KAÏTOUNI
 
  Dossier
 
Le récit de la naissance tumultueuse du Casablanca moderne au début du XXème siècle

Saïd AFOULOUS
 
   
  Chronique
   
  Télégramme
 

On les appelle toujours « Dèf Allah », ces gens qui frappent à la porte d’une maison inconnue où ilssuite

 
   
   Articles les plus lus
 

 La hausse s’explique davantage par un effet change que par un effet prix
 Les besoins de liquidité s’accroissent
 Le secteur tiré vers le bas par les entreprises qui recourent à la fraude
 Absence de système de régulation et de règles « claires, simples et équitables »
 Dépréciation quasi-générale des valeurs
 Les prix stagnent globalement
 Le récit de la naissance tumultueuse du Casablanca moderne au début du XXème siècle
 Essaouira : Intoxication alimentaire de neuf employés d’un établissement hôtelier
  Oued Laou : Des artistes espagnols au Festival “Al Lamma”
 Khouribga : Les cas de piqûres de scorpion en baisse de 24% en juillet


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems